‹ Capvern: ses eaux minérales, applications thérapeutiquesChapitre 23 sur 58 · Î CAPVERN. — SES EAUX MINÉRALES · texte numérisé non relu

Î CAPVERN. — SES EAUX MINÉRALES

toutes les eaux dont ce sel est la caractéristique, s l'on ne veut voir s'aggraver la maladie , si l'on iil veut que les graviers grandissent et deviennent pierres. Avis aux malades qui y sont directement intéressés; avis aussi aux praticiens, qui, jours, prescrivent avec tant do facilité soit le se! sodique, soit las eaux de Vais et do Vichy.

Les eaux excitantes toniques, diurétiques, voilà celles que l'on doit employer, et parmi celles-ci, les eaux de Capvcrn, dont on connaît l'action puis sur les fonctions digestives et sur l'appareil de la sécrétion urinaire, figurent au premier rang. Les sujets affectés de gravelle alcaline devront eu user, et il pourront le faire en toute sécurité. Ce n'est pas 1 pour eux une arme à deux tranchants, comme l'eau de Vichy. Les malades dont il est ici question on besoin d'une eau minérale tonique, réparatrice, diurétique. Or, l'eau da la Ilount-Caoule est tout cela Arrière donc désormais toute eau minérale qu déprime, qui aggrave l'état morbide et qui agi comme la diète et la saignée.

Nous terminerons ce qui a rapport à la gravelle blanche par les observations suivantes qui nous on paru fort intéressantes :

Observation I. ■- Gravelle blanche : traitement par Peau Hount-Caouto ; expulsion de siklim-im cl Je graviers : i IciUion £urine ; ffuéfùotl.

M. S..., de Castres (Tarn), âgé de 3! ans, se rendit à Gapvern en août 1873. D'une constitution délicate, ce malade présentait les attributs du tempérament lymphatique. Depuis deux an.~, il expulsait de* sables phospha tiques, et, de temps à autre. quelques graviers da même nature. Il ressentait des envies fréquentes d'uriner et ses urines étaient légèremetil catan'inil^s et ammoniacales. On l'avait inutilement soumis à un traitement par la térébenthine el les alcalin?. D'après les conseils île son médecin, ce malade allait partir pour Vichy, lorsqu'un de ses amis lui prêta notre monographie, sur les eaux de. Capvern. La lecture do ce livre lui apprit qu'il était loin de la bonne voie pour soigner son affection, aussi, sans autre avis, il bouda ses malles et se dirigea non vers le déparlement de l'Allier, mais vers les Pyrénées.

L'esamen da ses urines nous démontra qu'il existait un état catarrha! très-prononcé des voies urinaires et un dépôt abondant de phosphate

'RESCtiiPTioN : De 4 à G verre es d'eau minerait : ,s à l'établissement de Hount-Caoute.

'effet diurétique de l'eau minérale ne tarda pas à se produire: des sables blancs, de petites concrétions phosphatiques luivnl charriées par les urines plus abondantes,

l,e 27 août, un gravier assez volumineux s'engagea dans la portion prostatique du canal et ne put être expulsé. Il resta cantonné dans la partie membraneuso de l'urètre. Due rétention d'urine en fut la conséquence. Nous cherch;\mes à repousser le gravier dans le réservoir urinaire, à l'aide de la sonde métallique, mais nous n'y réussîmes point. Nous tentâmes de le saisir avec la pince de Robert ïn ; nos tentatives furent vaines. Nous parvînmes à le. prendre avec le brise-pierre urétral de notre M. le professeur Reliquat, et nous le broyâmes sur

L'ei

place sans difficulté. Les fragments furent facilement rejeté au dehors.

La cure de M. X... ne présenta point de nouvelles complications. Sous l'influence de la médication, l'État généra devint meilleur et le catarrhe vésical disparut. Le maladi nous quitta guéri.

Réflexions. — Nous revîmes M. X... à la station thermale, en juillet 1874 ; ses urines avaient repris leur acidité normale, et depuis sa première cure à Gapvern, il n'avait expulsé ni sables ni graviers. Sa santé ne laissait rien à désirer.

Observation II. — Bypèrimit rènak: coliques néphrétiques gravelle phcsphalique,

M. l'abbé X. .. , curé du département de la Haute-Garonne d'un tempérament lymphatique, d'une constitution délical vint à Gapvern pour la première fois le 28 juillet 1873 Voici comment cet honorable ecclésiastique rend compti de son état dans une note qui est restée entre no

« Mon mal débuta par trois coliques violentes que mi»] médecin appela néphrétiques. La première me prit en 185C la seconde en 1S54 et la troisième en 1855. A la suit de ces crises terribles, je ne reudis ni sables ni graviers.

i> En 1857, les douleurs lombaires, la pesanteur du cot de la vessie se réveillèrent et devinrent continuelles. Elle ne me laissaient de repos ni le jour ni la nuit. Les souf frances avaient leur maximum d'intensité après le premii sommeil, c'est-à-dire quand la vessie était surchargé d'urine. La marche augmentait mes souffrances. Ces don leurs persistèrent jusqu'en 18GI, époque où mon médecï' me mit à l'usage du bicarbonate de soude, qui lut biel loin de me soulager. En 1863, en présence de la persistanc

de mon mal, ie docteur analysa mes urines, dan- lesquelles il découvrit du phosphate de chaut; il me défendit Image rfes eaux du Capvern, à cause de mon tempérament, irritable et m'envoya aux eaux de Sainte-Maris, qui no me guérirent ni ne me soulagèrent. Cependant je rendais toujours du phosphate de chaux qui se collait aux parois du vase.

■I Eu 1873, mes souffrances redoublèrent encore. L'hiver fut pluvieux et mon presbytère est humide. Je ressentis alors des besoins fréquents d'uriner, les envies sa reproduisaient chaque cinq minutes ; je sentais des ardeurs insupportables dans l'urètre, et souvent le jet de l'urine était interrompu pendant trois à quatre minutes. L'usage des eaux de Vichy, qui me fut prescrit, n'amena pas de soulagement notable. ■

Ce fut dans cet état que M. l'abbé X... se décida à partir pour Capvern-les-Bains. Le lendemain do son arrivée, il nous apporta nue boite copieusement garnie de phosphates recueillis au fond du vase. Ses urines étaient catarrhales et alcalines, et la prostrate légèrement engorgée. L'introduction du cathéter de Mercier dans la vessie nous permit de constater que le réservoir urinaire était tapissé de phosphates calcaires. M. l'abbé X... resta 22 jours près de notre source, et, pendant tout le temps du traitement, il ne cessa de rendre des sables blancs à la dose d'une à deux cuillerées à soupe dans les 24 heures. Parfois les phosphates sortaient mélangés avec l'urine, semblables à de la bouillie.

Le traitement consista en boisson à la buvette de Ifount-Caoute (4 a 8 verrëes dans la journée), en bains et en douches générales au même établissement.

L'état général de ce malade ne tarda pas à se refaire, c le rétablissement des fonctions digestîves, provoqué

ISIi CAPVERN. — SES EAUX MINÉRALES.

par l'usage de nos eaux. Cependant, M. l'abbé X... fut éprouvé par le traitement thermal. Quand il te cessa (22 août), ses urines étaient devenues limpides ; l'amélioration bien franche, ne se déclara qu'après que le malade fui. rentré chez lui. La cuisson du canal do l'urètre dis|.:r urines, moins fréquentes, s'écoulèrent très-facilement, et la pesanteur vers le pubis ne reparut encore pendant quelque temps qu'avec la plénitude trop considérable de la vessie et à la suite de longues marches.

En janvier ISTi, M. l'abbé \... Lut, selon notre recommandation, 15 houteiltes d'eau de. Capvern, et ses uriues, très-limpides, ne charrièrent point des dépôts phospbateoï. Au mois de mai de la même année, une seconde cure à domiede de 15 bouteilles provoqua l'expulsion d'une assez grande quantité de sables blancs. Depuis cette époque, le malade n'a plus rien vu. Au mois de juillet 1874, M. l'ahbé X... revint passer quinze jours à Capvern. Ses urines, trèsabondantes, ne furentpas troublées par le moindre sédiment. Son état général no laissait rien à désirer et les urines avaient repris leur acidité normale.

Réflexions. — Cette remarquable observation renferme un enseignement qui a sa gravité et que nous devons faire ressortir ici dans l'intérêt des malades et de la saine pratique médicale. Quelle était au début des souffrances la maladie de M. l'abbé X... ? Ce malade eut des crises violentes, localisées du côté des reins, comme il le dit lui-même. Et les détails oraux qu'il nous fournit sur ces crises ne peuvent laisser aucun doute sur l'exactitude du diagnostic porté par le médecin. M. l'abbé X... enL donc des coliques néphrétiques. Ces coliques étaient-

elles symptomatiques de l'évolution de sables uriques ou de concrétionnoments phosphatiques ? Nous ne pouvons le penser, puisque, à la suite de ces crises, le malade n'eut jamais dans ses urines ni dépots uriques, ni sédiments plâtreux. Ces crises étaient évidemment liées à un état congestif de l'appareil rénal... Longtemps après apparurent chez lui les symptômes de la phosphatisation urinaire. Cette phosphatisation s 'était-elle produite sous l'influence de l'état général du sujet, ou de l'obstacle que pouvait opposer à l'excrétion libre des urines le développement de la prostate. Sans nier la part d'action que purent avoir dans ce cas l'obstacle mécanique au cours des urines et le mouvement lluxionnairo depuis longtemps établi sur J'appareil rénal, nous croyons que l'aicalesconce des urines produite par l'usage abondant du bicarbonate de soude n'a pas été étranger à cette phosphatisation urinaire. Ce n'est pas la première fois que nous voyons la saturation des urines par les sels sodiques amener, par une opération chimique pour ainsi dire inévitable, la précipitation des phosphates concrets.

Quelle que soit la cause à laquelle ou puisse rattacher la gravelle blanche de M. l'abbé X..., on m'accordera facilement que, dans ce cas, le bicarbonade do soude, les eaux do Vichy, étaient formellement contrc-indiqués, et qu'où ne pouvait songer à

188 CAPVERN. — SES EACX MINÉRALES,

leur administration, sans s'exposer à aggraver l'état général et l'état local du malade. On ne doit pas prescrire les alcalins aux graveleux qui rendent des phosphates au milieu des urines alcalines, à moins qu'on ne tienne absolument à poussera la fabrication duproduitdelasursaturationtirinaire. Tout médecin instruit sait, ou doit savoir ces choses là. Mais hélas ! que de formules à cet endroit, signées par la rootine ignorante ou inintelligente qui demanderaient h n'être acceptées par les malades que sous bénéfice d'inventaire ! Nous conseillons aux praticiens attardés la méditation de ces paroles du docteur allemand Helfft: « L'usage des eaux alcalines est plutôt nuisible qu'utile, dans les cas de calculs composés de phosphate de chaux, parce qu'en général ils se rencontrent chez des personnes d'une constitution faible, ou chez celles que des fatigues corporelles et intellectuelles ont abattues, ou qui ont été en butte pendant longtemps à l'influence déprimante des passions de l'âme. Ces sels alcalins entretiennent davantage la. production morbide, lorsqu'ils se mêlent aux humeurs et circulent dans le sang. »

Observation III. — Graoellc blanche; colique néphrétique; arrêt d'un, gros gravier dans le trajet du rein à la vessie; abcès consid/rnble : rupture de l'abcès ; descenU. du gravier dans ta vessie ; titkotritie ; guérison.

M. Pupo, d'Argelès (Haute s- Pyrénées), âgé de trente-cinq

ans,

hnnr

Igg

nus, est d'une assez bonne constitution et d'un tempérament lympbatico-sanguin. Dans une lettre publiée par la petite Gazette de Bagnères-àe-Bigorre, lo 15 novembre 1873, le malade raconte lui-môme ses longues souffrances et sa suéi'ison à Capveru-les-Bains. Nous reproduisons textuellement cette lettre :

« Je viens de subir durant deux mois des tortures inouïes, qui m'ont conduit aux portes du tombeau. Le 26 août dernier, je fus pris chez moi, à Argelès, d'un violent accès de r.olique m-ph rétique 11 parait qu'un calcul se détacha du rein gauche, et qu'il ne pût, à cause de son volume, descendre dans la vessie; il s'arrêta donc en mute. La présence de cette concrétion dans l'étroit conduit qui livre [n.issa^i? à l'urine coulant du rein à la vessie, me lit endurer des douleurs atroces, que les suies les plus empressés, les médications les plus variées et les plus intelligentes ne purent calmer. Une tumeur frès- douloureuse :ie tarda pas à se former sons le rebord des fausses côtes, dans le Qanc gauche. La fièvre se déclara ; et, cloué sur mon lit sans pouvoir me bouger pendant cinquante jours, je tombai dans un état de désespoir et de dépérissement complets.

> Monsieur le professeur Dupré, de Montpellier, MM. les docteurs Cénac et Trélaiim, d'Argelés, avaient, an milieu de mes suufïrunces, prononcé le nom de Capvern ; mais la triste situation où je me trouvais, comment oser nseiller un déplacement. Moi, je n'avais plus d'espoir 'en l'efficacité de ces eaux renummées. Aussi, malgré m extrême faiblesse, je pris mon courage 3. deux mains, je me mis péniblement en route pour Capvern. Je commuai mon traitement le 16 octobre dernier, sous la di- :tion de M. le médecin- inspecteur. L'eau me fut admîitrée à très-petites doses... Mais, jusqu'au 20 octobre, je iessaî de souffrir horriblement de mon côté. Ce jour-là, le docteur Ticier, avec sa bienveillance habituelle, me .duisit à la salle des douches, et fit diriger lui-même sur

t!Ml

CAPVERN. - sv.s v.vix mi\i;iuu-,s.

Sous .utou

la tumeur la douche tempérée à jet brisé de FOury, alternant avec la douche à colonne; ce fut mon salut. Sous L'influence de la douche, l'abcèa, qui s'était formé auto du calcul, se rompit et vint heureusement s'ouvrir di vessie. J'ai su depuis lors qu'il aurait pu prendre un moins naturelle et par conséquent moins favorable.

■> A partir de ce moment, je revins à la vie. L'eau ( tlount-Caouti: me donna un appétit formidable et tem rapidement mes forces. Cependant je restais soucieux... semais encore mon ennemi là, cantonné dans la vessi Ses dimensions ne permettaient pas que les eaux fissent déloger, et Dieu sait s'il me. tardait d'en être t barrasse, Encouragé par le succès qui venait de courom une opération de titluitrilie, faite sous nos yeux par docteur licier, sur un nommé Desbons, vieillard de 60 ans, du canton d'Aignan (Gers), je priai M. l'inspecteur de eaux de m'explorer. Cette exploration Tut faite le 28 octobre et la présence du corps étranger constatée dans la v li> 31 octobre, au matin, M. Ticier procéda au broiemen du calcul ; l'opération faite avec une grande précision dura au plus deux minutes. Aujourd'hui, les débris du gravie ont été rejetés au dehors; me voici donc debout, t souffrance aucune, et tout prêt à boucler mes malles.

» Aiikw-moi, Monsieur le rédacteur, à divulguer les bellt choses qui se font ici ; l'humanité souffrante n'aura qu'à gagner.

i Recevez, avec mes remerciements, l'expression de considération distinguée.

» Pojo, » Chevalier du lu Légion d'honneur » ei-capitaine des

3" Catarrhe de la vessie Nous ne parlerons ici que du catarrhe chroniqu

de la vessie, le seul qui soit tributaire des eaux de Capvern.

On donne le nom de catarrhe de la vessie à une affection qui consiste dans la présence de mucosités parfois d'une abondance extraordinaire, ot même de pus, dans les urines dont l'émission est plus ou moins difficile et douloureuse.

Cette maladie est fort commune. Elle est le triste lot d'un grand nombre de vieillards. Parmi les nombreuses infirmités qui escortent la vieillesse, le catarrhe vésical est une des plus tenaces. A cet âge, la vessie devient paresseuse, par suite de l'attaiblisseruenl de l'organe ; de plus, l'hypertrophie de la glande prostate, un rétrécissement de l'urètre, le développement anormal d'une valvule opposent souvent un obstacle considérable à la libre excrétion du liquide excrémentitiel ; l'urine séjourno dans la vessie ; elle se décompose, et devient une cause permanente d'irritation catarrhale pour la muqueuse vésicale, dont les glandes deviennent le siège d'une hypersécrétion morbide.

Il est reconnu que l'homme est beaucoup plus sujet au catarrhe vésîcal que la femme. Cette affection est fort rare, dans l'enfance.

On a vu le catarrhe de la vessie se déclarer à la suite d'un refroidissement subit. Tous les auteurs sont occupés parlent de l'influence exercée

sur son développement par le climat, par le genre de vie et par l'alimentation.

On le rencontre en effet plus fréquemment dans les pays et les habitations humides, chez les gens do bureau, les hommes de lettres, les ecclésiastiques les joueurs, qui, au milieu de leurs préoccupations respectives, résistent au besoin d'uriner, lorsqu'il s fait sentir, et exposent ainsi la muqueuse de la vesaifi à cette irritation que nous avons vu être la conséquence, chez les vieillards, du séjour prolongé de l'urine dans son réservoir. Une nourriture échauffante, composée surtout d'aliments fortement azotés lesépices, les boissons alcooliques favorisent l'apparition de la maladie, chez les sujets prédisposés L'hérédité quelquefois n'est pas étrangère à l'évolution du catarrhe vésical, et dans ce cas il se montre fort rebelle.

Comme nous l'avons déjà laissé entrevoir, tout ce ni met obstacle à l'évacuation régulière, complète e l'urine, peut être cause du catarrhe de la vessie C'est ainsi que les rétrécissements urétraux, les tumeurs prostatiques, L'atonie, la paralysie, les tumeurs fongueuses ou autres, lescalculs, un état spasmodique du canal de l'urètre, la névralgie de la vessie, peuvent produire, en empêchant le cours régulier des irines. Leur séjour prolongé dans la poche uiinaire i amène, comme nous l'avons dit plus haut, la

MALAD1F.S DE L APPAREIL (JRINAIRE. 1Ô3

décomposition, Elles acquièrent ainsi des propriétés irritantes et déterminent une fluxion plus ou moins intense sur la muqueuse vésicale, et, par euite, une exagération dans la sécrétion muqueuse.

Quelquefois le catarrhe de la vessie est sous la délendanee d'un vice constitutionnel. Quel est le praticien qui n'a eu l'occasion de le voir se développer, soit à la suite d'une rétrocession herpétique, soit après suppression menstruelle ou hémorroïdalc, soit sous l'influence de quelque métastase goutteuse ou ■humalismale ? On a cité des cas où la maladie s'est déclarée à la suite de la suppression brusque d'un exutoire, de sueurs locales, ou d'abondantes transpirations, ce qui s'explique par la sympathie qui existe entre les muqueuses et la peau.

Il n'est pas rare de voir le catarrhe vésicai suceéh. une gastrite, et alterner parfois avec le catarrhe pulmonaire. Au moment où nous écrivonsces lignes, nous donnons des soins à un vieillard de soixantecinq ans, de Puisségur (Haute-Garonne), chez qui i catarrhe de la vessie a tout à coup succédé à des iceidonts dyspeptiques, qui, depuis quatre mois, ont gravement compromis la nutrition générale. Les troubles digestifs se sont considérablement amendés depuis que le catarrhe de la vessie s'est déclaré. s la gravité de ce dernier, qui, en quelques jours, ?st arrivé au second degré (urines lactescentes, dépôt

Idi CAPVEHN. - SES EACX MJNÉHALES.

grumeleux) nous fait redouter de nouvelles perturbations dans les fonctions digestives.

Les urines des sujets atteints de catarrhe vésical offrent dos caractères tellement importants pour le praticien, que nous allons en dire quelques mots ; car ces caractères servent à faire connaître lo degré plus ou moins avancé de la maladie.

Voici d'abord, d'après M. Bequerel (Séméiotique des urines, page 4SI), quelle est, dans l'affection qui nous occupe, la composition chimique du liquide excrémentitiel :

« Le catarrhe vésical, dit cet écrivain, est peutêtre une des maladies dans lesquelles j'ai examiné lo plus d'urines, et ici je les ai trouvées le plus souvent présentant une modification semblable. Voici ces modifications :

» Quantité d'urine variable s éloignant en général peu de la quantilé normale;

n Densité très-variable en raison des quantités d'eau différentes que peut contenir ce liquide ;

» Couleur pale et que l'on ne peut bien constater qu'en filtrant l'urine ;

» Alcalinité, odeur urineuse et ammoniacale.

» La transparence est troublée par une couche de mucus, dont la quantité et la qualité varient.

» En général abondant, je l'ai vu, dans quelques cas, parfaitement transparent. G'est ce qui est le plus

rai

MALADIES DE L'APPAHEIL URINAIRE. IUà

rc. Le plus souvent, au contraire, le mucus est uche semi-opaque ; le mierOserope y fait découvrir instamment des globules muqueux ou purulents, urine est beaucoup plus visqueuse qu'à l'ordinaire. ,a est dit à la réaction du sous-carbonate damloniaque, sur le mucus ou sur le pus. Il en résulte ne espèce de savon qui donne à l'urine ce nouveau caractère.

La transparence de l'urine est encore fréquemment troublée par les précipités qui constituent les sédiments des urines alcalines, c'est-à-dire, phosihates de chaux, sous-carbonates de chaus et de agnésie, phosphate ammoniaco-inagaésien .

Dans de telles urines le plus souvent louches, sales, semi-opaques, on trouve une petite quantité 'albumine, mais cela n'est pas constant.

L'éther y démontre une augmentation de la

> L'urée est notablement diminuée. C'est de sa iion en sous-carbonate d'ammoniaque que réîltent l'alcalinité de l'urine et ses altérations secon-

» Du reste, dans les cas de catarrhe vésical, l'ur

ient toujours en dissolution une certaine quantité

de sous-carbonate d'ammoniaque, qui provient de

décomposition de l'urée. On le prouve en y

versant un acide un peu énergique ; H en résulte

1011 CAPVERN. — SES EACX MINÉRALES.

une vive effervescence et dégagement d'acide carbonique. «

Au début du catarrhe vésical, quand celui-ci est léger, les urines tiennent en suspension un nuage blanchâtre, formé, coramo -sous venons de le voir, par du mucus provenant de l'hypersécrétion des glandes de la muqueuse. Mais, pour peu que le catarrhe dure, les urines se troublent et charrient des flocons glaireux parfois en quantité fort considérable. On a vu des malades eu rendre plusieurs livres dans la journée. Aussi dansles vieux catarrhes vèsicaux, il faut preudre des précautions, avant de provoquer la guérison de ces écoulements. Les mucosités visqueuses adhèrent fortement aux parois du vase ; avec le progrès de la maladie, ces dépôts deviennent puriformes, et enfin purulents. Os ont été très-Bien décrits par M. Civialé dans son ouvrage, page 366, tome III. Le praticien ne doit pas perdre de vue la valeur séméiotique de ces dépots puriformes et purulents ; car leur présence dans les urines lui fera connaître la gravité des désordres organiques avec lesquels ils coïncident.

Le sujet atteint de catarrhe vésical chronique éprouve un certain malaise à l'hypogastre, un embarras au périnée ; il ressent une douleur tautot suurde, tantôt aiguë du côté de la vessie et du canal de l'urètre, avant, et pendant l'émission des urines. Il a

MALADIES DE L'APPAREIL URÏPfÀIRE. 197

des besoins fréquents, souvent illusoires, de vider sa vessie, surtout pendant la nuit. On voit des malades condamnés à se lever, à tout moment, pour rendre quelques cuillerées d'urine ; aussi n'ont-ils pas un instant de repos el perdent-ils rapidement leurs forces en l'absence d'un sommeil réparateur. Leur vessie se vide toujours d'une manière imcomplète. Les urines coulent lentement et souvent le jet, déjà très-faible, est interrompu par la présence d'un flocon de mucosités qui fait l'office de bouchon, et qui peut provoquer, dans certains cas, la rétention d'urine. Le passage de ces glaires, à travers le conduit excréteur, souvent inoffensif, est d'autres fois accompagné d'une cuisson insupportable.

Enfin, quand le catarrhe est très-ancien, les mucosités deviennent de plus en plus épaisses, le pus se mêle avec elles dans les urines, qui unissent par avoir une odeur fétide insupportable.

Rien de plus douloureux, dans certains cas, que les spasmes du col vésical qui accompagnent la miction chez les sujets affectés de catarrhe vésical.

Les micturitions sont très-fréquentes et très-douloureuses. Dans certains moments, les souffrances deviennent atroces. Le malade crie ou gémit continuellement, jusqu'à ce que le calme reparaisse, et il n'est pas de longue durée. Quelquefois, rien ne peut calmer ces exacerbalions intolérables.

t(W CAPVERN. — SES EAUX MINÉRALES.

L'irritation produite par les urines provoquant à chaque moment le besoin de les évacuer, la vessie ne se remplit jamais complètement. Il en résulte qu'elle se rétracte sur elle-même, qu'elle se racornit. « Ce rapetissement détermine sur ia muqueuse une foule de rides e! de replis formant des loges, plus ou moins profondes, encroûtées parfois en quelques points d'un dépôt calcaire. » (Àndral, Path. Mit, page 4 1 3, tome II.) Dans certains cas, la poche vésicale est tellement rétrécie qu'elle contient à peine une à deux cuillerées d'urine. Les malades alors font des efforts inouïs pour rendre à chaqpe instant quelques gouttes d'une mine brûlante, leurs souffrances atroces ne leur laissent pas un instant de repos ni le jour, ni la nuit. Nous ne connaissons rien de plus triste que l'existence de ces malheureux chez lesquels les calmants les plus puissants ne produisent pas plus de soulagement qu'une goutte d'eau sur la langue d'un damné!

Le catarrhe vésical chronique persiste souvent pendant un grand nombre d'années, sans engendrer la moindre réaction fébrile ; mais lorsqu'il s'aggrave, quand la muqueuse boursoufflée devient le siège d'érosions, d'ulcérations, et que les dépôts puriformes et purulents se mêlent aux mucosités des urines fortement ammoniacales, la fièvre s'allume, la peau devient sèche, le malade maigrit et ses forces l'aban-

donnent rapidement. C'est alors qu'apparaissent l'œdème des membres pelviens, des rehaussements fébriles irréguliers ; les malades éprouvent des horripilaiioua, surtout le soir, des sueurs locales froides, leurs digestions se troublent. Ces malheureux s'affaisseutpeuâpeu... C'est le marasme, c'est la fin. Ou voit les malades rendre dos urines épaisses, sanguinolentes, noires, et extrêmement fétides.

Traitement thermal, — Tous les médecins savent combien le catarrhe chronique de la vessie est une Tialadie longue et rebelle, combien elle sape profondément l'organisation. C'est ici le cas de répéter avec g poète latin : u principiis obsta, » car le catarrhe vésical est d'autant plus curable qu'on le soigna dès son début. Souvent les agents thérapeutiques divers que Ion dirige contre cette maladie restent impuissants, et les malades ne trouvent des modifications salutaires de leur état que dans l'usage des eaux îiuêrales. Si les eaux dont le soufre est la caractéristique produisent d'excellents résultats dans le traitement des catarrhes vésicaux liêsàlherpétisme, on jeut affirmer que les eaux sulfatées calciques rendent de grands services dans la plupart des catarrhes chroniques de la vessie.

L'expérience nous a appris que l'eau de Hount- Caoate modifie rapidement le catarrhe vésical simple, qui est sous la dépendance de l'atonie de la vessie et

de l'appauvrissement de l'état général. II en est de même de celui qui se perpétue par suite du mauvais état des voies digestives. Quand la dyspepsie, qui entretient le catarrhe, est justiciable de notre eau minérale, on le voit sous son influence s'amender et guérir très-rapidement. Quand le catarrhe de vessie est symptomatiqne de la diathèse goutteuse, lorsqu'il s'est déclaré après la suppression d'un flux béniorroïdal périodique, l'eau de Hount-Caoute est indiquée. Il n'est pas raie de voir un écoulement chronique de l'urètre donner lieu à un catarrhe de la vessie. C'est par voie de contfguïté que l'inflammation chronique de la muqueuse urétrale se propage alors, et envahit celle du réservoir uriuaire. L'eau de Hount-Caoute, dans ce cas, guérit la bleunorrhée et le catarrhe vésical.

Nous avons beaucoup étudié l'action de l'eau minérale de Hount-Caoute dans le traitement du catarrhe de la vessie, et aujourd'hui notre conviction est qu'on doit user de cette médication avec circonspection. Il ne faut point oublier la facilité avec laquelle les phénomènes dysuriques qui escortent cette affection sont ramonés à l'état aigu, sous l'influence d'une légère escitalion. Il faut se rappeler que l'eau de Capvern agit, dans cette circonstance, selon les lois de la médication substitutive. Les hypersécrétions morbides augmeutent encore dans

les premiers jours du traitement thermal ; puis, quand l'excitation produite par l'eau minérale s'est lintenue dans de salutaires limites, on les voit disparaître peu à peu. Les spasmes douloureux deviennent moins fréquents , les besoins d'uriner s'éloignent, les uriues perdent leur odeur ammoiacale et reprennent leur limpidité et leur acidité normales, l'état général est meilleur. Voilà ce qui a lieu, quand le malade guérit à Capvern. Mais il ne ;uérit pas toujours . . . , il s'en faut ! Quel est donc le legré d'utilité de nos eaux dans le traitement de ;ette affection? Voici : Tous les catarrhes de vessie •ont loin d'offrir la même gravité, et l'indication de minérale de Hount-Caoute n'existe pas dans toutes les périodes que parcourt cette affection.

Quand le catarrhe vésical est simple et qu'il est mcore au premier degré, c'est-à-dire lorsqu'il est institué par une exagération plus ou moins consilérable dans la sécrétion des glandes de la muqueuse résicale, sans altération grave des tissus envahis, rsqu'eu même temps les urines ne rencontrent pas d'obstacle à leur cours régulier, eh bien ! dans ces cas, le catarrhe vésical ne résiste pas au traitement ilde Hount-Caoute.

Malheureusement, nous ne pouvons en dire autant l l'affection est parvenue au deuxième degré, quand la muqueuse du réservoir uriuaire est déjà

le siège d'érosions, que les sécrétions purulentes s mêlent aux glaires muqueuses. Dans ces cas, hélas ! trop nombreux, le chiffre des insuccès est beaucoup plus cou si il érable que celui des guiirisoiis. Oust surtout eu traitant les catarrhes vésicaux de ce degré qu'il convient de redoubler de prudence dans l'administration de l'eau minérale et d'en surveiller attentivement les effets, afin que son action ne dépasse pointcette limite de l'excitation curative dont nous parlions plus haut. Combien de fois nous avons eu l'occasion de voir les phénomènes de dysurie, déjà si intenses, aggravés par l'eau minérale prise peu méthodiquement ou en trop grande abondance.

Combien de fois nous avons vu les malades repartir plus souffrants qu'à leur arrivée 1

Quant aux sujets affectés de catarrhe vésical au troisième degré, nous ne pouvons que leur conseiller de ne point venir à Capvern. Après s'être inopportunément exposés aux fatigues d'un voyage souvent long et pénible, ce n'est point impunément qu'ils feraient usage de l'eau de Hounl-Gaonle, qui, m augmentant leurs souffrances, ne pourrait qu'imprimer une activité plus grande au travail de désorganisation, dont les parois vcsicales et les organes voisins sont le siège.

Lorsque le catarrhe de vessie est produit et entretenu (ce sont les cas les plus fréquents), soit par un ré-

H'écissernc-nt organique ou simplement spasmodique de l'urètre, soit par des valvules ou des engorgements prostatiques, soit encore par des concrétions lithiques dans la vessie, qui opposent une barrière au cours normal des urines, et forcent le liquide excrémentitiel à séjourner danB le réservoir où il devient, en se décomposant, une cause d'irritation permanente, on ne peut songer sérieusement au traitement thermal de Uaant-Çaoute, qui restera inefficace tant qu'on n'aura pas fait disparaître la cause du catarrhe. Quand on aura traité rationnellement cette cause, si le catarrhe vésical persisto par l'habitude, alors l'eau minérale de Capvcrn sera indiquée, et on obtiendra de son usage des résultats prompts et favorables, pourvu, bien entendu, que les désordres anatomiques, produits par l'affection ,restentcurables.

C'est ainsi qu'après l'opération de la lithotritie, quand les urines restent catarrhales, l'eau deCapveru est très-utile et très-efficace ; elle entraîne au dehors les fragments de concrétions qui sont encore dans i vessie et enraye l'état catarrhal.

La boisson, les bains, les injections et les irrigaions vésicàles sont employés à Capvern dans le

aitement du catarrhe vésical. La dose de l'eau nérale en boisson doit évidemment varier avec

dyosynchrasie du malade, avec les causes qui ont Jduit et entretiennent l'affection et avec le degré

2Ui CAPVEÏIN. — SES EAUX MIN'ÈKALUS.

auquel elle est parvenue. Il est des cas où un quart de verre, un denu-verre dans la matinée suffisent au début de la médication, et ce ne serait point impunément que l'on dépasserait cette légère dose. Ces au médecin seul qu'il appartient de régler la quantité d'eau minérale que doit ingurgiter son malade.

Certains sujets affectés de catarrhe de vessie s trouvent bien de l'usage des bains ; beaucoup d'autr les supportent avec peine et sont obligés d'y renonc£ C'est un tâtonnement, qui s'impose au pratic pour chaque cas particulier. En général, si le malac est âgé, et en même temps débilité, on ne 1 prescrira que des bains rares, et c'est à l'établii sèment de Hount-Caoute qu'il devra se baigi Lorsque le sujet est encore jeune et robuste, et q les symptômes de dysurie ont une grande iotensî et donnent lieu à ces spasmes douloureux qui ne lui laissent pas un iustant de calme, nous conseilloui les bains tempérés quotidiens au Bourîdé. Ces bains sédatifs sont alors fort utiles.

C'est avec avantage que nous employons les injei tions et les irrigations dans la vessie faites avt l'eau minérale, d'abord a la température de 28° cei tîgrades, et puis successivement à la températu normale de la source (24 à 25" centigrades), et enfli avec l'eau minérale froide. Cette médication a pom résultat do délayer l'urine, de débarrasser les paroi

MALADIES DE IvAPPARblL LRINAJBE. 805

vésicales des mucosités et du pus dont elles sont tapissées, d'apaiser la sensibilité de la vessie, de modifier sa vitalité et d'augmenter la capacité du réservoir urïnaire quand il est rétréci, ce qui a lieu si fréquemment.

Nous pratiquons ces lavages, soit avec la sonde ordinaire en argentou eu gomme élastique, soit avec e a double courant. Quand nous faisons des injections continues, nous nous servons de l'appareil ingénieux de M. le professeur Reliquet.

Malheureusement, il est des cas où l'introduction de la sonde détermine de si vives douleurs, et provoque des spasmes si violents qu'il faut renoncer à ce moyen. C'est fâcheux ; car chez le malade oui peut vider et nettoyer complètement sa vessie au moins une fois chaque jour, le caLarrho guérit plus

ipidement, et quand il ne guérit pas, il reste sans aggravation .

Nous sommes tellement convaincu de l'importance de cette médication topique dans le traitement du Catarrhe vésical que, lorsque nous sommes condamné à renoncer à l'introduction de la sonde dans le réservoir urinaire , nous faisons pénétrer nousi Veau minérale dans son intérieur à l'aide du •océdé- suivant : nous prenons une soude eu gomme laslique ouverte aux deux extrémités; nousl'adapms à un tube en caoutchouc, vulcanisé, fixé par

l'autre bout à l'irrigateur ordinaire du D r Eguisier j puis nous introduisons l'extrémité libre de la sonde dans le canal de l'urètre, au delà de la fosse naviculaire. Nous recommandons alors au malade de comprimer exactement le gland sur la sonde, ea s'aidant des doigts do ses deux mains, et de façon à empêcher l'eau qui pénètre dans le canal de l'urètre, après avoir ou vert le robinet delappareil, de s'échapper au dehors entre la sonde et les parois du canal. La colonne d'eau, poussée lentement dans ce trajet, finit par triompher de la résistance qu'elle rencontre à l'entrée de la portion membraneuse de l'urètre, de celle quelui oppose le sphiucterdu col vésical et pénètro dans la vessie. Quand la compression circulaire du gland est bien exécutée par le patient, ces injections sont faites sans difficultés et sans la moindre douleur. Quand ie besoin d'uriner se fait sentir, on enlève la sonde, et on laisse le malade uriner ; ensuite on recommence. — Sans doute, on nedéterge pas la muqueuse par ce procédé et on n'empêche pas la stagnation de l'urine, quand la vessie ne su vide pas complètement ; mais on calme la sensibilité de la muqueuse vésicale, l'irritation spasmodique du col et de la portion prostatique ju canal. On délaye encore les urineachargées du produit des sécrétions exagérées, et l'ou dilate la vessie lorsque sa capacité a considérablement diminué. On trouvera plus loin une obser-

tton des plus intéressantes à propos de cette dilatation. Pendant la dernière saison, ce procédé nous a rendu de signalés services, notamment pour adoucir les phénomènes persistants de dysurie chez deux malades de Paris qui venaient de subir l'opération de la lithotritie avec succès ; l'un d'eux, M. le comte de X., nous avait été adressé par le D' Reliquet, et l'autre, ancien conseiller à la Cour de cassation , par le D [ Lannelongue. La douleur urinaire et les spasmes du col vésical disparurent rapidement ius l'influence des injections d'eau minérale tiède îtes sans le cathétérisme complet qui n'aurait pas supporté et qui aurait certainement provoqué 'aggravation des symptômes. Nous appelons sur ce ioyen l'attention des médecins.

Page 1