Calendar. benedict.;i febr
5. Cf. Edm. Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, t. II (1865), p. 292, svv.
6. Legenda aur., cxxxvin.— Cf. AA.SS. Septembr., 1. 1, p. 248,202.
7. Voici comment s'exprime une prose (Promat pia vox cantoris) du vieux Missel de Paris (Paris, 1516, in-V) pour la fête de saint Leu :
« Quod fateri rex veretur Scelus, scire promeretur; Christus ei revelavit Scelus quod rex perpetravit.
Nam altari dum adstaret, Dumque missam celebraret, De supernis carta missa Régis pandit haec commissa.
Hic norrendœ rei reum Regem videns apud Oeum, Jam pro rege supplex orat Cujus culpam non ignorât. .
Servo Dei non ingratum
Cerva prœbet famulatum. Etc. ■
Ici la légende de saint Leu empiète évidemment sur celle de saint Gilles qui est honoré le même jour. Cf. infra, p. 186, sv. Mais le tout ne serait-il pas puisé à la même source?
8. Une vieille vie de saint Éleuthère veut qu'il s'agisse de Clovis
et de l'évêque de Tournai ( AA. SS. Febr., 190) ; cependant Philippe Mouskes, quoique Tournaisien, donne ce miracle {Chronique rimée, t. I, p. 161, sv.) comme appartenant à la vie de saint Gilles et de Charlemagne.
i La messe ooit en l'ermitage
Del preudome loial et sage
Saint Gille, ki biel le cantoit;
Et si corn el secré estoit,
Esvous l'angle Dieu a l'autel.
Si H a mis sous le mesel
Une chartre nouviele escrite,
Et li preudom l'a moult tos lite.
S'i trouva escriut le pécié
Ki Charlon avoit entecié,
Tel k'il n'ozoit dire entresait
Pour l'ordure del péciet lait. Etc. »
L'Office de la Saint-Charlemagne, dans un vieux bréviaire d'IJalberstadt, fait honneur aussi de ce miracle à saint Gilles (Antienne de Magnificat aux secondes vêpres ) :
fMediante sancto Mgidio
Sanctionts dominicee mysterio
Tibi cœlitus per angelum collatam
Imploramus peccatorum veniam. »
C'est également l'avis de l'artiste qui a exécuté la châsse de Charlemagne à Aix-la-Chapelle :
« iËgidio Carolum crimen pudet edere soluni, Illud enim tanti gravât. ^Egidio celebranti Angélus occultum perhibet, reseratque sepultum. »
Cf. AA. SS. Sept., t. I,p.295. — J. Molan., llistor. SS.imaginum, H, 23 (éd. Paquot, p. 72, sq.) 9. AA. SS. Septembr., t. I, p. 2J9, sq.
CALICE, COUPE
H est bien possible pourtant que saint Leu et saint Gilles étant fêtés le môme jour, les attributs du moine aient été transférés à l'évéque. Ainsi la prose du Missel de Paris qui attribue à saint Leu la biche de saint Gilles, pourrait bien avoir fait un autre emprunt du même genre en mettant sur le compte de l'évéque de Sens ce que les Languedociens disaient de leur solitaire.
Saint Donat, évêque d'Abezzo et martyr; 7 août, 361. Le Martyrologe romain cite de lui ce miracle que par ses prières il obtint la réunion et la consolidation des fragments d'un calice brisé i.
Saint Hugues, chartreux, évêque de Lincoln. Cf. Apparition de l'enfant Jésus, p. 56.
Saint Norbert, fondateur des Prémontrés et archevêque de Magdebourg. Cf. Monstrance, Araignée (saint Conrad, p. 63).
Saint Licinien évêque, portant une coupe surmontée d'un serpent. Les frères Klauber, qui le représentent ainsi, d'après je ne sais quelle source, le donnent pour un évêque de Carthage honoré le 14 mai, et qui aurait été empoisonné par les Ariens. Il serait possible que cela fût puisé dans quelque recueil des Ermites de Saint-Augustin, auxquels une critique sévère n'a pas toujours présidé.
Saint Honoré, évêque d'Amiens. Cf. Main divine.
Saint Conrad, évêque de Constance. Cf. Araignée.
Saint Richard de Chichester. Cf. Vase sacré, etc.
Saint Egbert évêque périodeute , dit-on , ou simple prêtre; 23 avril, 729. Le calice surmonté d'une hostie, qu'on lui met à la main, semble rappeler qu'il mourut peu de temps après avoir célébré la messe. C'était Je jour de Pâques, et sa mort en une telle fête fut regardée comme la récompense de ses heureux efforts pour ramener les moines irlandais d'iona (dans les Hébrides) à la célébration catholique de la Pâque.
Saint Zosime, abbé; 4 avril, v. 440. Apportant la communion à sainte Marie l'Égyptienne dans le désert. Ce fut lui qui découvrit cette pénitente près du Jourdain, et qui apprit de sa bouche les détails de sa conversion. Cf. Pain, etc. (sainte Marie l'Égyptienne).
Saint Lucien d'Antioche en Syrie, prêtre et martyr; 7 janvier, 312. Cf. Hostie. Le calice que quelques-uns lui donnent ne semble pas son véritable attribut, quoiqu'il puisse exprimer le fait que nous raconterons en son lieu.
Saint Chariton, ermite et abbé en Palestine; 28 septembre, v. 350. Près de lui un serpent plongeant la tête dans une coupe. Natif de Lycaonie, et relâché par les
1. Cf. Gregor. M., Dialog., ap. AA. SS. Augutt., t. II, p. 180.