‹ Caractères généraux des langues germaniques [microform]Chapitre 69 sur 75 · EMPRUNTS AU LATIN · texte numérisé non relu

EMPRUNTS AU LATIN

Le lat. catinus « plat » avait un dérivé catillus; de là est sorti le mot germanique conservé dans got. katil e (génïi. plur.), v. isl. kgtell, v. angl. cytel/\. h. a. ke:(:(^il « chaudron ».

L'ane est un animal méditerranéen ; il n'était pas connu dn monde indo-européen ancien. Les Germains en ont emprunté le nom au lat. asellus : got. asilus, V. angl. esol, eosol, v. h. a. esil.

Le mot lat. arca « colîre, coffret » a donné got. arha, v. isl. ork, v. angl. earc, v. h. a. archa.

Le témoignage le plus éclatant de Timportance qu'a eue l'iniluence latine est apporté par un suffixe de noms d'agents. Le suffixe lat. -àrius a fourni aux langues romanes leur suffixe des noms d'agents; il apparaît en italien sous la forme -ajo, en français sous la forme -ier. Or, les langues.germaniques ont eu assez de ces mots latins, comme scolârius « écolier » à côté de scola « école » (v. h. a. scuolâri à côté de sciiold), pour que le suffixe ait été productif sur tout le domaine. Sur le modèle du lat. liber : Ubrârius, le gotique a ainsi hokàreis « scribe » de hoka « lettre », bokos « livre » ; il a de même laisàreis u professeur », de îaisjan « enseigner », tout comme le vieux haut allemand a lêrâri, de jêran» Peu fréquent en gotique, le suffixe est courant en revanche dans le domaine oii s'est exercée directement Tinflucnce romaine, le domaine germanique occidental. L'emprunt du latin -àrius s'est fait à une époque

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