AA. SS. April., t. II, p
Les Bollandistes, que nous avons déjà cités à pareille occasion, indiquent encore cette fois (p. 697, sq.) plusieurs des martyrs sacrifiés ainsi par les Juifs vers le temps de Piques.
7. AA. SS. M., t. III, p. »02-t70.-Cf. Ibid., 19 april., p.697,etc.
SERPENT
Cela mis en avant, nous pouvons maintenant procéder à notre véritable sujet qui sera passablement chargé, même en le débarrassant le plus possible des accessoires. Moïse n'est pas seulement représenté arborant le serpent d'airain dans le désert, pour guérir ceux qui avaient été mordus par les reptiles (Num. xxi, 6-9); mais aussi jetant sa baguette à terre pour qu'elle se change en serpent : soit par ordre de Dieu devant le buisson ardent comme épreuve de sa mission divine (Exod. îv, 1-5), soit devant Pharaon pour obtenir la délivrance des Israélites (Exod. vu, 8-13).
Saint Paul apôtre (Cf. Cheval, p. 208;' Épie). Une vipère suspendue à sa main et qu'il secoue sur le feu (Act. xxviii, 3-6). Ce fait, arrivé dans l'île de Malte, a donné lieu à une dévotion fort répandue, surtout chez les Grecs. La terre extraite d'une caverne où saint Paul passe pour s'être réfugié après son naufrage sur la côte de l'île, se transporte au loin comme préservatif contre la morsure des bêtes dangereuses et contre la fièvre.
On était en outre persuadé jadis que tout homme né le 25 janvier (jour de la Conversion de l'Apôtre) était garanti contre la dent des reptiles.
Saint André apôtre (Cf. Croix, p. 286, svv.). Sa légende apocryphe raconte qu'il chassa les diables sous la forme de serpent ou de dragon *.
Saint Pierre Célesttn, pape (Cf. Colombe, p. 240; démon, etc.). Je ne me rappelle pas l'avoir jamais vu peint avec un dragon ou un grand serpent; mais il pourrait se faire que cela se rencontrât, surtout en Italie. Car on raconte que, s'étant retiré dans une grotte de l'Abruzze, il en chassa un serpent venimeux qui avait exercé de grands ravages aux environs.
Saint Romain, évêque de Rouen. Cf. Dragon, p. 317. Saint Spiridion, évêque de Trémithonte dans l'île de Chypre; 1/j décembre, vers 348. Présentant un serpent à un pauvre.
11 avait une grande réputation de charité, aussi les malheureux s'adressaient-ils à lui avec confiance. Mais un jour qu'un mendiant lui demandait assistance, le saint, qui n'avait rien à lui donner, ramassa un serpent que le pauvre ne se souciait guère d'accepter. Cependant encouragé par l'évêque , il tendit la main ; et la bête se convertit en or1.
Saint Narcisse évêque de Girone , et apôtre d'Augsbourg. Cf. Dragon, p. 319, sv.
Saint Amand, évêque de Maestricht. Son dragon (Cf. p. 317) est parfois devenu un serpent sous la main des artistes3. C'était durant l'enfance du saint.
Saint Modeste, évêque de Jérusalem; 16 décembre, viie siècle. Faisant mourir un serpent qui infestait une
fontaine; à peu près donc comme la légende de saint Narcisse4.
Saint Hilaire, évêque de Poitiers; 14 janvier, v. 368. Les vieux artistes le peignent avec un bâton autour
Saint Spiridion.
duquel s'enroule un serpent; ou des serpents qui fuient devant ce bâton. Cela signifie que durant, son exil il chassa entièrement les reptiles qui infestaient l'île Gal-
i. I.egend. aur., cap. n. Cela se trouve représenté, entre autres lieux, dans une rerrière à la cathédrale de Chartres. 2. Surius, 14 decembr.
3. Cf. AA. SS. Octobr., t. XI, p. 018. — Cf. ibid., Februar., t. I, p. 840.