VASE D'ÉGLISE OU DE PARFUM
Mais si c'était par hasard un écho des déclamations anciennes et modernes contre les richesses dédiées à l'honneur de Dieu, nous renverrions les spectateurs de ces homélies artistiques à la conduite des saints depuis saint Laurent (Cf. Bourse, Aumône) jusqu'à nos jours. L'Église n'a guère manqué de comprendre ce qu'elle devait aux membres souffrants de Jésus- Christ en même temps qu'au culte divin. Elle avait grâce pour savoir à quoi s'en tenir, et les philanthropes modernes ne lui donneront pas de leçons pratiques qu'elle n'ait su appliquer mieux qu'eux, bien avant leurs beaux discours. Ajoutons encore à ce qui a été dit précédemment (sans
prétendre épuiser la liste) saint Ambroise de Milan, pour les prisonniers enlevés par les Goths, et saint Deogratias évêque de Cartilage*. Cet homme vénérable se lit le serviteur des captifs amenés en Afrique parles-Vandales, et vendit les richesses de son église pour affranchir ou soulager ces malheureux. Cf. Prison, p. 710.