‹ Cara patria: échos italiensChapitre 57 sur 67 · ESPOIR ET SOUVENIR · texte numérisé non relu

ESPOIR ET SOUVENIR

Cheveux d^ébène et têtes blondes, Sur un coin de terre enchanté Qui réunissez des deux mondes L'esprit, la grâce et la beauté !

Sol où fleurit Tamitié pure, Soleil ardent et radieux, Bienfaisante et fière nature.

Je pars et vous fais mes adieux !

Le rapide bateau s'éloigne du rivage, Laissant derrière lui sur le flot écumeux Les flocons azurés d'un lumineux sillage, Et Nice disparaît à l'horizon brumeux !

Ah ! si mes yeux sont secs, si je n'ai pas la fièvre, C'est que le souvenir a fait place à l'espoir, Lorsque le mot : Adieu! voltige sur ma lèvre. Je murmure tout bas : « A bientôt ! au revoir ! »

Page 1