CAPVEIIN. — SES BAUX MINÉRALES
constitution, vînt a Capvern le 5 juillet 1872, Ce malade a depuis longtemps ses digestions pénibles et fort elles sont accompagnées d'un développement cotisidéraMfl de gaz et d'une constipation opiniâtre. Pendant sept années consécutives, M. X. est allé, faire une cure de 2(1 jours à Vichy. L'amélioration qui se déclarai; sous l'infli l'eau minérale ne persistait pas au delà de deux mois, et m Bçnffrancea reparaissaient ensuite avec une ténacité désespérante; bien que la goutte soit héréditaire dans sa famille, M. X. n'en a pas encore éprouvé les atteintes,
Phebcbtption : 4 à S verràes d'eau minérale ih llount- Caoute. Daim tempérés au même établissement.
Le traitement de M. \. dura vingt jours. Les digestions redevinrent faciles très-rapidement ; ce malade s'éloigna de la source dans le meilleur état, et nous pouvons ajouter i|i»> l.-i guérison s'est maintenue. M. X. retourne à Capvern chaque année, et son aflectien ne s'est plus reproduite depuis IKÎÏ.
IT. — Dyspepsie nvre aruhitie.
M"« fl„ de la liéole [Gironde), âgée de 38 ans, d'un tempérament lymphatique et d'une bonne constitution, arrive à Capvern le 16 juillet 1872. Cette daine se plaint d'une posa n leur à l'é pilastre, qu'elle ressent pendant le. temps tle la digestion qui est longue et laborieuse. Ella accuse aussi une douleur continuelle dans le flanc di langue est recouverte d'un enduit sahurrhal, -l'appétit est nul et il existe de la constipation. Ces troubles digestifs remontent à deux ans. Les forces sont altérées, et la muqueuse des lèvres, des gencives décolorée; on entend le souffle anémique dans les carotides. La fonction menstruelle s'exécute avec régularité, mais le sang des règle! est très-pâle. M™ B. est essoufflée au moindre qu'elle fait.
DYSPEPSIES
PbbsghiptIok : Bains à Ilount-Caoute. Doitclies froides générales. 4 à G verrées d'eau minérale.
Vingt jours de ce traitement suffisent pour rétablir complètement les digestions perverties et pour relever les forces de la malade. M"" B. se rôtira guérie; e maintenue.
OfiSBBYAïiOH XIII. — Dyspepsie liée à l'anémie. M. D'A., de Toulouse (Haute-Garonne), âgé de 30 ans, rentier, eut d'un tempérament lymphatique et d'une bonno constitution. Ce malade, arrive à Capvern le 15 août 1872, a les digestions très-laborieuses depuis deux ans. 11 boit continuellement à ses repas de l'eau de Vichy. Les aliments sans le secours do celte eau minérale. M. D'A. éprouve des bourdonnements d'oreille fort incommodes, une sensation de vide dans la i.ète, et une faiblesse extrême. Il est pâle et en proie à un violent éréthisme ner- . La constipation est habituelle. Ce sont les alcalins sous toutes les formes qui ont Été la base du traitement médical qu'il a suivi.
Mous lui conseillons 4 à 6 verrées d'eau de Hounl-Gaoule en boisson, la douche ascendante, les douches générales froides et les bains tempérés du grand établissement.
"s premiers jours du traitement, M. D'A. est abondamment purgé par l'eau minérale, l'appétit se déclare vif, les digestions deviennent très-faciles et les forces raisseut rapidement. Le malade Dt un séjour do 20 jours a Capvern, et s'éloigna dans un excellent état.
UiKËiiYATio.M XIV. — /Jyspipsit: gruve liée à l'éttil hèmor-
M. !i., instituteur primaire, ùgé de 35 ans, du départeit des Basses- Pyrénées, vint à Capvern le 30 août 1872. malade, d'un tempérament sanguin, d'une bonne
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constitution, est sujet depuis sa jeunesse aux flux hêmorroïdaux. Depuis deux ans, la fluxion critique n'a jioinl reparu du côté du rectum : et c'est de cette suppression que datent las accidents dyspeptiques qui l'ont conduit près do notre source. Sa langue est saburrhate, l'appétit peu prononcé et fort variable, ses gestions sont très- ■ et duuluurcuses. I,e malade a le ventre et l'estomac bftllonnés, il est habitua Marnent constipé, il a souvent des vomissements de, glaires et d'aliments.
Prbsciilptjon : 1/3 bains de HounWJaoute. t à 6 ttmt minérale. Douchai a.icendtmLex.
Après six jours de cette médication, les hémorroïdes Huaient, i-e ré tablis sèment lut complot au bout de dixhuit jours, et M. I). a conservé lo bénéfice de cette euro thormale,
Cohollaih.es. — Toutes les eaux minérales, même les plus dissemblables, peuvent offrir leur contingent plus ou moins considérable de guérisons lorsqu'il est question de la dyspepsie simple. On voit, en effet, ce léger trouble digestif guérira Luchon, à Caulerels, à Bagnères-de-liigori'e, comme on le voit guérir k Saint- Sauveur, à Plombières, a Vichy, à Capvern, etc. La dyspepsie simple disparait mâme rapidement sans le recours d'une médication thermale. Une meilleure hygiène, les distractions, un voyage, une joie inattendue, la vie des champs suffisent trèssouvent pour ramener l'estomac h un mode régulier de fonctionnement. Mais, quand les troubles de la digestiou sont plus graves, et qu'un changement
radical dans les habitudes reste impuissant pour faire disparaître la dyspepsie, il est hors de doute que c'est surtout au traitement thermal qu'il convient d'avoir recours, parce que ce traitement, appliqué loin du milieu dans lequel les malades respirent et se traînent, donnera des résultats plus prompts, plus complets et plus durables que les divers agents de la matière médicale. Que la dyspepsie intense soit primitive ou symptomatique, on la verra s'atténuer, guérir même rapidement sons l'influence des eaux minérales. Ce qui est important, c'est de bien choisir celles qui conviennent à chaque cas particulier. Tel malade guérira à Capvern, qui verra son état s'aggravera Vicby, a Cauterots, à Plombières, etc., et réciproquement.
Voici ce que nous a appris l'observation clinique, à l'endroit des dyspepsies que l'on traite efficacement à Capvern, et de celles où nos eaux minérales sont contre-indiquées.
Les dyspepsies simples, ainsi que le prouvent les nombreuses observations que nous avons recueillies, sont heureusement modifiées par l'eau de Hounl- Caoutt, prise en boisson, et administrée sous forme de bains et de douches. Il en est de même des dyspepsies consécutives aux fièvres graves. Dans ces cas, nous n'enregistrons que des succès rapides. (Ois. 1, II, IV, VI, VII, IX, X).
L'eau de Hounl-Caoute se montre encore trèseilîuace pour rétablir les troubles digestifs habituels chez les cldoroliijurs et chez les anémique» [Ol/scrv. XI!, XIII) et qui sont aussi très-fréquents chez les maladcsaffectésd'engorgeiaent hépatique ou atteinte de maladies de l'utérus ou des voies urinairés. Les goutteux, les graveleux, les héniorroïd aires qui se rendent, en grand nombre, àCapvern, chaque année, n'ignorent point avec quelle promptitude se rétablissent leurs digestions troublées sous l'influence de quelques verrées d'eau de Ilount-Caoutc prises le malin à jeun.
Mais, lorsque la dyspepsie est liée à l'élément rhumatismal, l'action du traitement thermal, favorable dans quelques cas exceptionnels, est le plus souvent nulle, quand elle ne se montre pas nuisible (Obs. III). Il faut à celle catégorie de dyspeptiques uue médication plus spéciale que colle que nous pouvons leur offrir à Capveru.
Quand la dyspepsie est accompagnée de douleurs aiguës, de crampes vives 'à l'épigastre, quand le malade éprouve la sensation qui serait produite par un charbon ardent dans l'estomac, quand des aigreurs brûlantes, parties de l'intérieur de cet organe, remontent le long de l'œsophage, quand il existe des phénomènes dominants de pneumatose gastrique ou intestinale, l'eau de Hounl-Caoute est presque
DYSPEPSIES
Mijotas contra-indiquée; alors elle est ma! supportée, léme à très-petite dose ; l'estomac la digère avec [ficulté, et elle aggrave les symptômes dyspep- . Elle -active le développement des gaz déjà, trop considérable ; elle augmente la constipation, provoque des phénomènes dysuriques; elle irrite,
I congestionne. On doit renoncer à son emploi ; ! du Bouridê peut la remplacer dans ce cas.
ne faut pas sooger à administrer l'eaude Ilount- 'iùe aux malades, chez lesquels la dyspepsie est ptomatique de lésions organiques incurables, ceux qui sont atteints d'ulcérations simples de j estomac ou des intestins. On s'exposerait à voir, sous son influence, augmenter le travail de désorga-
H irisation des tissus.
Il est des cas où la dyspepsie se traduit par des vomissements idiopathiques Fréquents, souvent quotidiens, sans que les malades éprouvent à Tépigastie autre chose qu'une sensation de pesanteur ou de chaleur incommodes. L'eau de llount-Caoutc fait alors disparaître rapidement ces vomissements, et l'amène l'estomac à son mode normal de fonctionnement.
II n'en est plus ainsi quand la dyspepsie revêt la i dite ijastratgique; quand chaque ingestion alimentaire réveille des souffrances très-vives du côté de l'estomac ou de l'abdomen; quand les malades,
SJ CAPVEIIiY - B£S BAUX MINÉRALES,
après le repas, passent des heures entières à se tordre et à gémir sous l'acuité de leurs douleurs, eu un mot, quand l'élément nerveux domine les phénomènes dyspeptiques, dans ce cas l'eau de Hount- Cnoute ne Tait qu'augmenter les tortures de ces malades ou réveiller leurs souffrances quand olles sommeillent; elle doit être proscrite. Mais ces dyspeptique», en général, fort névropathiques, se trouveront bien d'un traitement fait au Bouridé, que nous conseillons aux malades de celte catégorie.
L'eau minérale sulfatée ealcique, arsenicale, ferrugineuse de Itount-Caoute exerce, quand on l'emploie contre la dyspepsie, une action locale en général. Mlle stimule l'estomac qu'elle bonifie, elle régularise 'lions gastrique et pancréatique, et détruit par ses propriétés laxalives un des symptômes les plus constants et les plus tenaces de la dyspepsie, la constipation. Sous son influence, l'appétit est excité, la digesLion devient facile, la chymification s'accomplit plus complètement et avec plus d'énergie, le chyle devient meilleur, et la nutrition s'améliore de la fa';oi] la plus remarquable.