‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 328 sur 1339 · CHEVALET. — CHEVELURE · texte numérisé non relu

CHEVALET. — CHEVELURE

qu'un accessoire auquel on joignait maint autre supplice, torches, ongles de fer, flambeaux, etc. Le Ménologe grec semble ne comprendre le chevalet que comme une simple poutre fichée en terre1. On ne voit pas comment cela répondrait aux divers usages que le chevalet devait avoir d'après les Actes des martyrs; aussi les miniatures du même, recueil semblent prévoir cette difficulté lorsqu'elles emploient un autre moyen d'exprimer la distension violente des membres. Alors deux gros clous ou piquets, enfoncés dans le sol, maintiennent les liens qui tiraillent violemment le supplicié suspendu ainsi horizontalement à quelque distance de terre*.

Parfois, peut-être à cause de la roue qui servait à exposer mourants les hommes dont on avait brisé les membres, la peinture a imaginé d'employer la roue comme un chevalet. Alors la roue est posée verticalement ; et le patient, attaché sur la courbe extérieure des jantes, présente aux bourreaux son corps renversé en arrière, de façon à offrir une plus grande facilité pour les tortures.

Ailleurs, ce chevalet devient une croix dans bien des occasions.

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