AiiRiiissola, Ephemerid., 18011, p
0. Cf. Surius. — AA. SS. April., t. I, p. 280; et 202, 303, etc.
AUMONE
Saint Antonin, frère prêcheur et archevêque de Florence ; 10 mai, 1 459. Distribuant du pain ou des vêtements à des pauvres. On raconte que Dieu lui fit connaître un jour les fâcheux résultats qu'avait produits sa charité dans upe famille où l'amour de la vanité était entré avec l'aisance. Mais les saints savent que l'aumône ne doit pas être accompagnée de recherches trop sévères, n'en déplaise aux régulateurs modernes de la bienfaisance !
Saint Thomas de Villeneuve, de l'ordre de Saint-Augustin et archevêque de Valence ; 22 septembre, 1555. On le peint ordinairement entouré dé malheureux auxquels il distribue-des secours. Quoique né à Fuentellana, il a pris son nom de Villa-.\ueva-de-)os-Infantes (à une lieue de là) où il fut élevé.
Saint Thuribius (Toribio, Iturbide?) de Mogrovejo, archevêque de Lima; 27 avril, 1606. Dès sa jeunesse, en Espagne, il avait reçu le nom de père des pauvres ; mais devenu archevêque, il ne mit plus de bornes à ses aumônes, songeant à peine à se réserver le nécessaire. Loin de croire jamais excéder en cela, il ne pensait que remplir un devoir; appelant les pauvres ses créanciers.
Saint Laurent, martyr; 10 août, 258. Quoique cet illustre diacre soit surtout représenté avec l'instrument de son supplice, on le voit souvent une bourse à la main et entouré de mendiants. C'est qu'il se chargea de distribuer aux pauvres chrétiens de Rome les trésors de l'Église avant que les persécuteurs ne s'en emparassent- C'est pourquoi le Bréviaire lui applique dans son office ces paroles du Psaume : Dispersil, dédit pauperibus.
Saint Gall abbé, disciple de saint Columban; 16 octobre, 646. En Bourgogne où jl avait guéri miraculeusement la fille du duc Gunzo, qui était possédée du démon, il n'accepta des vases o"or offerts par la reconnaissance de ce seigneur, que pour les distribuer immédiatement aux pauvres. Cf. Ours.
Saint Bertulph (Bertulf.ou Bertou), abbé de Renty; 5 février, v. 7 05. On le représente répandant des aumônes, parce qu'il avait distribué sa fortune aux pauvres et leur conserva toute sa vie une tendre affection. Il avait quitté la Germanie pour venir recevoir le baptême en Flandre, et s'était mis au service du comte Wambert. Apprécié par ses maîtres, qui l'avaient vu éclatant de lumière tandis qu'il priait durant la nuit, et protégé contre la pluie par un aigle (Cf. Aigle, p. 25), il devint leur héritier. Ce fut alors qu'il fonda le monastère de Renty.
Saint Odon, abbé de Cluny ; 18 novembre, 942. Il avait été homme de guerre, et donna dès lors ses vêtements à un pauvre. Ce fut l'origine de sa conversion, après laquelle il devint d'abord chanoine de Tours, puis moine. Sa vie,