‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 182 sur 589 · MONSTRANCE · texte numérisé non relu

MONSTRANCE

menl, il a élé peint par divers artistes comme nous venons de le dire pour saint Guillaume de Bourges.

Je ne saurais dire pounjuoi une gravure polonaise met la monstrance entre les mains du B» Josaphat (Cf. Haclic, p. /|7f)). Ce me semble êlre un type hasardé sans vrai fondement liistori(|uo,i)ar quelque artiste mal renseigné.

Le B» I'asciiase IUdbkht abbé de Corbie (26 avril, 865) est parfois représenté aussi d'une façon send)lable à cause du livre qu'il écrivit sur la foi chrétienne au sujet du saint Sacrement {De sacramenlo corporis cl sanguinis Christi] ; réfutant d'avance les assertions de Bérenger, de Zwingle et de Calvin '.

Saint Antoine de I'adoue, franciscain. Cf. Ane, p. 32; etc.

Saint Haimond Nonnat (Cf. Bouche, p. 1/|3, sv.). L'ostensoir qu'on lui met parfois à la main indique que, comme il se mourait, et que l'on ne trouvait pas le prêtre qui devait lui apporter le saint viatique, des anges vinrent le lui présenter'.

Saint Thomas d'Aqlin (Cf. Auréole, p. 98; etc.) et même SAINT Bonaventure (Cf. Chapeau de cai-dinal, p. 199, sv.) portent assez fréquemment une monstrance eucharistique en mémoire de l'OfFicc qu'ils furent chargés l'un et l'autre, dit-on, de rédiger pour la fête du saint Sacrement. Selon une tradition qui n'est pas tout à fait certaine, la rédaction de saint Thomas aurait eu complètement le dessus; et l'on ajoute même que saint Bonaventure avait déchiré son manuscrit, pour céder entièrement la place à son ami qu'il trouvait mieux inspiré.

Saint Longin martyr (Cf. Globules, p. /t51; etc.). Ce qu'il porte en Italie n'est pas un ostensoir proprement dit, mais un reliquaire. 11 en a, du reste, été rendu raison sous le titre que je viens de rappeler'.

Saint l'^RANœis de Boiigia, de la Compagnie de Jésus. Cf. Eucharistie, p. 391, sv.; etc.

Les saints Martyrs de Gorklm; 9 juillet, 1572. Comme

ils furent victimes de leur fidélité à la croyance catholique (Cf. Hérésie, p. 478, sv.), quelques-uns d'entre eux, les prêtres surtout, ont été représentés plus d'une fois tenant un calice ou une monstrance; afin de rappeler qu'ils avaient .soulTert la mort pour la foi en la présence réelle de Notre-Seigneur dans le très-saint Sacrement. Tels sont, par exemple, saint Adrien Vanbeeck (Becanus) prémontré, curé de Munster près de La Haye, et son vicaire SAINT Jacques Lacops.

Saint François Caracciolo, fondateur des clercs mineurs réguliers; /i juin, 1608. On le représente agenouillé devant un ostensoir, parce qu'il passait les nuits entières au pied de l'autel , et donna aux siens la règle de maintenir l'adoration perpétuelle du saint Sacrement dans leurs communautés*.

Saint Michel des Saints (Miguel de los Santos), trinitaire déchaussé; 5 juillet, 1625. Priant devant un autel où le saint Sacrement est exposé. Cela rappelle la grande dévotion qu'il professait, dès son enfance, envers l'Eucharistie; si bien que, devenu supérieur, il passait des nuits entières en adoration au pied du tabernacle *.

La réforme des Trinitaires, à laquelle; il appartenait, porte sur le vêtement une simple croix (rouge pour la tige verticale, bleue pour les bras ou branches horizontales), et non pas la croix à huit pointes (comme celle de Malte) qui se voit souvent sur les estampes des Trinitaires non déchaussés.

Sainte Claire d'Assise, fondatrice des Clarisses; 12 aoiJt, 1263. On lui fait porter assez ordinairement un petit ostensoir de la forme la plus primitive"; comme il convient du reste à la pauvreté qu'elle professait, même pour les ornements ecclésiastiques. Cf. p. 565.

Mais j'y voudrais au moins, comme dans la gravure de Jérôme Wierix, un linge qui indiquât que la sainte ne s'était point donné la fonction de porter le saint Sacrement elle-même'', quoique, dans le dessin reproduit ici,

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