AMANDE
Je ne tiens pas à introduire dans cet ouvrage tout pratique, des considérations contestables sur un symbolisme qui ne soit pas très-établi par la tradition. Ce que peut avoir dit un saint Père (à plus forte raison un écrivain ecclésiastique moins qualifié) n'a pas toujours fait loi dans l'Église, il s'en faut de beaucoup; c'est alors affaire de curiosité, qui montre parfois l'effort d'esprits plus chercheurs que bien inspirés , et la liberté que l'on s'accordait dans l'interprétation des textes quand il ne s'agissait que d'édifier. Mais cela ne fait pas loi, et l'on s'exposerait énormément si l'on s'avisait de prendre la première opinion venue pour l'expression de toute une époque.
La forme approximative de l'amande, représentée par un ovale qui se termine souvent en ogive au sommet (comme une flamme ) ou même à la base, semble avoir reçu dans l'art du moyen âge une signification symbolique qui correspond à divers textes dont on se défierait volontiers si ce n'était qu'ils expliquent l'emploi de cette figure en un grand nombre de cas. Au fond je