Cf. Calendar of the anglican church, p. 21 S
3. Alban Butler, Lives of the... fathers, martyrs, etc., august 5.
4. Pour le chef de saint Jean-Baptiste, que les Amjénois pré-
tendent conserver dans leur cathédrale depuis la prise de Constantinoplepar les Latins, plusieurs plombs commémoratifs ont été publiés par M. A. Forgeais, t. II (1863, Pèlerinages), p. 90-99; puis M. i. Garnier en adonné d'autres encore dans les Mémoires... des antiquaires de Picardie (t. XX, 186fi).
Quant à saint Akastase, le culte rendu à sa tète dans la ville de Rome est exprimé ainsi par l'auteur du Martyrologium poeticum ('22 januar. ) :
« Nil capilis dono misit pretioMus Urbi M;iit} ris eximii Pursia dives opum. *
TÈTK ENTAMÉE, ETC.
matiques russes, qui lui fendirent la tète d'un coup de hache1.
Le paysan russe, comme jadis le Scandinave, portait assez habituellement une hache en manière d'outil quotidien , et s'en servait pour ses vengeances aussi bien que pour toute autre besogne.
On a représenté d'une façon quelque peu semblable saint Thomas de Cantorbérï (Cf. Chasuble, p. 200; etc.), parce qu'il fut assassiné au pied de l'autel à coups d'épée et eut le crâne fendu. Cependant je ne vois guère ce genre de représentations adopté avant le xiv° siècle ou le xve.
Nous avons indiqué ailleurs (Cf. Autel) divers saints, évêques surtout, que l'on voit peinls aussi de la sorte.
Saint Fidèle do Sigmaringen.
Saint Pierre de Véiione (ou saint Pierre martyr1), dominicain (Cf. Assassinat, p. 89). Le plus souvent on le représente avec un sabre qui lui a fendu la tête et qm demeure dans la blessure , comme si l'assassin venait
de s'échapper en laissant son arme. Mais Jean de Fiésole (FAngclico) se contente bien des fois de montrer le crâne du martyr sanglant et entamé. Sous la première forme, saint Pierre de Vérone a été reproduit très-fréquemment, parce que celait un type qui recommandait aux respects des fidèles le premier martyr donné à l'Église par l'institution des inquisiteurs de la foi.
Un motif analogue a consacré aussi la peinture de saint Fidèle de Sicmaiungen capucin, premier martyr de la Propagande; 2/i avril, 1022.
11 prêchait dans le canton des Grisons, et fut assommé par des paysans luthériens qui lui avaient laissé croire qu'on écouterait volontiers sa prédication. Ou lui brisa la tête à coups de massue; et l'on a imaginé parfois de peindre l'instrument encore appliqué sur les plaies. Nous nous sommes contenté d'indiquer la principale blessure, conformément à une estampe ancienne.
Saint Ange carme, martyr (Cf. Couronne, p. 278), a plusieurs fois reçu cet emblème aussi ; quoique çà et là on le représente avec une épée enfoncée dans la poitrine.
Le B1 André Bobola, prêtre de la Compagnie de Jésus; 23 mai, 1057. Tué par les schismatiques russes à Janow près de Pinsk, il avait subi d'atroces tortures avant de mourir. Plusieurs gravures déjà anciennes le montrent ayant un sabre enfoncé dans le crâne et dans l'un de ses poignets, pour exprimer quelque chose des cruels traitements qu'il éprouva de la part des Cosaques orthodoxes avant de rendre l'âme entre leurs mains.