EFFETS DE T,A T,OI DE VERNER
est sur l'iniliale : got. zuulfs, v. isl. nlfr, v. angl. et V. sax. zuulf, V. h. a. zvolf, en regard de skr. î'/Z-^/j (le gr. lûhos paraît être la même forme) ; le féminin V. isl. yjgr « louve » (où la prononciation gutturale est conservée) a une sonore, qui s'explique par l'ancienne place du ton : cf. skr. vrMh « louve ». Vs d'un mot comme V. angl. nasu (et nosii) « nez » se maintient parce que le ton était sur l'initiale, cf. véd. nasâ « narines » ; au contraire, en regard de skr. snu^a et de gr. nnôs « bru », on a, avec r représentant un \ du germanique commun, v. isl. snor, v. angl. snorii, V. h. a. snura. Il y a un contraste saisissant entre got. laihuu, V. sax. tehan, v. h. a. :^^han, où l'ancienne spirante sourde se maintient, en face de skr. dàça, gr. dcha « dix », et got. hund, v. sax. hiind, V. h. a. /;///// « cent », où l'ancien *<f> passe *à d (qui devient occlusif après nasale), en ffice de skr. çatàm, gr. -ha ton « cent ».
Malgré les exemples de cette sorte qui montrent le principe de la répartition, on pourrait garder un doute sur la généralité de la règle, parce que l'on ne connaît la place du ton indo européen que pour un nombre très restreint de mots, et que, d'ailleurs, la place du ton indo-européen variait dans des conditions complexes qui ne sont pas toutes exactement déterminées. Mais certains faits grammaticaux viennent apporter la preuve décisive.
Le prétérit des verbes forts repose essentiellement
A. Mph.ift. 4
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sur le parfait indo-européen. Or, le sanskrit a au parfait une variation de la place du ton qui ne peut pas n'être pas ancienne. Aux formes du singulier telles que skr. véda » je sais, il sait », qui ont le ton sur la syllabe initiale, s'opposent les- formes du |)luriel vidmâ « nous savons » , vida « vous savez » , vidi'ih « ils savent » qui ont le ton sur la désinence. Le germanique présente dans ses prétérits forts une alternance de */^ ^^ x, x'", s au singulier, et de *??, d, ï> Z6'^ :^ (devenu r en nordique et en germanique occidental) au pluriel, qui s'explique par une variation de la place du ton concordant avec celle du sanskrit. On a donc :