‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaireChapitre 70 sur 589 · Cf. Calendar. benedict., 25 maii · texte numérisé non relu

Cf. Calendar. benedict., 25 maii

i.-Catendar. benedict., 27 mart.

IMAGE DE LA TRÈS-SAINTE VIERGE

Saknt Germain évêque de Pahis; 28 mai, 576. On prctend qu'il portait partout avec lui une image de Notre- Dame.

Saint Germain l'■^ patriarche de Constantisople ; 12 mai, 733. Comme il fut défenseur des saintes images contre les iconoclastes, et compare l'image de la Mère de Dieu à Juditli qui .sauva son peuple*, on l'a peint quelquefois portant un tableau de la très-sainte Vierge.

A cette occasion, il convient de rappeler divers saints, martyrs ou confesseurs (mais non pas tous évêques), qui se sont signalés dans la lutte contre la même hérésie soutenue par Léon l'isaurien, Constantin Copronyme, etc. Tels sont, par exemple, saint Lazare de Constantinople (Cf. Peintres), saint AndriÇ de Crète, martyr (17 octobre, 767), saint Etienne le Jeune (28 novembre, 76^), SAINT Pierre de Blaquernes (16 mai, 701); et bien d'autres, dont plusieurs sont indiqués dans un travail sérieux à ce sujet, que renferme la continuation récente des Bollandistes*. Bon nombre de ces martyrs ou confesseurs sont caractérisés souvent chez les Grecs par une image de la Mère de Dieu, servante rappeler la sainte cause à laquelle ils ont sacrifié ou dévoué leur vie. J'en pourrais citer plus d'un qui est ainsi indiqué dans le calendrier grécomoscovite du P. Papenbroek ' ou dans le Ménologe ; mais ces hommes de Dieu sont rarement représentés en Occident, et le P. Martinof vient de remanier ce sujet * en recourant aux sources gréco-slaves où le souvenir de la lutte soutenue pour le culte des saintes images est beaucoup plus conservé.

Saint Gérard, évêque de Czanad et martyr (Cf. Encensoir, p. 3/i7). Nous avons déjà dit qu'il fut le coopérateur du roi saint Etienne dans l'établissement du christianisme parmi les Hongrois. Les Vénitiens le regardent comme appartenant à la famille Sagredo, et il avait pris l'habit de Saint-Benoît dans l'abbaye de San-Giorgio-Maggiore. Ce fut lui, dit-on, qui établit parmi les Magyars l'usage de baisser la tête, ou même de fléchir le genou au nom de la Mère de Dieu. De là vint, dans le pays, la coutume de dire Notre-Dame, au lieu de nommer la très-sainte Vierge '•; pour couper court à la pragmatique.

Saint Bomface, évêque de Lausanne; 19 février, 1266. 11 se démit de son évêché en 12^7 après avoir eu beaucoup à souffrir, et se retira dans le monastère cistercien

de la Cambre près de Bruxelles. Sa grande dévotion à la sainte Vierge, qui lui apparut, dit-on, l'a fait quelquefois représenter agenouillé devant une image de Marie.

Saint Amédée, évêque de Lau.sanne ((^f. Gant, p. lih^). A cause des louanges qu'il a données à la sainte Vierge dans ses Homélies, on le représente comme le précédent.

Saint Héiubeiit évêoue de Cologne (Cf, Église, p. 339). Peint également en prière devant une image de Marie; parce que le monastère de Deutz, élevé par lui, fut construit tout exprès dans un lieu fameux par les crimes qui s'y étaient commis. Le saint voulut ainsi refaire la réputation de cet endroit; et si l'on réfléchit à la renommée du bienheureux Rupert qui en fut abbé, on conviendra que l'évêque de Cologne avait eu la main heureuse dans son projet.

Le bienheureux Fulbert, évêque de Chartres (Cf. Apparitions de la sainte Yierrje, p. 58). Les mêmes raisons qui ont fait représenter agenouillés devant une image de la sainte Vierge quelques saints nommés plus haut, peuvent avoir occasionné la même caractéristique pour celui-ci. On lui attribue entre autres louanges de Marie, l'antienne Sancla Maria, succurre miseris, qui a passé pour être de saint Augustin; on dit aussi qu'il introduisit dans son diocèse la fête de la Nativité de la sainte Vierge; mais il est spécialement célèbre pour avoir rebâti, avec un zèle tout particulier, sa cathédrale qui avait été la proie des flammes * en 1020. On aurait donc tout droit de le peindre prosterné devant la représentation de Notre-Dame au type chartrain, c'est-à-dire assise et portant l'enfant Jésus sur ses genoux.

Saint Alphonse de Liguori. Cf. Chaire, Chapelet, p. 200.

On peut trouver saint Acilius, patron de Straubing (Cf. Armure, p. 78; etc.), rapproché d'une image de la sainte Vierge. Non pas que le saint ait droit de passer pour avoir quelque relation avec l'origine de ce pèlerinage bavarois. Car la statue fut apportée d'Heilbronn pendant la guerre de Trente ans'. Mais ces deux patronages étaient chers à la ville danubienne depuis le milieu du xvii" siècle. Le saint y était honoré bien auparavant; et les Bavarois prétendaient le confondre avec Acilius Glabrio, considéré comme martyr sous Domitien après avoir été consul (en 91, dit-on). Les hagiographes difTiciles ne se rendent pas à cette conjecture ' ; quoique les gens

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