AA. SS. Aug., t. III, p
Comme il est patron de la cathédrale de Langres, une partie de sa
légende se récitait eu vers dans l'ancien. Bréviaire de cette Église
(Cathalauni, 1004). J'en extrais ce qui rappelle la caractéristique
xitée ici :
k Et jam bis senos puerilis flosculus annos
Attigerat, qnum sœva mali lex Aureliani
Bcclesiœ mactaret oves, vastaret ovile.
Moi ergo ut vidit in ipsa
Cœsarea puer ista geri
Non passus inerti
Tanium animo tolerarenefas, quascumque parentum
Saint Meinulf.
Cura paravit opes/sprevit; înontemque petivit, Mentem carne sequens, regumque œquabat opimas Delicias in lacté gregis
Dumque sacros versus deproroeret ore beato, Silvestres venere grèges, animalia jussu Acta Dei, fixoque genu patienter adorant. Quo recitante tacent, et acutis auribus adstant.
Post verbum, quum lustra mares silvestria cuncti Expeterent, quasi carnalem doctoris ad usum, Fœmineos liquere choros queis lacté tumebant Ubera tota novo ; domili sine lite coheerent,
Vir Domini agnoscens ideo remanero libenter Ut grege tum proprio fœtas mulgeret agrestes, Accedens niveo sinum de fonte replevit. Etc. » En conséquence de cela, il est invoqué par les mères sans lait — Cf. AA. SS. August., t. III, p. 429.
2. Gretzer, De Cruce, III, 5. — Giefers, Westphalia sancta, p. 10- 14.— AA. SS. M., t. V, p. 397; Octobr., t. III, p. 185, 188, etc.
CERF, BICHE, DAIM
gieux. Mais Humbertn'en accepta qu'une partie afin de ne pas contrister le donateur *. Cf. Ours.
Saint Keivin, ou Coemgin, abbé irlandais. Cf. Corbeau.
Saint Lujmer, abbé de Corbion (Cf. Berger, p. 134). Cbassant des loups qui poursuivaient une biche. La pauvre bête tirée de ce danger, suivit son libérateur dans le monastère, et ne le quitta qu'après avoir été congédiée par des caresses*.
Saint Julien l'Hospitalier (Cf. Barque, p. 125). Étant jeune et poursuivant un cerf à la chasse, il vit l'animal se tourner vers lui et dire : «Que me veux-tu, toi, qui seras le meurtrier de ton père et de ta mère ! » Le jeune homme, effrayé de cette menace, s'exila pour éviter un si affreux danger. Le reste peut se voir dans divers auteurs3, ou dans les verrières qui ont développé cette légende (par exemple à Chartres). Nous avons déjà vu comment se termina la pénitence de saint Julien, après son parricide involontaire. L'histoire de la barque et du lépreux ne se
retrouve pas chez tous ceux qui ont raconté cette vie étrange *.
Saint Gilles (Mgidiai), abbé (Cf. Saints auxiliaires) ; 1" septembres, la fin du vne siècle. Une biche réfugiée auprès de lui; parfois le solitaire pose sur l'animal sa main qui est traversée par une flèche.
Le saint avait quitté la Grèce, dit-on, pour venir mener la vie érémitique dans le Languedoc. Pendant une chasse que faisait un prince (goth ou franc) aux environs de la cellule du saint homme, une biche vint se jeter à sas pieds. C'était, dit-on, une des ressources du serviteur de Dieu, et elle se laissait traire habituellement par lui5. Le roi voulant que l'on forçât la bête, et les chiens refusant d'avancer, un des veneurs tira dans le buisson. L'homme de Dieu fut atteint; et quand le roi, pénétrant' jusqu'à lui, voulut faire panser cette plaie, on prétend qu'il refusa le secours des médecins, désirant garder sa blessure jusqu'à la fin de ses jours6. On pense que ce roi dont parle la