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PARTICIPES

hairada, qui est à rapprocher de skr. hkàrate, gr. phéretai « il porte pour lui » et « il est porté », signifie « il est porte ». Les autres dialectes germaniques ont perdu la flexion moyenne du présent. Au prétérit, le gotique même ignore les désinences moyennes.

L'indo-européen avait un système complet de participes; chatiue thème verhal comportait son participe, c'est-à-dire une forme bâtie sur ce thème, mais munie de la flexion casuelle, et qui était par suite à la fois verbale, avec la rection verbale, et nominale, à valeur adjective. Gomme l'indo-européen avait un double jeu de désinences, suivant le sens, il y avait aussi deux participes pour chaque thème, l'un actif, l'autre moyen ; ainsi on a en grec, à côté de Icipô « je laisse », le participe kîpôn « laissant » (ace. sg. kîponid)y et à coté de kîpomai « je laisse pour moi, je suis laissé », le participe hipômenos « laissant pour soi, étant laissé »; à côté de Uloipa «j'ai laissé », leJoipÔs « ayant laissé », et à côté de lék'uiiwai « j'ai été laissé », Jekimménos « ayant été laissé »; etc. De tout ce système si riche et si complet, le germanique n'a gardé que le participe présent actif, type got. hindauds « liant », saîhonds « oignant », etc. Les quelques participes parfaits actifs qui ont subsisté en gotique sont devenus des substantifs: weit-wof>s (( témoin » (littéralement a qui sait ») est un ancien participe parfait qui répond à gr. weidos « sachant »,

Ceci montre que le participe parfait s'est perpétué jusqu'en germanique commun.

En revanche, les adjectifs en *-to- et en *-;20- qui, en indo-européen, étaient soit radicaux, soit dérivés de noms, ont fourni au germanique comme au latin une grande catégorie de participes intransitifs ou passifs. Le latin a, par exemple, à côté de -pleô, -plère « emplir », à la fois -plëtus « empli » etplênus « plein » ; et le type en -His a été incorporé au verbe : lat. dictus « dit » est l'un des éléments constituants de la conjugaison de dîcô « je dis ». Le germanique, de même, a incorporé ces adjectifs aux verbes, et l'on a ainsi got. hmdans « lié », salboj>s « oint ».

Ainsi s'est constituée la conjugaison du germanique commun. Chaque verbe comprend normalement trois groupes de formes :

i** Groupe du présent: indicatif présent ; subjonctif présent; impératif; participe présent; infinitif (l'impératif et l'infinitif n'ayant pas proprement la valeur de présent).

2" Groupe du prétérit : indicatif prétérit; subjonctif prétérit.

3" Participe passé intransitif ou passif.

Les exemples suivants, tous gotiques, cités à la S*' personne du singulier pour les formes personnelles autres que l'impératif, montrent le système :

Verbe ninian « prendre » :

i" Groupe du présent : nimi^ « il prend », jiiniai

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