‹ Caractère des inscriptions aztèques et mayasChapitre 2 sur 11 · L - J f/. iv «« ; fj · texte numérisé non relu

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auquel nous avons donné la valeur phonétique Zac (blanc). Un dieu noir, qui s’appelle, d'après moi, Ekchuah, parce que dans le Codex Troano, il est désigné par une queue de scorpion et que Ekchuh en maya signifie le grand scorpion noir, est désigné en hiéroglyphe par la tète de la même divinité, avec le signe Imi.r (fig. 30)en avant. Ekchuah est le dieu des cacaotiers, des marchands et des voyageurs ; d'après l’abbé Hernandez, c’est l’esprit saint qui donne à la terre le nécessaire, c’est-à-dire le dieu de la croissance, de la prospérité, do la richesse ; Imix, comme je le montrerai plus bas, est, comme son équivalent mexicain, Cipactli, le symbole de la fécondité. J’ai déjà mentionné dans un mémoire antérieur, un dieu avec le signe Kan, qui est comme l'assistant du dieu de la lumière et du ciel, Itzamna, dont l’hiéroglyphe (fig. 31) montre le visage jeune de ce dieu et, en avant, le symbole du couteau; puis un autre dieu, avec des rayures sur levisage,dont l’hiéroglyphe (fig. 32) montre au devant de la tète le chiffre 11. Je puis encore citer un dieu particulier dont les traits du visage paraissent formés des replis d’un serpent et qui est, en quelque sorte, l’assistant du dieu de la pluie, Chac. L’hiéroglyphe de cette divinité (fig. 33) montre la tête du dieu et, en avant, comme caractère distinctif, une figure ressemblant à un œil arraché.' Il n’est pas toujours possible d’établir quelle est la nature de ce signe distinctif ajouté, dans l’hiéroglyphe, à la tête du dieu. Il n’y a pas de doute qu’il se rapporte, dans le fond, aux éléments de représentation, aux propriétés et aux relations du dieu. f<vJ ( L’emploi de certains hiéroglyphes analogues pour exprimer des idées très différentes, témoigne de la nature essentiellement

idéographique des hiéroglyphes Mayas. Il y a, par exemple, un hiéroglyphe sur lequel nous reviendrons plus tard (fig. 34-36), dont les éléments constitutifs sont formés par une natte et par l’image d’un support. Cet hiéroglyphe signifie l’action de porter sur le dos ou le fait d'être porté (Cod. Troano 20, 19‘eL), ou bien la position assise sur une natte {Cod. Troano 22“,' ^2fd.), ou enfin un temple dont le toit serait formé d’une natte ou de jonc tressé {Cod. Troano t6"a, 5*b.)

Sur les feuilles 63-69 b de l'inscription de Dresde, on trouve

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