‹ Captivité du roi François IerChapitre 95 sur 241 · LE MARESCHAL DE MONTMORANCT · texte numérisé non relu

LE MARESCHAL DE MONTMORANCT

Dict que le sieur commandeur dict la vérité; et que ces disputations ne sont pour parvenir à la paix, et que l'on debveroit considérer comment le Roy, par bons moyens, charche l'amityé de l'empereur et luy veult complaire, et que les ambassadeurs de France estoient tous pretx à vouloir entendre i ladictc paix, et vouloient sçavoir les moyens pour y parvenir, à quoy l'on debveroit avoir grand egard et se contenter de la raison , et qu'il n'y avoit là personnage pour le Roy qu'il ne desirast la paix, et luy entre autres la desiroit; et pour le Roy n'avoit point eu de guerre où il ne se feust trouvé ; et s’il y en avoit par cy après, dont Dieu le veulle garder, il s’y trouveroit comme il a tousjours faict par cy devant; et qu’il auroit grant regret quant le Roy seroit eslargi qu’il ne s’en allast amy et bien content de l’empereur, pour les inconveniens qui en pourroient venir, ainsi que personne peut penser.

L’ARCEVESQÜE D’AMBRUN

Dicl qu’il lault sçavoir ce qu'ils ont à faire et quelle conclusion prent ceste assemblée.

A quoy fut respondu par ledict chancellier qu’il advertiroit de tout l'empereur, et par ce qu'il estoit heure fort tarde, ont faict allumer les torches, et faict convoyer jusques en nostre logis.

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