Brautius, Martyrol. poetic
« Ad sanctum profugam cervam vunator adortus Corruit, a saïvo dœmone raptus huuii. >
CERF, BICHE, DAIM
auquel les artistes font allusion ; mais la dignité dans laquelle il termina ses jours, et se sanctifia définitivement, est devenue son attribut assez ordinaire. Si pour lui, surtout, on a dérogé souvent à cet usage, c'est que, devenu le grand patron de la vénerie, un équipage de chasse le désignait plus agréablement aux veneurs.
La crosse, en style de renaissance, que j'ai montrée p. 183, a déjà été publiée par le P. Arthur Martin l, quand elle appartenait encore au cabinet du prince Soltykof. N'ayant pas vu l'original, je ne pourrais former de conjectures solides sur sa provenance. Du reste ce n'est pas ce qui nous importe dans l'emploi que nous en faisons aujourd'hui. 11 s'agit du fait représenté dans la volute.
Hubert, de famille aquitaine, dit-on, et allié à Pépin d'Héristal, s'était marié en Brabant. On raconte qu'entraîné parla passion de la chasse, il parcourait à cor et à cris la forêt des Ardennes un jour de vendredi saint. Un cerf extraordinairement grand se retourna vers lui sans paraître prendre souci des chiens et du chasseur. Hubert aperçut au milieu des bois de l'animal une croix, ou l'image de Jésus-Christ crucifié. Sautant à bas de son cheval pour adorer le crucifix, il demanda au Ciel de lui faire connaître sa volonté. Une voix lui dit d'abandonner les plaisirs bruyants du monde et d'aller prendre conseil du saint évoque de Maestricht (saint Lambert). Deux ans après, Hubert devenu veuf se retira dans la forêt des Ardennes pour y faire pénitence ; et après plusieurs années il devint le successeur de saint Lambert sur la chaire épiscopale*. Cf. Chiens, etc.
Saint Kentigebn surnommé Mungo (c'est-à-dire le courtois), évêque de Glascow après avoir été moine; 13 janvier, vie siècle. Conduisant une charrue traînée par des daims, ou par un daim et un loup'. Une année que les bestiaux avaient été frappés d'épizootie, on manquait d'attelage dans le monastère pour préparer les champs aux semailles. Kentigern fit signe à une harde de daims qui parcouraient la forêt voisine, et choisit les pjus vigoureux pour s'en faire des bêtes de trait pendant le temps du labour. On ajoute qu'un loup étant venu dépareiller l'attelage, saint Mungo lui fit prendre la place du daim qu'il avait dévoré, pe la sorte, le travail ne se trouva pas interrompu.
Saint Léonob, évêque régionnaire en Bretagne, où il était venu du pays de Galles; 1er juillet, v. 530. Labourant aussi avec douze cerfs, à défaut de bœufs *.