‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 251 sur 1339 · AA. SS. ./un., 1. 1, p. 652, 654, 660, 662, etc., etc · texte numérisé non relu

AA. SS. ./un., 1. 1, p. 652, 654, 660, 662, etc., etc

On cite plusieurs délivrances miraculeuses de captifs obtenues par son intercession 2; mais ces miracles eurent lieu surtout après sa mort. D'autres saints se firent un nom en ce genre, au moyen âge, par la célébrité qu'avaient leurs tombeaux pour la libération des malheureux qui pouvaient s'y rendre chargés de chaînes. Leurs fers se brisaient au terme du pèlerinage, et des pénitents cherchaient ainsi à savoir quand leur repentir aurait été agréé3. Mais cela reviendrait mieux peut-être sous le titre Chaînes. Divers saints aussi, surtout à l'époque mérovingienne, interposèrent une protection souvent bénie de Dieu entre la race conquise et les envahisseurs qui la rudoyaient. Tels furent, par exemple, saint Rémi, sainte Iiadegonde, saint Columban, saint Amand, saint liieul, saint Gèry (de Cambrai), saitit Marcel de Paris, saint Éloi, saint Cybar (Éparque), saint Winebaud de Troyes, saint Magnobod d'Autun, etc., etc. Cependant l'art n'a pas toujours pris l'habitude de les caractériser les uns et les autres par ce trait de leur histoire. Nous avons déjà cité ailleurs saint Evermode (Cf. Aspersoir, p. 88).

Saint Léonard, ermite près de Limoges*, puis abbé; G novembre, 559. Des prisonniers agenouillés devant lui, soit pour implorer son assistance, soit pour lui rendre grâce d'avoir été délivrés.

Cher à Clovis lorsqu'i faisait partie de sa cour, il avait obtenu de ce prince le privilège de faire élargir les prisonniers qu'il visiterait. Sa réputation de charité pour les pauvres captifs le fit invoquer dès son vivant par ceux qui avaient perdu la liberté; et plus d'une fois les chaînes se brisèrent, ou les portes des cachots s'ouvrirent lorsqu'on se recommandait de lui auprès de Dieu 5. Cf. Chaînes.

La petite médaille de plomb qui le représente ici a été publiée par M. A. Forgeais6.

Saint Jean de Matha (8 février 1213) et saint Félix de Valois (20 novembre 1212), comme fondateurs de l'ordre de la Trinité pour le rachat des captifs , sont souvent peints accompagnés de prisonniers délivrés par eux. Cf. Anges, p. /il.

De même pour saint Pierre Nolasque (31 janvier 1256) qui, à l'imitation desTrinitaires, institua en Espagne l'ordre de Notre-Dame de la Merci afin de racheter les chrétiens prisonniers chez les Maures. Cf. Armoiries, p. 84.

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