A DANTE
Dante, salut à toi, le sublime prophète,
Élu du Dieu de vérité I Un peuple tout entier vient célébrer ta fête ,
Sous le ciel bleu de ta cité !
G>inme tu Tas rêvé, toi, Timmortel génie, Ils viennent par tous les chemins
Apporter leur couronne au roi de l'harmonie, Et chanter, les mains dans les mains.
Toi dont la plume ardente écarta la broussaille Qui nous cachait la liberté.
Entends les cris joyeux du peuple qui tressaille Aux mots de paix et d*unité.
8a A DANTE.
Six cents ans ont passé sur ton poëme immense :
Le grain lentement a mûri, La meule du progrès a broyé la semence
Et le peuple s'en est nourri.
Certes, l'œuvre n'est pas encore terminée,
L'ennemi redouble d'efforts, 11 se sert contre nous d'une arme empoisonnée
Qui fait hésiter les plus forts.
Tu le reconnaîtrais, l'ennemi sanguinaire
Que tu flétrissais sans pitié \ Il est toujours debout, sa haine séculaire
N'a rien appris, rien oublié.
Italiens, épuisons le calice d'absinthe :
Les temps ne sont pas éloignés Où, joyeux, nous verrons complète l'œuvre sainte.
Et nos ennemis enchaînés.
Peut-être près de nous un homme attend dans l'ombre
Le moment de se révéler...
Quand le soleil rendra notre horizon moinssombre,
Sa grande voix pourra parler.
ROSSIXI
Vous dites qu'il est n>-?!r: ! .- . Xo::, oc n'est pas j>:>ss5ble ! Le orgoe, en déployant ses aîls tcts les deux. N'aura pas emponé dans !c mozit ir:\îs:rle SoQ chant doux et 2D£oi:eax !
recuies lusqu aux lours ou dî>us soaimes.
Le temps qui flétrit tojt. ks fleurs et les fleurons^ A pourtant rc^xcté quelquefois les grands homm^; Sa frux n'a pas touché leurs fronts.
Le Dante vît touîours gîcrieux à Fîorcnce, Je sais en quel palais habite Machiavd, Et le peuple pieux garde un culte, en silence, A Michel' Ange, à Raphaël !