MÉDECINE AU XX<* SIÈCLE
tac... tac-tac... tac... tac-tac...
tac. . . tac-tac-. . . tac . . tac-tac... tac.
" Tout de suite dans un coin de mur biiiz biiiz biiiz biiiiiiiiiiz. Le docteur fait glisser la porte en écusson d'un placard. Son stéthoscope s'y trouve déjà, apporté par le tube pneumatique."
— Un instant maintenant M. Lanctot.
u II ausculte la poitrine, le dos, dans l'aisselle."
- Je vais examiner le poumon.
'• Se mettant à la fenêtre." Félix !
approche ici l'automobile et fais fonctionner la bobine. " A son malade." Tenez- vous à votre aise.
14 II examine." C'est le poumon gauche qui est pris. . . au sommet. . .
L'on y distingue parfaitement les petits tubercules... Il vous faudrait immédiatement vous soumettre a un t raiteinent énergique.
M. Lanotot. — Mais j'y suis bien dé cidé... Et lequel me proposez-vous
Le docteur. — Je ne sais pas, moi; ceci est en dehors de ma spécialité. Il conviendrait de consulter un confrère.
M. Lanetot. — Qui me conseillezvous?. . . Si j'appelais Robin?. .
— Xon. Robin ne traite que le pou-
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mon droit et c'est le gauche qui est malade chez vous.
--Lavigueur alors, peut-être?
— Pas plus; Lavigueur ne traite que les lobes inférieurs. . . . Non, je je vous conseillerais plutôt Dalland.
...11 est très capable, très moderne, et c'est sa spécialité" les lésions du commet du poumon gauche.
— Faites-le donc venir. . .
" Tac . . . tac-tac . . . tac . . . tac-tac. . . tac... Dalland accourt en automobile."
lîon jour, docteur.
Hoiijour, confrère Je vous
mandai* pour un cas de tuberculose commençante.
Dans quel organe"/ -Sommet «lu poumon gauche. -( "e>t mu: opération alors... 11 n'y a pas à choisir.
M. Lanctot. — Une opération!
mon Dieu !
Dalland. — Ca n'offre aucun danger.
mon cher monsieur.
Lanctot.— C'est bon. allez-y; mais je ne veux point souffrir, vous me donnerez du chloroforme.
Dalland, riant aux éclats.-Le chloroforme. . . ah! ah! c'est du siècle dernier... 11 n'en existe plus d'ailleurs. Aujourd'hui, nous n'employons plus que l'hypnotisme