Plombs historiés, W série (1803), p
3. Legenia aur. , cap. xxxvm. — P. de Natal., libr. III, cap. i.xxvr. Ces prières ou prédictions attribuées à plusieurs saints en manière de testament, pourraient bien avoir au grande influence sur le groul>ement des quatorze Auxilialores (Die vierzlien Notbhclfer) si célèbres en Allemagne. Cf. Auxiliaires, p. 102.
4. Un vieux missel de Cambrai (1507, in-4") mentionne cette aventure dans la prose du saint :
i Aquis ahsorptus, Vifiis manet ; sed obortus Cuunor plangit mortuum.
Dum Ktat immola NaUns super eu m rota, Rffertur pist triiluum. »
Cf. AA. SS. Octobr., t. VI, p. 490, sq.
Sur la petite roue peinte à Bruges, on peut remarquer que cliaqu • cierge est formé par la torsion de plusieurs bougies filées qui brûlent
CHANDELIER, CIERGE, FLAMREAU.
reliques de ce saint, portées à Bruges, l'ont fait choisir pour patron de cette ville où il est appelé saint Donat ; et, comme on l'y invoque contre la foudre (en le confondant, je crois, avec un autre saint du même nom, mais martyr), il ne serait peut-être pas trop hasardeux de voir dans cette roue singulière une allusion aux mots du psaume (lxxvi, 19) : « Vox tonitrui tui in rota. » Lorsque l'emblème aura cessé d'être compris, une histoire peut avoir été inventée pour en rendre raison. S'il était vrai pourtant (comme je l'indique sous le titre Foudre), que l'invocation d'un saint Donat contre le tonnerre ne soit pas antérieure au xvue siècle, ma conjecture serait insoutenable. J'en conviens tout le premier, comme on voit.
Saint Paul, évêque de Verdun (8 février, 631); saint Sil vin de Toulouse, évêque de Térouanne (17 février, 718); saint Félix, évêque de Dunwich, apôtre des Est-Angles; saint Claude, évêque de iesançon (6 juin, v. 694); saint Liévin, évêque régionnaire martyrisé en Flandre (12 novembre, 659), sont tous représentés quelquefois tenant un cierge. Je ne saurais donner d'autre motif que celui dont nous parlions à propos de saint Irénée (p. 19/»). Tous, en effet, ont porté la foi chez les infidèles, et c'est l'unique point qui me semble commun entre leurs histoires.
Saint Tozzon (ouThosson, Tosso, etc.) évêque d'Augsbourg; 16 janvier, 778.
Un flambeau ou torche à la main.
On raconte qu'étant prêtre, il s'était rendu au tombeau de saint Gall, portant un cierge pour se guider la nuit, sans que pluie ou vent le pussent éteindre. Au retour de ce pèlerinage il conduisit saint Magnus de Fuessen (Cf.
Auxiliaires, p. 102 ; Dragon) vers la Bavière1. Est-ce à dire qu'il a procuré aux montagnards de l'Algau la lumière de l'Évangile en leur amenant des apôtres à demeure?
Saint Médabd, évêque de Noyon et de Tournai (Cf. Cheval). Des flambeaux dans l'air au moment de sa mort, ou l'appartement rempli d'une lumière céleste. Ce sont des faits rapportés par ses biographes.
Saint Érasme ou saint Elme. Cf. Feu.
Saint Bamwold, abbé (Cf. Apparitions de Jèsus-Christ,
Saint Solein (Sùlemnis), évêque de Chartres; 24 sep-
Saint Donatien.
tembre, v. 509. Une petite lanterne en main; peut-être pour indiquer la lumière qui parut sur son tombeau (Cf. Sépulcre), ou parce qu'il s'était caché pour éviter d'être promu à l'épiscopat. Mais si c'est cela, il faut avouer que le signe n'est pas clair , et répond trop bien à l'expression de saint Pierre (11 Petr. i, 19) : «Une
lanterne qui luit dans l'obscurité. »
Saint Bernard de Tiron, abbé; 14 avril, 1117. Endormi pendant une lecture dont il avait voulu prendre le temps sur la nuit, il laisse échapper son flambeau qui se renverse sans causer d'accident. 11 écourtait volontiers son sommeil pour vaquer à l'oraison et à l'étude des livres saints; et le fait qui vient d'être raconté fut considéré comme une marque de la protection divine*.
Je trouve que l'on donne aussi au martyr saintArcade (12 janvier, ou 13 novembre) un cierge en main. 11 ne m'est pas encore arrivé de le rencontrer avec cette caractéristique, et je ne vois pas ce qu'elle signifierait, du moins historiquement.
Le bienheureux Joacuim Pelacani (Piccolomini ou Salomoni?), de l'ordre des Servi tes; 16 avril, 1305. Tandis qu'il sert la messe il tombe à la renverse, et un cierge que sa main abandonnait demeure suspendu en l'air. Ce fait arriva aux yeux de tout le peuple, un jour de l'Assomption dans la ville d'Arezzo, et la chute du saint était causée par une attaque de mal caduc. Il avait gagné cette infirmité au service d'un pauvre épileptique dont le désespoir semblait tellement irrémédiable que l'homme de Dieu s'offrit au Ciel pour remplacer cet affligé, en éprouvant lui-môme sa terrible maladie. Aussi ne put-il être élevé à la prêtrise, et toute sa consolation était de servir la messe. Saint Pierre GonzalLs (Telmo), Cf. Feu.
Saint Silvain, Cf. Image de Notre-Dame.
Sainte Geneviève, 3 janvier, 51 2. Dans presque toutes
a la fois. C'est de cet ancien usage qu'est venu noire mot torche. Cf. A. Forgeais, Enseigne! de pèlerinage, p. 102, U3, 90.