‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 150 sur 1339 · Joann. i · texte numérisé non relu

Joann. i

ment vêtu d'un manteau ou d'une tunique que hérissent des poils grossiers *.

Saint Jean-Baptiste (Cf. Agneau, p. 22, sv). « Ecce agnus Dei. » Tout le monde sait que c'est l'expression du saint, désignant Notre-Seigneur comme l'agneau qui devait porter les iniquités du monde 3. On a souvent transcrit cette phrase sur une banderole enroulée autour d'une croix généralement faite en roseaux , que les peintres modernes donnent au saint précurseur. Le moyen âge était beaucoup plus saisissant lorsqu'il peignait saint Jean montrant du doigt un petit agneau. Mais nous avons changé tout cela. .

Le bon Larron (Cf. Saints crucifiés, etc.). «Domine, mémento mei quum veneris in regnum tuum. » (Luc. xxiii, 42.)

Saint Marc, évangéliste; 25 avril, v. 68. « Pax tibi, Marce, evangelista meus. » Ces mots sont empruntés au récit de son histoire, tel que le donne la Légende dorée*. Le saint avait été pris par le peuple d'Alexandrie, qui se préparait à lui donner la mort, et Notre-Seigneur vint dans la prison lui dire : « Sois sans crainte, etc. »

Saint Grégoire le Grand, pape (Cf. Anges, p. 35 ; Colombe, etc.) : « Ora pro nobis Deum. » Qn raconte que pendant la procession où il demandait au Ciel , par l'intercession de Marie, la cessation du fléau qui affligeait Rome, un chœur d'anges fit entendre le chant du Regina cœli. Le saint pape aurait complété l'antienne en y ajoutant la demande qui termine ce chant aujourd'hui dans l'usage de l'Église 5.

Saint François de Sales, évêque de Genève; 29 janvier, 1622. « Vive Jésus! » Ses lettres portaient fréquemment cette espèce d' en-tête (comme nous dirions aujourd'hui). Cf. Globe.

Saint Antoine le Grand, solitaire et abbé (Cf. Béquille, etc.) « Quis evadet! » On trouvera l'explication historique de ce cri, sous le titre Filet.

Saint Romain diacre de Constantinople , surnommé l'Hymnographe (MOflfe); 1 octobre, v. 500. La sainte Vierge lui apparaît pendant qu'il dort, et lui tend un écrit. Il avait d'abord été diacre de l'Église de Béryte en Syrie, et vint à Constantinople où il passait volontiers une partie de la nuit en prières dans l'église de Blaquernes, consacrée à la Mère de Dieu. Durant la nuit qui précédait la fête de Noël, le sommeil le surprit; et Notre-Dame se montrant à lui en songe, lui ordonna de manger un écrit qu'elle lui présentait. Se réveillant aussitôt, il se trouva plein d'un pieux enthousiasme qu'il ne s'était point connu jusqu'alors; et montant sur l'ambon il improvisa le chant : « La Vierge enfante aujourd'hui le Créateur6. » Ce fut son début dans l'hymnographie.oùil

4. Legenda aur., cap. ux. Cf. AA. SS. April., t. III, p. 318.

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