‹ Caractères généraux des langues germaniques [microform]Chapitre 13 sur 75 · CONTINUATION DE LA MUTATION · texte numérisé non relu

CONTINUATION DE LA MUTATION

pu^^^'Lle^^ d'iino pai't, dos sonores, b^ d, o^^ prononcées de façons diverses suivant les lieux, et qui dans les parlers alémaniques et bavarois, sont en somme des douces sourdes — et, de Taiitre, des sourdes, p (en général dans des mots empruntés récemment), / et/;. La tendance à retarder la fermeture de la glotte a continué d'agir; p, i, k tendent de nouveau à devenir des aspirées ; dans le Sud de l'Allemagne, le k de korn, le / de iochter sont maintenant des aspirées, si bien qu'on peut dire qu'il y a eu, dans une partie du domaine allemand, une troisième mutation. Vax réalité, le type articulatoire une fois pose en germani(|uc commun s'est constamment reproduit en bautallemand, et il s'agit d'un développement continu.

Dans les autres dialectes germaniques, le type germanique comnum a tendu à s'effacer, et les occlusives se sont plus ou moins rapprocbées du type roman, qui est le plus stable, le plus durable. Ainsi les occlusives du bas allemand sont à peu près exactement du même type que les occlusives françaises. Les cboses ne sont pas allées aussi loin partout. Les occlusives sourdes du danois et de l'anglais sont, encore maintenant, plus « souillées » que celles du français. En danois, on observe même une tendance à Faffricalion des occliisives sourdes ; / y tend vers ts, comme en vieux baut-allemand, et les sonores h, d, cr sont moins complètement sonores que les sonores romanes et slaves.

44 I^A MUTATION SONANTIQUE

Après le grand ébranlement qu'avait subi en germanique commun le système des occlusives, Tcquilibre a été lent à se rétablir tout à fait. Sauf en allemand et en danois, il s'est cependant, plus ou moins lot, rétabli à peu près partout.

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