A. PARALYSIES GÉNÉRALES PROPRE 31 ENT DITES
Les lésions caractéristiques et différentielles dont nous avons parlé, nous les avons retrouvées d’abord dans tous les cas où la maladie était cliniquement déjà incontestable, avec sa forme classique. En second lieu, nous les avons retrouvées identiques, dans des formes lentes et incomplètes, se montrant particulièrement chez la femme, peu prédisposée à la maladie, et chez laquelle, ainsi qu’on sait, il n’est pas rare d’observer
CARACTÈRES DE LA PARALYSIE GÉNÉRALE
clés formes plus incomplètes et plus lentes que chez l’homme.
Dans un cas de ce genre, la maladie avait d’abord pris le
Msque d’un délire des persécutions à symptômes complets, avec choix d’un persécuteur, etc., et le diagnostic clinique de paralysie générale ne fut soupçonné que quelques mois après. La malade mourut avec des eschares. Le cerveau ne présentait, pour ainsi dire, pas de lésion à l’œil nu.
Une autre malade offrant le tableau d’une folie religieuse, passant son temps à genoux, à réciter des prières, qui mourut brusquement, et chez laquelle la paralysie générale n’avait pas été soupçonnée, nous offrit les mêmes lésions histologiques, en l’absence de toute érosion des couches corticales.
En troisième lieu, les mêmes lésions nous furent révélées histologiquement dans quelques cas où l’on eût volontiers posé le diagnostic de pseudo-paralysie générale, comme par exemple chez des malades alcooliques où la démence prédominait et où la marche fut lente, et où cependant il ne pouvait être question de pseudo-paralysie, puisque les mêmes lésions existaient et révélaient une seule et même maladie.