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CARACTÈRES DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE
nerveux, aux lésions vasculaires, qui sont d’un autre ordre que la sclérose, qu’il faut s’adresser.
5° Caractères tirés clés lésions de la substance blanche , de la moelle et des nerfs. — A côté de la prolifération névroglique on trouve, en ce qui touche la paralysie générale, et cela dans bien des cas, dans les faisceaux sous-corticaux, des destructions très marquées, attestées par la raréfaction des éléments anatomiques, par l’altération profonde des vaisseaux. La présence d’une grande quantité de corps arrondis, les uns très volumineux, les autres plus petits, est un bon élément différentiel en faveur de la paralysie générale où les lésions sont plus rapides et les résorptions moins actives. Ces corps arrondis, disséminés, ne sont pas consti tués par des granulations graisseuses : on les trouve formés d'une substance presque amorphe semblant résulter d'une émulsion extrêmement fine, comme poussiéreuse. On n’y voit pas non plus l’éclat brillant ni les cercles concentriques des corps dits amyloïdes. Par le carmin, ils ont une coloration plus claire que le reste du tissu. L’acide osmique les colore d’abord en jaune, le reste étant grisâtre, puis, si l’on prolonge l’action, on les voit devenir noirs. La safranine leur donne une teinte lie de vin plus claire que le reste du tissu. Il s’agit sans doute d’amas de myéline dégénérée en rapport avec une destruction considérable de tubes nerveux, tubes qui, ainsi qu’on le sait, ne présentent pas ici de gaines spéciales.
Les lésions de la moelle sont diffuses, et attestent un processus dégénératif subaigu ; l’atrophie scléreuse domine dans les démences séniles.
Enfin, dans les nerfs périphériques des paralytiques généraux, il nous est arrivé assez souvent de trouver des dégénérescences1 en activité qu’on trouve beaucoup moins évidentes dans la sénilité.
On peut tirer, de ce qui vient d’être exposé, cette conclusion que la paralysie générale se révèle au microscope par des