‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 187 sur 589 · Hieronym., Vila S. Pauli, cap. v · texte numérisé non relu

Hieronym., Vila S. Pauli, cap. v

4. Cf. L-J. Depéry, Histoire hagiotogique du diocèse de Gap, p. 133, svv. Une complainte catalane [Goigs] imprimée à Olot au siècle dernier, analyse ainsi la légende :

t Puis patrù de e.stji montanva D.'s.io (",uii[)ro<ion son vos;

.Siau nostra ajuda y gaia, S,int Palladi gloriàs.

Vostre naixement illustre Es de Embrù gloria immortal ; V foreu son major lustre Quant la sede episcopal De la patria governareu C(im à pastor cuydados.

Siau, etc.

Sobre vostre poble amat Per diabolica manya Venia précipitai (iran pedàs de una montanya Que obehint à vostra veu Detinguè son ours vel6s,

Siau, etc.

A Cathalunya heu vingut Per (iivina voluntat,

Quant de portentos mogat Ab trage simulât Un monge de la Portella Porta de Embrù vostre cos ; Siau, etc.

Havent passât la frontera En Camprodon vos quedàreu, Ahont tothom vos venera Per los miracles que obrareu, Manifestant a aquell poble Que alli qucdavau gustos ;

Siau, etc.

Per son consol à vos venen De França vostres paysans; Segur amparo en vos tenen Los ditxosos habitants De Camprodon y Montanya, Y vostres dévots socùs. Etc. »

MORT

la mort prochaine indiquée par la présence de saint Michel tenant la balance ou le glaive pour annoncer le jugement qui va trancher le sort d'une âme, et Satan qui s'apprête à disputer le moribond aux puissances célestes avant que son sort soit fixé. Cela se rencontre, par

exemple, dans certaines images où l'on voit saint Camille DE Lellis (Cf. Crucifix, p. 293) occupé à exhorter les mourants.

Quant à la tête de mort que l'on met aujourd'hui assez fréquemment dans l'oratoire des pénitents ou des

Saint François de Borgia, p. 'jOS.

solitaires, cela ne semble pas remonter bien haut. La décomposition de notre corps après le trépas, a sans doute de grandes leçons pour l'homme du monde qui se laisse entraîner par les plaisirs des sens ou s'abandonne aux songes de l'ambition; et l'Église s'en sert au commencement du carême, quand elle nous rappelle que la mort est entrée dans le monde avec le péché (Gènes, ni, 19). Mais que nous devions retourner en poussière , c'est une per-

spective qui est primée par bien d'autres dans les motifs de conversion. Aussi les vieux artistes mettaient-ils sous les yeux des solitaires une croix, beaucoup plus qu'une tête de mort; bien que le dernier objet prête à des conséquences certainement importantes pour retirer l'homme de la fascination des bagatelles. On voit, vers le XV" siècle, des patenôtres qui se terminent par une tête de mort adossée à la sainte face. Mais c'est surtout, je

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