CHEVALET
arrivée si brusquement et si à propos pour l'Église, fut regardée par tous les chrétiens comme un coup du Ciel, et divers récits contemporains firent penser que saint Mercure s'était fait miraculeusement le champion de Jésus-Christ dans cette affaire1.
Saint Posidonios, solitaire '. Un cavalier armé le poursuif et le fait rentrer dans sa cellule, qu'il avait quittée pour chercher une vie moins pénible. A son retour, il trouva des vivres et comprit qu'il fallait avoir plus de confiance en Dieu.
Saint Galgan, ermite; 3 décembre, 1181. Comme il se rendait chez la femme qu'on voulait lui faire épouser (quoique Dieu l'eût sollicité plusieurs fois de quitter le monde), son cheval s'arrêta en chemin malgré tout ce que put faire Galgan pour passer outre. On veut même que, comme l'âne de Balaam, il ait fait savoir à son maître qu'un ange lui barrait le chemin. Galgan prit la résolution de vivre au service de Jésus-Christ dans l'endroit même où cet avertissement lui avait été donné ; et son épée, qu'il planta dans ce lieu, lui servit comme de croix pour fixer son esprit dans l'oraison *. Sa légende raconte que la lame de son épée pénétra dans la roche, et que le pied de son cheval y demeura imprimé *.
Saint Ivan, solitaire en Bohême-, 24 juin, v. 920. Un cheval près de lui annonce, peut-être, qu'on le regarde comme fils d'un prince. Il avait, dit-on, quitté la Dalmatie, afin de ne pas succéder aux grands biens de son père; et s'était imposéde vivre dans la solitude sans autre habitation qu'une caverne, pourêtroplus sûr de demeurer inconnu *.
Saint Stanislas Kostka (Cf. Anges, p. 41). Poursuivi par son frère et son gouverneur qui s'étaient aperçus de sa fuite lorsqu'il se rendait d'Autriche à Rome, il allait être atteint quand les chevaux de ses persécuteurs refusèrent de passer outre. Ce n'est pas la caractéristique ordinaire de ce saint , mais on la rencontre de temps à autre.
Sainte Irène, honorée d'un culte tout particulier à Constantinople, vierge et martyre; 5 mai, fin du Ier siècle. Un cheval près d'elle; parfois des idoles à ses pieds, et une épée dans sa main. Fille d'un soi-disant seigneur (bï»».i(wc«) de Magedo (? ) et convertie par saint Timothée
1. J'ai raconté cela dans le» Mélanges d'Archéologie, etc. (t. I, p. 39-12); et l'histoire demeure vraie, quoique plus tard j'en aie désavoué l'application au monument qui me l'avait fait citer on 1818.