CARDE
Saint Vincent de Paul (19 juillet 1660). On l'a peint au milieu des galériens, parce qu'il fut aumônier des galères; et lui-même avait été pris dans sa jeunesso par des pirates musulmans. C'est ce qui lui inspira plus tard la pensée d'envoyer quelques-uns de ses prêtres dans les États barbaresques, pour consoler les prisonniers chrétiens. Mais quand l'abbé Maury lui attribua de s'être mis à la place d'un prisonnier, comme on le raconte de saint Paulin de Noie (Cf. Jardinier), ce récit parut suspect à ceux qui connaissaient l'orateur comme cherchant surtout l'effet beaucoup plus que la vérité. Maury passa donc chez quelques critiques pour être l'inventeur d'un fait qui n'aurait pas eu de fondement solide, et la réputation du saint souffrit de colle que se fit longtemps son panégyriste. Or des biographes plus sûrs que le cardinal Maury tenaient avant lui pour à peu pi es certain le dévouement charitable du saint dans cette occasion*. A vrai dire cela n'a guère été pris comme caractéristique de Vincent de Paul, bien qu'on le peigne parfois prêchant aux forçats sur les galères royales.
Sainte Vaudru fondatrice du monastère de Mons, et religieuse elle-même après avoir été mariée ; 10 avril 686. Payant la rançon des prisonniers. C'était une des œuvres charitables qui lui étaient chères tandis qu'elle vivait dans le monde. Mais il est arrivé souvent que, pour représenter les actions d'un saint personnage, les artistes lui ont donné le costume de la profession dans laquelle il s'était le plus illustré. C'est ainsi que l'on voit attribuées à un évêque ou à un moine, des actions que ces hommes avaient accomplies étant encore laïques.
D'autres saints que l'on pourrait chercher ici se retrouveront sous les titres Chaînes et Prison.