‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 146 sur 1339 · Ibid., M januar · texte numérisé non relu

Ibid., M januar

saint Pierre que lui qui en guérissait tant d'autres, devrait bien employer son pouvoir en faveur de sa propre fille. Le saint aurait fait observer que c'était pour le bien de la malade elle-même; et cependant afin de montrer qu'il ne tenait qu'à lui de mettre fin à cet état de langueur, il lui dit : Levez-vous et mettez-vous à nous servir. Cela fait, il la laissa retomber dans son infirmité pour n'être guérie que quand elle serait bien affermie dans le service de Dieu 6. Plus tard la beauté de cette jeune fille ayant attiré les regards d' un jeune homme qui voulut l'épouser, elle reçut l'Eucharistie et obtint de mourir. On raconte qu'elle avait pour compagne sainte Félicula, qui lui survécut et mourut martyre. Cf. Communion.

Le récit de cette maladie et de sa guérison semble emprunté à l'Évangile 7, où il est précisément dit que la belle-mère de saint Pierre , après avoir été guérie de longues fièvres par Notre-Seigneur , se mit aussitôt à le servir. Je suppose que pour sainte Pétronille, le balai signifiait ce service d'une ménagère qui s'emploie aux affaires domestiques. Mais il est assez reçu aujourd'hui de ne voir dans notre sainte qu'une fille spirituelle du prince des apôtres, baptisée sans doute par lui à Rome, et appartenant peut-être à la famille Petronia. Cette opinion remonte jusqu'au grave Baronius, n'en déplaise à ceux qui crient un peu trop fort contre la critique moderne; comme si l'on ne pouvait pas soupeser certaines narrations édifiantes sans se faire accuser de sécheresse presque impie. J'en parle d'autant plus à mon aise dans un livre qui ne saurait être taxé d'hypercritique, ni pour le choix du sujet, ni pour la manière habituelle de le traiter.

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