IX. — Dyspepsie simple, titk à une peine
0BBEH\ \'i morale.
MathieuL..,, d'Oursbolile (liantes- Pyrénées), cultivateur, fiL'é .le 45 ans, d'une bonne constitution et d'un tempérament liilioso-nerveux, vint à Capvern le 5 juillet 1872. I.a mort de sa femme remonte à huit mois. A cette occasion, Mathieu L... fut pris d'un chagrin vinlcnL. Il
resta Ifilte, sans forces contre ic coup qui venait de lu briser, et se complût dans la solitude. Ses dig lardèrent pas à se troubler profondément. L'appé nu), et quand L... prenait quelque aliment.
restai! rlfls sur son estomac sans qu'il fût
digéré; BOuwm même, il était rejeté dans les vomis-em-nl (jni survenaient, (.es tranh'-roi"'s étaient pénibles et rares L'nmniftrissf>nient était devenu considérable. Mathieu L... n -..-ut perdu ses forces; et conliiiui'lleuieni poursuivi CCnjMtlons triste», il n'avait pas voulu suivre ■ ! que son médecin lui avait conseillé. Ce ne fat rées des anus qui l'entouraient, (pli prit enfin le parti de venir - ■ soigner ;'i Capvern.
&M1 prescrivîmes à ce malade de deux à sii d'eau minérale de Hount-Caoute, et quelques bains sédatifs
au llouridé.
Le changement d'air, l'éloîgaement du milieu dans lequel Mathieu L... avait tant souffert, les distractions qui s'imposaient il lui dans la station thermale, favorisèrent beaucoup l'action du traitement thermal qui réussit au delà de, nos prévisions. Après une cure de quinze jours, le malade n'éprouvait plus aucune souffrance ; l'appétit l'iail. vif, les digestions faciles et les forces revenues. Nous avons l'occasion de revoir Mathieu L..., sa dispepsie n'avait point reparu.
Observation X. — Dypepsie simple, d'une grande iidrntiti, développée sous l'influence d'une vie sédentaire et de travaux de cabinet irop prolongés.
M. l'abbé D..., de S. ., département du Gers, est âgé de 32 ans. Son tempérament est lympbai.icoconstitution bonne. Ce jeune homme, fort laborieux, vrai type du prêtre êvangêlique, consacre à l'étude toutes les heures qui ne sont pas réclamées par les devoirs de son
DYSPEPSIES
ïs
saint ministère. C'est un anachorète au milieu de ses ouailles. Quand il n'est pas à l'église ou au chevet du lie des malades, on est certain do le retrouver toujours au milieu de ses livres, les seuls amis de sa solitule. C'est une vie qui convient à ses goûts, mais non â son estomac. Aussi l'appétit s'en est-il allé insensiblement* les digestions, d'abord lentes, sont devenues très-longues et très-doaloureuses. Tant que le mal n'a pas été assez considérable pour empêcher le malade d'être à son confessionnal ou dans sa chaire, le dérangement des fonctions de son estomac ne l'a pas préoccupé. Mais bientôt les forces ont déraillé, l'amaigrissement est arrivé, les charges de son ministère BOUt devenues trop lourdes pour l'abbé D... Il a donc fallu
mger sérieusement à se soigner pour pouvoir rosier Jebout. On a usé des ressources d'une thérapeutique rationnelle sans grand résultat. L'équilibre n'a pas été rétabli,
it l'on est venu demander à notre source le rétablissement des fonctions nutritives profondément altérées.
Nous conseillons à M. l'abbé D... l'usage do l'eau do Ilounl-Caoule en boisson à la dose de deux à six verrées dans la journée, et de bains sédatifs au BouïiiU.
Vingt jours de cette médication suffisent pour rétablir In fonctionnement régulier de l'estomac. Lorsque ce malade quitta Capvern, il était méconnaissable: l'appétit était vif, les digestions faciles ; en un mot, la guérison était complète. Nous revîmes M. l'abbé D... à Capvern en 1873.
race aux nouvelles conditions hygiéniques que nous lui s conseillées et dont il ne s'était point écarté, il t plus éprouvé de symptômes de dyspepsie.
■ Dyspepsie rebelle liée à la diatlihn
. X-, magistrat du département du Tarn, Agé d I tempérament nerveu* , sanguin et d'uni
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