SECONDS TERMES REDUITS 2I
l'accentuation ?>urf/ouua est attestée), ail. mod. Jungfrati, dont la valeur est celle de lat. puella ; le français a procédé de même : bien qu'écrit en deux mots, jeune fille est un mot un, exprimant une idée unique, et c'est si vrai que, dans le parler familier, on peut dire: «c'est trop jeune fdle». Silesdeuxéléments/////o^et -frau conservent chacun un accent, l'un principal, l'autre secondaire, le mot demeure un composé, et, même à demi-unis, les deux termes peuvent être sentis séparément parle sujet parlant; tel est le cas de ail. Jung frau. Si, au contraire, le mot s'unifie tout à fait et s'il se soumet à la règle générale de la langue, qui, dans ce cas, accentue Tiniliale et sacrifie le reste, le résultat sera une forme comme ail. Jungfer, où le premier élément reste clair et où le second est obscurci. En l'espèce, Tallemand possède à la fois les deux mots, Jungfrau et Jungfer,
La composition ainsi obtenue a fourni aux langues germaniques un procédé souple et commode de formation des noms. Quand le composé est traité tout à fait comme un mot un, le second terme perd et son sens et son corps phonétique; il tend à se réduire à la valeur d'un suffixe : c'est ainsi que se sont créés des suffixes aussi importants que ail. -heit, -tum, -lich. Quand les deux termes gardent leur individualité, on peut former par là des mots où le degré de fusion des deux termes varie à l'infini: dans un mot usuel, comme ail. Zeitschrift, les deux termes ne sont qu'à
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peine perceptibles, tandis que telle forniation nouvelle n'est comprise que si Ton pense explicitennent aux deux termes. Les langues techniques ont dans ce procédé une ressource illimitée pour faire des mois nouveaux.