‹ Caractère des inscriptions aztèques et mayasChapitre 5 sur 11 · IM · texte numérisé non relu

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r/rographicos de Mexico) c’est : — planta de los graminées, conocidopor « Zacate delcarboncro », dura, espera, fibrosa, que fresca sirve para formar las sacas dcl carbon y para sogas que las aseguran, — c’est-à-dire une corde de paille ou l'herbe avec laquelle on fait des cordes de paille. L’étymologie du mot s’accorde avec cette explication. Nous trouvons dans Molina : « malina, onitlamalin « torcer cordel encima del muflo » : malinquimalinalli « cosa torcida ».

Dans le Cod. Mendoza 13-14, nous voyons le lieu Malinaltepec représenté par une montagne qui porte, sur son faîte, une 'x j plante herbacée avec des bouquets de fleurs jaunes (fig. 108).

Dans ce même Codex 41, 11 , l’endroit est, au contraire, représenté par une montagne qui porte, à son sommet, la figure 109, c’est-à-dire un crâne dont la voûte est, en quelque sorte, remplacée par une toufl'e verte de cette herbe pourvue de fleurs jaunes. Celle dernière combinaison est aussi la représentation habituelle du signe du jour malinalli. (Voy. la fig. 110 Cod. Telleriano-Remensis). Cependant on trouve encore, par exemple dans le Cod. Borgia 2G, la fig. 111 qui montre tout le bouquet de la plante pourvu d’épis de fleurs jaunes et de deux petits drapeaux déployés. Ailleurs le signe du jour est représenté par une mâchoire saignante pourvue d'une série de dents (fig. 114 Cod. Féjrvâry), auxquelles sont parfois ajoutés un œil arraché (fig. 113 Cod. Lattd) ou un œil arraché et une toufl'e de plumes vertes? (Fig. 112 Cod. lumd). 11 est difficile d’expliquer comment on peut voir là une représentation du mot malinalli. Je crois qu’il faut se servir ici de l’autre nom itlan qui est employé dans la liste de Meztitlan pour ce signe et qui peut être traduit par « sa dent ».

Ce signe a une mauvaise réputation. Les autorités anciennes, Sahagun et Duran, le considèrent comme symbole de la fragilité, l’herbe des champs qui se dessèche vite, mais je ne sais s’ils n’ont pas été influencés par la tradition biblique. Duran fait ressortir la nature périssable du mal. Chaque année passe comme l’herbe des champs qui redevient verte et fraîche plus tard ; de même ceux qui sont nés sous ce signe ont, chaque année, une

maladie grave, mais dont ils se relèvent. Sahagun, au contraire, fait ressortir l’instabilité du bonheur pour ceux qui sont nés sous ce signe. Favorisés au début, ils sont soudainement précipités dans le malheur. Ils ont un grand nombre d'enfants, mais en perdent beaucoup. 11 dit aussi qu’on comparait co signe à un animal féroce.

Le patron de ce signo est un dieu nommé Punlecatl par les interprètes : c’est le dieu du vin. Sahagun indique toute une série de dieux du vin ou plutôt du pulque, boisson préparée avec l’agave americana : Tezcalzoncatl, Yiauhtecatl, Izquitecatl, Acolhua, Tlilhua, Pantecatl, Toltecatl, Papaztac, Tlaltecayohna, Ometoc/itli, Tepuzlecatl, Chimalpanecatl , Colhuatzincatl. Comme on voit, la plupart de ces noms ont une forme patronymique. On pourrait supposer qu’on désignait, par ces divers noms, les marques spéciales de la boisson. Le nom Pantecatl se trouve parmi eux et possède une signification spéciale : Panotlan ( Pan tlan, Panuco), c’est-à-dire le Huaxtèque. D’après la tradition le pulque fut inventé chez les Olmèques-lluixtotin , c’est-àdire chez les habitants des côtes du golfe Atlantique, au sud de la Vera-Cruz, et, dans le festin qui fut donné en l'honneur de l’inventeur, Cuexlecatl ( Buaxtecatl ), le chef des Cuextèques ou Huaxtèque, se fit remarquer par son intempérance.

Pantecalt est l'époux de Mayahuel, la déesse des Agaves, et on lui attribue particulièrement le mérite d’avoir découvert les racines narcotiques qu’on ajoute au pulque pour accroître son action enivrante.

Le dieu est représenté dans un costume barbare (fig. 146) avec un anneau au nez comme en porte la déesse Teleoinnan ou Tlaçolteotl, et rappelant le costume do cette dernière déesse. C'est un trait caractéristique, car, comme nous le mentionnerons plus bas, la dite déesse parait être d'origine huaxtèque. Le dieu est orné d’emblèmes guerriers; en face de lui ou devant lui se trouve dessiné un tigre ou un guerrier vêtu en costume d’aigle ou de tigre — symbole de la bravoure [quauhtli ocelotl, « aigle-tigre » est la désignation des guerriers les plus braves) ; l’ivresse, en effet, rend courageux, aussi n’y avait-il probable-

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