‹ Caractères généraux des langues germaniques [microform]Chapitre 54 sur 75 · V. Meillet · texte numérisé non relu

V. Meillet

G. L'adjectif.

L'adjectif n'avait pas de flexion propre en indoeuropéen. Sa seule particularité consistait en ceci qu'il avait deux thèmes, l'un de masculin-neutre, ainsi *nezvo- « nouveau » (nom. sing. skr. nàvah, gr. néoSj lat. nonos, v. û. novfi), l'autre de féaiinin, ainsi '^ncwâ- « neuve » (nom, sing. skr. nâvâ, gr. 7iéû, lat. noua, v. si. nova) et que le thème de masculin-neutre admettait deux flexions, l'une de masculin (nom. sg., skr. nàvah, gr. néos, lat. notws, v. si. novff), l'autre de neutre (nom. -ace. sg., skr. nctvaiu, gr. néon, lat. nouorii, v. si. novo). Chacun des thèmes de l'adjectif se fléchissait comme ceux des substantifs de même type.

En revanche, le démonstratif et l'interrogatif-indéfini avaient, à la plupart des cas, une flexion propre. Au masculin-neutre, ils étaient en général thèmes en -e/o-, au féminin thèmes en -â-. Mais, si quelques cas ont des finales pareilles à celles des substantifs et adjectifs ordinaires, d'autres ont des désinences à part. Par exe n pie, en regard du nominatif-accusatif neutre du type skr. nâvam, gr. néon, lat. nouom, on a le démonstratif skr. tàt « ceci », gr. iô (ancien *tôi), lat. is-tnd, qui a une caractéristique particulière.

Le germanique a fidèlement conservé les particu-

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