‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 132 sur 1339 · AUTEL · texte numérisé non relu

AUTEL

jusqu'au reste de leurs jours. Dans la suite, il fut élevé sur la chaire épiscopale d'Évreux.

Saint Gohard (Guichard, ou Cohard, etc.), évêque de Nantes; 25 juin, 843. Décapité, dit-on, au moment où célébrant la messe il chantait le Sursum corda. Mais selon d'autres, il était alors aux fonts baptismaux. Ce fut pendant l'invasion de Nantes par les Normands. Cf. Barque.

Saint Pierre Pascual (Paschasius), de l'ordre de la Merci, et évêque de Jaën; 23 octobre, 1300. Égorgé au pied de l'autel par les Maures, qui le haïssaient à cause de son zèle pour la conversion des musulmans. Cf. p. 55, etc.

Saint Stanislas de Cracovie. Cf. Assassinat, p. 89.

Saint Piammon (ou Ammon) de Diolcos, prêtre et solitaire. Autel ou petite chapelle dont il sonne la cloche. Comme les moines d'alors recevaient rarement l'ordination, il les convoquait au service divin; et dans ce pays marécageux, ils arrivaient presque tous en barques, regagnant ensuite chacun leur cellule de la même façon l.

Saint Aquilin, prêtre et martyr. Cf. Epie.

Saint Théophile le Pénitent. Cf. Apparition de Notre- Dame (ci-dessus, p. 59), Démon. On le peint parfois prosterné devant un autel pour demander pardon de son péché'; ce n'est, à vrai dire qu'une scène accessoire dans cette célèbre légende. On y voulait montrer les premiers instants du repentir, avant que la réconciliation fût assurée au pécheur.

Sainte Guennolé (Cf. Armée, p. 70), emporté de l'autel sur les bras de ses disciples. 11 tomba mourant après avoir terminé sa messe où il avait donné la communion à ses religieux, et reçu l'extrême onction '.

Saint Gonery (Gonerius), prêtre et solitaire en Bretagne ; 18 juillet, vers le vie siècle. Un autel sur lequel il commençait à célébrer la messe et qui n'était soutenu que par un petit pilier, se brise sans que l'homme de Dieu soit obligé d'interrompre le saint sacrifice. On dit que le démon avait causé cet accident, et que la partie de la table qui portait désormais en l'air demeura comme en équilibre.

Saint Fennen, abbé. Cf. Armée, p. 70; Calice, etc.

Saint Pierre d'Arbuès, chanoine de Sarragosse et l'un des premiers inquisiteurs d'Aragon; 17 septembre, 1485. Assassiné par ordre des Juifs, dit-on, pendant qu'agenouillé devant l'autel il se préparaitau chantdes matines.

Le bienheureux Ciiiarito (Clarilus) del Voglia, fondateur du monastère de Sto Maria Regina cœli à Florence, v. 1354. Servant la messe et favorisé de plusieurs visions pendant cet exercice. Ces faveurs du Ciel envers le bienheureux sont retracées dans une peinture attribuée à Giotto et reproduite par Gori 4.

i. Vitœ PP. (éd. Rosweyde), p. 759, etc.

2. J'en ai donné ailleurs (Mélanges d'Archéologie , t. III, p. 32) la représentation d'après un vitrail de Laon, mais ce n'était qu'un petit tableau détaché de l'ensemble développé en détail par toute la verrière.

Le saint homme s'était chargé de balayer l'église des religieuses et d'y servir la messe. Ce fut dans cette dernière fonction qu'il vit une fois l'hostie consacrée darder un rayon de lumière sur sa poitrine.

Saint Philippe Néri; 26 mai, 1595. On l'a souvent peint en habit sacerdotaux et même célébrant la messe, à cause de la merveilleuse piété qui éclatait en lui quand il offrait le saint sacrifice. Dans sa vieillesse il y employait quelquefois trois heures, et celui qui le servait à l'autel savait qu'il pouvait s'absenter sans inconvénient.

Saint André Avellino , théatin; 10 novembre, 1608. Mourant au pied de l'autel. Il tomba frappé d'apoplexie lorsque commençant la messe, il prononçait les paroles Introibo ad altare Dei, qu'il répéta trois fois sans pouvoir passer outre. Il était âgé de 88 ans.

Saint Guy d'Anderlecht; 12 septembre, 1012. On l'a représenté plusieurs fois prenant soin pendant son enfance, d'un autel de la sainte Vierge à Laeken près de Bruxelles. Aussi est-il considéré en Belgique comme le patron des sacristains, à cause du zèle affectueux qu'il mettait à remplir ce pieux office 5. Mais comme il ne passa point sa vie dans cet emploi, nous le retrouverons encore avec d'autres attributs. Cf. Bourdon, etc.

Saint Éric, roi de Suède; 18 mai, 1160. Il fut égorgé par les Danois ; mais sa dévotion au saint sacrifice était si grande qu'il voulut entendre la messe jusqu'au bout, bien qu'il fût averti que ses ennemis pénétraient dans l'église pour le chercher.

Cela n'est pas si particulièrement moyen âge que le xviie siècle ne l'ait revu pour le prince Eugène (de Savoie- Carignan), au moment où les Turcs engageaient la bataille de Szenta contre l'armée autrichienne.

Saint Thuiaud (Thebaudus, Thibaudus, Tibaldus), patron de la ville d'Albe en Montferrat; 1er juin, 1150. Balayant le sanctuaire et l'église de Saint-Laurent d'Albe. Durant les dernières années de sa vie, le saint homme s'employait à cet office; et demanda d'être inhumé dans l'endroit où chaque jour il avait jeté les balayures de la maison de Dieu 8.

Saint Homobon (Cf. Aumône, p. 93). Prosterné devant l'autel les bras en croix. Comme il assistait à la messe, il s'étendit sur le sol dans cette posture lorsque l'on commençait le Gloria inexcelsis; et les assistants ne s'aperçurent de sa mort qu'en s' approchant de lui pour voir ce qui l'empêchait de se lever à l'Évangile. Il est le patron des tailleurs dans plusieurs villes d'Italie, et est honoré dans plusieurs autres contrées ; par exemple à Lille, à l'occasion d'une de ses reliques qui fut déposée dans l'église de Saint-Maurice.

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