Première partie de l'année : Janvier-Juin
nous consacrerons aux Patrons ; moyennant quoi bien des difficultés seront levées pour l'intelligence des calendriers, sans que nous prétendions avoir tout aplani cependant par quelques pages. Nul , assurément, n'a dû s'y attendre. Toutefois, pour aguerrir encore quelque peu ceux qui trouveraient qu'un seul calendrier (étranger surtout) ne leur met pas sous les yeux bien des faits qui se rencontreront ailleurs sous d'autres formes, donnons un nouvel exemple de ces petits monuments populaires exécutés au couteau par des paysans, avec toute la rudesse d'une main mal exercée dans l'art; mais avec ce bon sens brusque qui sait fixer sommairement les grands traits nécessaires au souvenir.
Celui-ci est l'ouvrage d'un Breton qui l'a tracé sur une planchette à deux faces surmontée (dans l'original complet) des portraits quelconques du bonhomme et de sa femme; l'on a donc évidemment voulu en faire un petit meuble de famille 4.
La première face, à laquelle j'ai fait ajouter des chiffres au bout de chaque ligne, pour aider à distinguer les mois, renferme la première moitié de l'année.
Il n'est pas malaisé de reconnaître au milieu de février, très-peu chargé de fêtes, la date 1682 qui pourra étonner bien des gens. Mais elle n'en est que plus curieuse pour montrer comme quoi en plein règne de Louis XIV les hommes du peuple conservaient encore des allures singulièrement empreintes de moyen âge. Quelqu'un a voulu y voir 1468; mais l'autre date semble beaucoup plus claire, et résout d'ailleurs plus d'une difficulté qui se présenterait s'il fallait admettre que ce fût un travail du xv« siècle. Ainsi le 6 septembre marqué comme fête chômée, paraît indiquer la seconde translation des reliques de saint Vincent Ferrier, qui ne remonte qu'à 1637. 11 a été donné un fort bon commentaire sur cet almanach au siècle dernier5, ce sera mon point de départ, et je n'en changerai guère que la forme.
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t. Ce» voyage» durent surtout avoir lieu après que des architectes français eurent mit la main aux églises suédoises. Nous savons qu'Etienne ou Pierre, maître en constructions, qui a dirigé celle d'I psal (le contrat est de 1287), devait être né à Donueuil prés Saint-Denis en France, si ce n'est a Bonneuil-sur-Marne.