Matih. xxvii, 54.— Marc, xv
4. C'est ce que dit équivalcmment l'Oflice grec : Tatç oûtoù îwifai; xai V)uûv ta ip.|xotTa Tri; xapjîa; 90'mûov... Et plus loin on y raconte que ses reliques rendirent la vue à une fcmmi: qui les trouva par révélation divine. Puis encore : "Opiiata xap&a; fuOiaOel; Taï; (itiat; \&\i'\iti', toû £u.aupb»7>vTO; V)Xiou Ttivjoçt iXXau.<|/iv, tt,v àjr'rjv,
Aoyyiv6> ËXtrtE; Trj; SvaiEËcia;, x*i fuorcrç, i-içOr]; çmti^wv r)uâ;, x. T. ).
5. L'Ordène de chevalerie, v. '277, svv., ap. Harbazan. Sur Nuint Longin diverses curiosités que nous n'avions pas à recueillir Ici, v trouveront dans Collius, De sanguine Christi, p. ti.V.'-titil; Thilo, Cod. apocr. N. T., 581, sqq. (Evang. Nicodcmi).
0. T. II, p. 341. M. Blavignac (Histoire de l'archéologie sacrer... p. 40, sv.) fait observer que la croix tréfilée do Saint-Maurice ne remonte guère plus liant qu'Amédée VIII, fondateur do l'Ordre ^1voyard; et qu'auparavant c'était une croix toute simple.
ARMES, ARMURE
que ce corps d'armée, recruté en Egypte, était entièrement composé de chrétiens et que Maximien Hercule au moment de passer les Alpes, voulut faire assister toute son armée à un sacrifice païen. La légion se tint à l'écart; et sur un appel nouveau, déclara qu'elle servirait les empereurs d'après son serment militaire, mais non pas les dieux. Après avoir été deux fois décimée sans changer de résolution, elle fut massacrée tout entière près de Martigny. Le lieu de cette boucherie semble avoir été couvert par la chute d'une montagne; mais l'abbaye de Saint-Maurice, vers le débouché du Rhône dans le lac Léman, a conservé le nom et le culte de cette troupe généreuse. Tous les pays voisins ont réclamé l'honneur d'être protégés par quelqu'un de ces martyrs; et l'on cite comme officiers de la légion saint Exupère, saint Candide, saint Victor, saint Innocent, saint Vital, sans compter plusieurs autres, qui n'étaient peut-être que de simples légionnaires '. La maison de Savoie, qui compta longtemps s'agrandir aux dépens de la Suisse, avant d'avoir jeté son dévolu sur la haute Italie, avait fondé l'ordre de Saint-Maurice pour se populariser dans le Bas-Valais et le pays de Vaud. Depuis, cet ordre a été mêlé avec celui de Saint-Lazare ; mais il a conservé la • croix trèflée blanche imaginée par Amédée VIII dans sa retraite de Ripaille. Cf. Lance.
Saint Adrien. Cf. Enclume.
Saint Ours et saint Victor , patrons de Soleure ; 30 septembre , v. 300. Ils passent pour avoir appartenu à la légion Thébaine; et soit avant, soit après le massacre de leurs compagnons d'armes , ils seraient tombés entre les mains du magistrat impérial qui commandait le pays de l'Aar. Décapités, on raconte qu'ils traversèrent le fleuve en portant leurs têtes. Cf. Têtes.
Saint Félix avec sainte Régula (et saint Exupérance) martyrs, patrons de Zurich; 11 septembre, v. 300. Ils passent également pour avoir fait partie de la légion Thébaine (peut-être appartenaient-ils à un dépôt laissé en arrière). Quant à sainte Régula, on la donne pour sœur
de saint Félix, qu'elle aurait suivi dans ses campagnes et dont elle partagea le martyre.
Saint Florian, invoqué en Autriche comme patron contre l'incendie; 4 mai, v. 297 ou 304. Cf. Aigle Jp. 25), Flamme, Sceau, etc.
Saint Géréon avec trois cent dix-huit compagnons; 10 octobre, v. 259. Les uns en font un officier de la légion Thébaine, et nous avons déjà fait observer que l'on avait assez aisément attribué à ce corps d'armée grand nombre de soldats romains martyrisés en divers lieux de l'Allemagne et de la Lombardie; d'autres veulent que saint Géréon soit un chef de cohorte africain, mais non pas égyptien , massacré à Cologne pour la foi avec tout son monde. Saint Victor de Xanten est regardé comme l'un de ses compagnons; et une grande partie de l'Allemagne rivalisait avec Cologne pour les honorer. Le nom de Xanten semble dû aux saints dont le culte s'y conserve.
Les saints Solutor, Adventor et Octavius, patrons de Turin ; 20 novembre. Les Piémontais, depuis le temps de saint Maxime de Turin, considèrent ces trois martyrs comme ayant servi sous saint Maurice. On suppose qu'ils s'étaient écartés de la légion pour passer en Italie; et .que poursuivis jusque-là, ils furent tués vers la ville d'Ivrée, ou même de Turin2. Quoi qu'il en soit, la ville de Turin avait consacré à ces trois saints une église qui existe encore sous le nom des Martyrs 3.
Saint Godefroi ou Jafré (Jophredus, Chiafredo, Teofredo), patron de Saluées dans lahaute vallée du Pô; 7 septembre, v. 302. Bien que ce nom ne ressemble nullement à la langue copte ou au grec, les gens de Saluées sont persuadés que leur patron est un des martyrs de la légion Thébaine ; et je m'en rapporte à ce qui en est. Ce pouvait être une recrue germanique incorporée dans la légion Égyptienne 4.
Saint Jean et saint Paul, frères, martyrisés à Rome sous Julien l'Apostat; 27 juin, 362. Il n'est point clair du tout qu'ils eussent jamais porté les armes; mais nous avons fait remarquer que dans l'empire romain, le mot mililia indiquait le service de la cour. Le moyen âge d'ailleurs n'imaginait pas dans les hautes fonctions du palais d'autres personnages que des nobles; et qui disait noble alors, disait homme d'épée. En conséquence les artistes ont traité saint Jean et saint Paul en gens de guerre. Ces deux frères avaient été intendants des biens de Constantia , fille du grand Constantin. La princesse en mourant, leur avait laissé de grandes richesses, qu'ils distribuaient généreusement aux pauvres. Julien l'Apostat
1 . Les Piémontais honorent sous ce même titre trois patrons de Turin (les saints Octave, Solutor et Adventor); mais en outre saint
Second à Pignerol, saint Alvère et un saint Sébastien à Fossano; saint /a/fré (Chiaffredo), saint Théodore, etc., dans le marquisat de Saluées.
2. Il- suffirait qu'ils eussent été martyrisés en n'importe quel endroit de l'Italie subalpine (du Piémont) pour que saint Maxime ait pu dire dans son homélie sur leur fête : « Quum omnium sanctorum,
fratres, devotissime natalem celebrare debeamus, tum pnecipue eorum solemnitas tota nobis veneratione curanda est, qui in nostris domiciliis proprium sanguinem profuderunt; »
3. Cf. Zaccaria, Excursus litterarius per lialiam; etc. Sa dissertation a été reproduite à part, avec de nouvelles notes, par le P. Carminati (Torino, 1844, in-8»).