CHAPITRE X
CHLOROSE (PALES COULEURS); ASÉMIE, HTDROPBIES
i° Chlorose.
C'est une maladie bien commune, dont la cause
isiit bien inconnue dans son essence, que la chlorose, caractérisée, comme on le sait, par la bouffissure et par cette pâleur particulière de la face qui se distingue entre toutes les pâleurs, par la décoloration du tégument externe, et par les troubles divers dans les fonctions de tous les appareils de l'organisme.
C'est ordinairement vers la puberté, d'autres fois plus tard , qu'éclate cette affection morbide, beaucoup moins fréquente chez l'homme que chez la femme, En vérité, si le sexe joli a le privilège de la grâce et de lu beauté, il faut convenir qu'il n'a pas élé oublié dans la distribution des lots des misères humaines !
CHLOROSE, Ai\ÉMIE, HYDROPISIES. 293
Les causes qui, d'après nos livres, peuvent favo- ! développement de la chlorose sont excessivement nombreuses. L'ne constitution lymphatique, ) molle, y prédispose certainement. Tout ce ui débilite, tout ce qui appauvrit le sang met en jeu cette prédisposition. C'est donc l'appauvrissement sanguin qui est le point de départ de cette grave
Elles sont bien profondes et bien multiples, les modifications vicieuses imprimées à l'agrégat vivant par ia chlorose ! Aucune affection morbide ne retentit sur un plus grand nombre d'appareils, eu même temps, pour en troubler, pour en pervertir les actes fonctionnels. La peau, l'estomac, le cœur, le poumon, la matrice, les nerfs, tout est en souffrance dans cette maladie. Le travail d'assimilation et de désassimilalion est enrayé. Le sang, cette chair coulante, perd son cruor et son fer, se décolore, devient aqueux-, et n'apporte plus dans tous les orjanes qu'une stimulation insuffisante. Tout l'or- ;st réduit aux abois. Voyez plutôt la jeune tille, qui hier encore était blauche et rose, charmante colombe, babillarde et rieuse comme ses frères ailés les oiseaux de mai sous la charmille ! Voyez cou. elle est devenue triste, pale et bouffie. On dirait de la cire, sous cette peau mate qui n'est plus du velours. Comme ils sont ternis ses longs yeux ou ne rit