‹ Caractère des inscriptions aztèques et mayasChapitre 8 sur 11 · CARACTÈRE DF.S INSCRIPTIONS · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DF.S INSCRIPTIONS

les hiéroglyphes, les transformations de la natte dans le signe ben, grâce à l'exactitude du dessin.

Les formes du signe ben, données dans les livres de Chilau Balam, montrent, comme on le voit dans la figure 619, le tissu de natte ; le dessin seul varie.

Le dessin ben est réuni à l’élément de la figure 631 dans un certain nombre d'hiéroglyphes importants, soit d’inscriptions, soit de bas-reliefs. En général, il a été indiqué comme une variante du signe ik. Il semble être presque le contraire du signe kan. Nous voyons, par exemple, dans le Cod. Troano, 14-13 a, une série de dieux assis sur le signe caunc. Les dieux de la pluie, de la fécondité, de la lumière, tiennent le signe kan dans la main; les dieux de la mort, le signe de la figure 1 632, c’està-dire notre élément, entouré d’une couronne de points. La couronne de points fait songer à la llamme. En fait, nous voyons, sur les feuilles 25-28 de l'inscription de Dresde, l'élément des figures 633, 636, entouré de langues de flammes, tout comme dans le Cod. Troano on voit la figure héliçoïde au centre de la flamme. A cette figure héliçoïde s’ajoute l’élément de la figure 631 dans les hiéroglyphes composés, par exemple dans les hiéroglyphes des figures 636-639. Cet hiéroglyphe se voit accompagné de celui de la fig. 468 dans la feuille 18 a du Cod. Troano, où des dieux se percent le lobule de l'oreille avec une pointe d’obsidienne et font couler leur sang sur des objets en forme d’écuelle, placés sur le sol.

Je suis porté à voir dans cet élément le symbole du feu ou de la cuisson ; je crois que les deux éléments — ben et l'autre — ont la même signification lorsqu'ils sont placés l’un à côté de l’autre, comme le toit du temple qui s’écroule et les langues de flammes enveloppant de fumée ceux qui cherchent à s’échapper, c'est-à-dire la conquête, la guerre, la servitude, la destruction.

L'espèce d’hiéroglyphe où ce groupe se rencontre parait venir à l’appui de ces données. Nous le trouvons d’abord sur la figure 640 : c’est le principal hiéroglyphe du dieu du soleil et du dieu de la guerre, Kinch abau. en l’honneur duquel, d’après Landa, on danse le holkan okot (danse guerrière), le jour du

AZTÈC'UES et mayas

nouvel an de l’année nutluc, ou, plus exactement, de l’année cauac. Un deuxième hiéroglyphe qui montre très souvent le même groupe est celui de la ligure 611, attribut très habituel de dieux différents. Le principal élément de cet hiéroglyphe est une forme un peu tronquée d'un élément existant dans les figures 578-578 a, c'est-à-dire de la tète coupée portée dans le lacet. L'hiéroglyphe entier pourrait être traduit par « celui qui porte la guerre et ramène des prisonniers », et ce serait alors le prince, le roi. Je pense qu’il faut accepter cette dernière interprétation pour les feuilles 25 à 28 A de l'inscription de Dresde, où les noms des divinités présidant à chaque année sont précédés des hiéroglyphes en question, et pour la figure 612 qui leur est homologue.

Enfin un troisième hiéroglyphe, celui de la figure 643, renferme, à côté du groupe ben, une variante de l'élément men, c’est-à-dire l'aigle. Nous voyons ce dernier élément plus nettement exécuté dans un hiéroglyphe du plateau de l’autel du temple de la croix n» 1 , à Palenquc (fig. 644). Nous trouvons encore un autre hiéroglyphe qui, dans la figure 645, montre le groupe ben sur une tète d’oiseau (d'aigle).

64. Hix, yiz, ix ( hüx , yix). Ce signe répond au mexicain Ocelotl, tigre. Cette signification ne se retrouve pas dans tes mots précédents. D'après Ximenez, yiz signilie le sorcier. Je trouve dans le vocabulaire qu’iche une racine yiz, yaz qui répond à la racine maya, ctz, ciiz, et veut dire faire un pet. 11 existe aussi une racine hiz, hix, diviser, ouvrir, effiler, à laquelle correspondent les racines maya, hiit, se délier, hiiz, hiic, tombé, être retiré , être tiré du fourneau, hiieh, être chauve (dépouillé de feuilles cl de fruits), hiix, être frotté ; à ces formes appartient encore hiix-eay, la peau crue d'un poisson écorché.

La peau du tigre serait-elle employée ici à la place de l’animal lui-même?

Le signe est un peu polymorphe. Landa donne la figure 646. Dans le Cad. Tronno, les figures 647-655 sont les formes les plus ordinaires. Sur la feuille 30 c, on trouve une fois la figure 656 et une fois (feuille 12 c) la remarquable tète de la figure 657. Le Cad. Curiez et le Cad. Perez ne montrent aucune forme bien

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différente. Dans l’inscription de Dresde, on trouve les figures 658- 664. Les livres de Chilan Balam renferment les formes des figures 665-667 (la deuxième ligure est évidemment fausse sous le signe précédent).

La forme des inscriptions est, comme on le voit, assez stéréotypée. La vraie forme ne se trouve pas, d'ailleurs, dans la ligure de Landa, mais dans celles de l'inscription de Dresde et dans celles, mieux dessinées, des feuilles 33-32 du Cod. Troaao. Ce qui ne souffre pas de doute, c’est que le signe montre l’oreille ronde, poilue, et la peau tachetée du tigre qu'il représente.

Comme nous le voyons, toute la tète du tigre est parfois dessinée (fig. 657, Troano, 12 r), ou bien la figure rappelle (fig. 664, Dresae, 4 V b) par le dessin des dents l’animal féroce dont le signe doit représenter l’image.

Les formes des livres de Chilan Halam sont peut-être nées de formes semblables à la figure 681.

Le tigre apparaît dans le Cod. Dresdr, 8 a, dans la série des vingt divinités, et il est alors désigné dans le texte par les quatre hiéroglyphes des figures 668-671. Le premier et principal hiéroglyphe montre la tête du tigre, dessinée comme dans l’image du signe du jour (fig. 657); il renferme, comme élément secondaire, la figure 13, que nous avons reconnue plus haut comme étant l’un des quatre (9) éléments hiéroglyphiques des points cardinaux et à laquelle nous avons attribué, par hypothèse, la valeur phonétique Char, rouge.

Le tigre se montre encore dans la série des cinq divinités qui sont dessinées dans les feuilles 46-50 de l’inscription de Dresde,

AZTfcyUKS KT M A V A S

à l'extrémité inférieure de la colonne de droite, couchées sur le sol et atteintes par une lance. Los hiéroglyphes de ces divinités sc trouvent dans la partie moyenne de la colonne droite et au commencement de la troisième série. Les feuilles 46-50 sont répétées, en résumé, dans les feuilles 24 de l’inscription de Dresde. Parmi les hiéroglyphes des 20 divinités qui existent en double série sur le côté gauche des feuilles 46-50, nous voyons cinq signes qui se répètent sur la feuille 24, ce sont le 9, le 13, ie7, iel, le 5 ; ilssont accompagnés des mêmes hiéroglyphes particuliers que nous voyons sur les feuilles 46-50, à côté des hiéroglyphes des 20 divinités. Sur la feuille 24, nous trouvons écrits de la même façon les hiéroglyphes des cinq divinités mentionnées, frappées et couchées sur le sol, en file, les unes derrière les autres. Le tigre est désigné aux deux endroits (Dresde, 47, à droite b, Dresde, 24) par le même hiéroglyphe qui, dans le Cad. Dresde, 8 a, constitue l’hiéroglyphe principal. (Voy. ligure 668.) Là où nous trouvons le tigre ainsi représenté, la tète de l'animal est généralement accompagnée de l’élément chac (fig. 13). Dans le Codex Trouno, 17 c seul, le chiffre 4 sc montre à sa place.

Parmi les attributs du tigre, le premier (lig. 669) renferme apparemment l'élément Lr, tel qu'il est désigné, par exemple, dans les figures 653-654 du Cod. Troano. Mais le même élément est associé ici avec le lacet (la dextérité) et l’élément du tranchant (fig. 73).

Tout l’hiéroglyphe est employé , avec quelques variantes (voy. fig. 546, 673), comme attribut des différents dieux, il se montre, par exemple, dans le Cod. Cortez, comme attribut principal du dieu Itzamn-i, au lieu de la figure 253, habituellement employée. Le deuxième attribut (lig. 670) est le symbole du dieu de la fécondité et de la prospérité ( llobnil ?) et il est attribué au tigre, probablement parce que Balam, tigre, est la désignation usuelle des divinités des quatre points cardinaux, des quatre vents portaut la pluie.

15. Tziquin, tziquin , men. Le mot tziquin signifie oiseau. 11 répondrait au nom mexicain du signe quauhlli, aigle. Il est difficile, par contre, de comprendre d'où a été tirée la dénomi-

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nalion yucalèque de ce signe. A/en signifie être fait, travail, ouvrage; tnen, h-men, ah-nien , l’artisan, l’ouvrier, l'artiste, et aussi le magicien, le sage qui voit le passé et l'avenir dans la pierre transparente. On est tenté de songer au mol mexicain, re yuaufitli, un aigle. C’est sous ce nom qu'une vielle déesse est ligurée dans le Cod. C iennensis, ornée du masque à cimier de l'oiseau i/urlzal (par exemple, dans le Cod Vie nu., 17); elle a des rapports avec XochU/uetsel-Tonaccacihuak. Comme attribut particulier, on trouve indiqué, dans le Cod. Vienn., 28, un manteau orné avec art.

Ce signe est représenté très indistinctement dans Landa par la ligure ti7i. Les formes du Cod. Troano (fig. 67S à(i79) sont très nettes et très caractérisques. Les Cod. Cortez et Perez n’ajoutent rien de nouveau , et les formes de l'inscription de Dresde (fig. 680-683) n’offfrenl presque rien de plus. Les figures 684- 686 montrent les formes données dans les livres de Chilan Balam.

Les formes des inscriptions indiquent, suivant moi, assez sûrement, un visage de vieillard. Nous voyons la commissure buccale écartée et des rides sur les joues, comme on le voit dans l’élément principal de l’hiéroglyphe du vieux dieu Itsatnnà. Ce que j'ai dit à propos du nom men me porte à croire qu’il s’agit d’une déesse, celle dont l'hiéroglyphe renferme comme élément carac-

AZTfcQOES ET MAYAS

léristique la figure 14 ( zac , blanc) et que j'ai dessinée sur la figure 29. C’est la vieille déesse, compagDc d'Itzamnà qui porte, je crois, le nom Ixchel et qui est identique, en somme, à Tonacacituatl-Xochiquelzal, la déesse qui porte dans le Cod. de Vienne le signe ce quauhtli, comme nom hiéroglyphique, et qui protège les arts et les femmes artistes.

On reconnaît le signe men dans une série d’images et d'hiéroglyphes, apparemment connexes. Dans l’une d’elles (fig. 687 à 689), on voit le haut du signe garni d’une série de balles de plumes et parfois d’un nœud (689, 690). Dans une autre (lig. 691-693) on remarque, au sommet du signe, la tête hiéroglyphique de l'aigle, un œil et une aile. De là naissent des variantes qui montrent la tête hiéroglyphique de l’aigle remplacée par un autre élément (696-697). Dans d’autres hiéroglyphes, le signe men parait transformé (fig. 694). Enfin, il y en a qui montrent le signe men métamorphosé avec des balles de plumes au sommet (fig. 695). Une troisième série d’hiéroglyphes montre, sur le haut du signe men, le groupe ben (fig. 698). Dans ces hiéroglyphes, l’élément men est habituellement métamorphosé (fig. 699, 700, 643). La figure du bas-relief dessinée plus haut est encore plus compliquée : elle montre le signe men transformé, elle est garnie de balles de plumes et porte au-dessus le groupe ben.

Ces hiéroglyphes servent d’attributs à différents dieux. Les premiers nommés (fig. 687-689) servent, comme le signe de la figure 188, de siège à Chac et à ses assistants, à ce dieu qui porte un serpent sur le visage.

La relation avec l’aigle est clairement indiquée : par l'hiéroglyphe de la figure 644, parallèle à la figure 668, par la tète hiéroglyphique de l'aigle (fig. 335) qui se montre sur le haut du signe, par l’hiéroglyphe ligure 643, qui sert d'attribut à l’aigle, enfin, par les balles de plumes, les ailes et les emblèmes guerriers.

On comprend que ces hiéroglyphes aient été ajoutés aux dieux comme attributs. Mais comment peuvent-ils servir de siège à Chac (fig. 687-609)? Chac n'est pas le dieu de l’eau en général, mais de la pluie; la nuée orageuse pleine d’eau est son véhicule,

CUtACTfcNK !)KS INSCtlimoNS

l'oiseau de la tempête est le coursier sur lequel il voyage. Je dirai plus bas que ces ligures se montrent parmi les symboles qui signifient le ciel ou les nuées.

16. Chabm,ohmak, cib. Le mol rib est employé dans le Maya de nos jours pour dire cierge, cire, caoutchouc, copal. Mais ce n'est qu’une signification dérivée. La racine est ci, «i, avoir bon goût. De là on tire cib, ce par quoi quelque chose sent bon, a bon goût, c'est-à-dire les épice ou les parfum. Je ne puis expliquer les autres mots.

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Ce signe a daus Lauda la forme de la figure 704. Dans le Cod. Tromm se trouvent les formes que représentent les figures 705- 711, ce sont celles des Cod. Codez et Perez. L'inscription de Dresde donne les figures 712-717, dont les deux dernières seules diirèrent (Dresde, 46 et 47). Les livres de Chilan Balam contiennent les formes des figures 718-721.

Le signe rib se trouve figuré plusieurs fois, dans les inscriptions, sur des cruches de vin (lig. 701-705). C’est le sens qu'a le mot ci qui, en maya, signifie hydromel. Je ne saurais, cependant, aflimer que le signe ait réellement celle signification. Ou voit, dans les figures mexicaines, la cruche de Pulquc entourée, en général, d’un serpenl, comme signe des propriétés enivrantes et dangereuses de la boisson. Un serpent se trouve aussi à la partie supérieure du signe cib.

En mexicain, le signe vient après le vautour, et c’est le symbole de l’âge. C’était une loi plusieurs fois exprimée dans les ligures, qu’il n 'était permis qu'aux vieillards, de boire du vin,

AZTÈQUES ET MA VAS

probablement à cause de la signification religieuse qu'il avait, ainsique je l’ai expliqué dans un autre endroit.

17. Chic, noh, caban. Nous ne savons pas grand’chose de ce mot. Cab veut dire, en maya, sol, terre, monde; et cela signifie également miel, secrétion vénéneuse d'un insecte, suc secrété par une plante; du premier se tire une forme relative cabal signifiant dessous, bas; l'autre a une forme relative cabil ayant la même signification que le radical. Caban a la forme d'un participe et signifierait, s’il avait une relation avec les racines ci-dessus, ce qui est porté dans le sol ou ce qui a été exsudé. Le mot pourrait également être rapproché de la parole mexicaine o/lia, balle de caoutchouc. Je ne puis rien expliquer des autres mots.

Landa donne, pour ce signe, la figure 722 tournée à droite. Le Cod. Troano a employé les formes des figures 723 à 729, tournées à droite ou à gauche ; c’est aussi ce qu'on voit dans le Cod. Codez. Ce dernier a, en outre, quelques formes doubles (fig. 730- 731). Dans l'inscription de Dresde, les figures sont employées à gauche, à part quelques exceptions (fig. 736). La forme ordinaire est celle des figures 732-733. Nous trouvons, en outre, dans la partie postérieure de l'inscription, les figures 734, 735, qui renferment une forme particulière d’élément. Les livres du Chilan fialam donnent les formes des figures 737-739.

Le signe caban forme la partie essentielle de l’hiéroglyphe qui exprime une direction verticale, le mouvement de haut en bas ou de bas en haut (fig. 18, 22, 23). Il y a deux variantes de cet hiéroglyphe, et l’on pourrait d’abord soulever la question de savoir si nous avons affaire seulement à un hiéroglyphe modifié ou à deux hiéroglyphes différents, dont l’un aurait la direction d'en haut et l'autre la direction d’en bas. Je me déciderai pour la première hypothèse, car je trouve les deux variautes principales employées là où il ne peut être question d’une différence de direction. C'est ce que montrent les figures 744-743, de la feuille 32- 33 A de l’inscription de Dresde; elles se trouvent à la fin du groupe d’hiéroglyphes qui servent d’explication aux deux figures de Chac (l’un marchant le flambeau de la foudre à la main, l'autre

une bourse de copal à la main assis sur une outre d’eau formée de serpents.) La figure 22 (hiéroglyphe de la direction verticale) ressemble complètement à la figure 9i0 du Cod Troano 32 c, placée on tète du teste qui se trouve au-dessus d'une image

1U. ftî 71* Ttf nt( 117. lit 7 U 75* 7H

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représentant un dieu noir; ce dieu, couché sur une natte, presse en l’air un cntrelac placé au-dessus de lui.

Les feuilles 1 0-1 , qui ont été considérées par Cvrus Thomas, comme le calendrier des agriculteurs, forment une partie spéciale du Cod. Troano. On voit notamment dans beaucoup d’endroits, un insecte ailé, de la forme d'une abeille (en maya ikelrah, insecte à miel) qui descend d’une sorte de planche suspendue,

décrite avec l’élément du signe caban, et qui parait se précipiter sur les oiïrundes du sacrilice placées en bas. Dans le texte, les hiéroglyphes sont les figures 744-746. En avant, se trouvent habituellement les hiéroglyphes des figures 452-453 (symbole de l'offrande), ou ceux des figures 623-628 (symbole du temple). Immédiatement après viennent los noms et les attributs des dieux. L’hiéroglyphe des ligures 744 à 746 renferme les mêmes éléments que l’hiéroglyphe de la direction verticale. Je ne puis les expliquer que comme indiquant la descente des dieux vers le sacrifice. On sait ce que Lizana raconte de l’idole Kinich Kakmô (sol con roslro que sus rayos cran de fuego), dont le temple était en Itzmal et qui descendait du ciel chaque jour, à midi, pour brûler la victime sur l’autel, de même que descendait en volant l’Arara, riche en couleurs (como bajava volando la vacainaya con sus plumas de varios colores).

Sur les feuilles 38 b, 39 b de l'inscription de Dresde, nous voyons Chac avec un objet particulier dans la main (voy. fig. 747- 748) ; il semble verser quelque chose d’une outre. Entre ces deux représentations s’en trouve une autre qui montre la déesse rouge aux grilTes de tigre (voy. fig. 28), versant d’une cruche de l’eau sur la terre. Dans le texte, on voit deux fois l’hiéroglyphe des figures 754 cl 752 (le symbole de la direction verticale) et une troisième fois le même hiéroglyphe, suivi de la figure 755, qui renferme l’élément caban et un pot. Dans le Cod. Troano, 29-30 b, nous voyons une représentation tout à fait semblable : elle se compose de quatre figures de Chac assises sous le signe des quatre points cardinaux. Dans la main, le dieu tient le même objet remarquable (fig. 749), dont il ne tombe que des gouttes. 11 tient l'objet au-dessus de la figure 750, c’est-à-dire du signe kan, avec la coiffure du dieu de la prospérité (Hobnil). Le texte renferme la figure 756, semblable à la figure 755, dont elle ne diffère que par l'absence de l’hiéroglyphe 758. Enfin, nous avons dans le Cod. Troano , 31-30 d, une série de représentations qui commencent par Chac qui verse d’une cruche de l’eau sur un monument pareil à celui de la figure 750. Nous voyons dans le texte, à côté des figures 516-519, 1’hiéroglvphe

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