‹ Caractères et récits du temps: La garde mobile. La comédienne CornéliaChapitre 4 sur 21 · LES SOUFFRANCES D'ON HOVZAIU). %Z · texte numérisé non relu

LES SOUFFRANCES D'ON HOVZAIU). %Z

un verre de vin et desseller vos chevaux, vous vous eu trouverez bien, vos bêtes et vous; car vous ave? Tair d'avoir fait une longue course^ et vous fereï plaisir à des anciens qui aiment encore la cocarde que vous portez.

— Mon camarade, répondit Graff , je vois que vous avez servi dans Tinfanterie, puisque vous me conseillez de desseller mon cbeval après ime longifi» çpurse; mais vous me faites une offre qui plait à toû-* tes les armes, celle d'un verre de vin, et )*aoceple de grand coeur.

Ce disant, il mit lestement pied à terre. WolfgaRg, $ans avoir l'accueil brusque et familier de GiaM^ recherchait et aimait autant que lui le soldat, doitt la société Texaltait souvent. « A notre vieiUe gloire t 's*écria-t-il en saisissant un verre, à la mort des An-^ glais, des Prussiens, des Cosaques 1 aux canons qu| cracheront sur ces misérables I à aotra belle f t anœ, ou nous les enterrerons un jour i i^

Il n'en fallait pas tant poui* cimenter immédialemeBi la plus indestructible aoaâtié entre le jeune marqujis, le garde champêtre et le maître de poste.

~ Voilà qiai est parlé, fil ce dernier; et i) secoua énergiquement la main de CadoIIes. Ah I s'il n'y avai^ que des hommes comme vous en France, au Ueu de tous ces gueux qui vont brulep de la poudre devant la voiture des émigrés !

Cette dernière phrase rappela rai même temps aux

deux houzards les coups dé feu qu'ils avaient entendus et le singulier cri attribué par eux à une erreur de leurs oreilles^ dont il leur avait semblé que cette mousqueterie était accompagnée.

— Oïl sommes-nous, dit Graff, et qui diable fête-t-on ici à rheure qu'il est?

— Vous êtes à Cadolles, répondit le garde champêtre, et on célèbre le retour du vieux comte, qui, après avoir été Allemand pendant trente ans, s'imagine aujourd'hui d'être Français pour revenir marquer le pas avec des étrangers.

 ces mots , Wolfgang s'élança sur son cheval et prit au galop la route du château. Le comte venait d'y arriver. Il se tenait sur le perron, tandis qu'un encombrement de paysans et de laquais emplissait la cour. Il aperçut tout à coup un officier qui traversait brusquement toute cette cohue et se dirigeait ^n courant vers lui. A peine eut-il jeté un regard sur îe nouveau venu qu'il tendit ses bras, et une de ces reconnaissances qui au théâtre jettent toujours un public entier dans l'attendrissement, eut lieu entre le père et le fils.

— Mon pauvre enfant, dit le comte, Dieu t'a sauvé; il veut me donner toutes les joies aujourd'hui.

Depuis le ^our où Wolfgang avait quitté le château d'Hermorah, il n'avait revu son père qu'un instant en traversant rapidement l'Allemagne pour s'en aller en conquête avec le guide tout-puissant de ses nou-

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