Js. vi, 2. Cf. supra, p
2. Avec ui plus ni moins de fondement, d'autres ont imaginé un Zadktel (ou Teadkiel), un Mittaron (ou Métatron), un Jophiel, un Cbamuel, etc. IJ n'y a de passablement motivé en tout cela que Je nom d'Uriel mentionné dans les livres judaïques qui ne sont pas considérés par l'Église comme partie intégrante de l'Écriture sainte (IV Esdr. rv, 1 ; v, 20; x, 28), et qui pour cette raison ne s'impriment a la suite de la Vulgate qu'en petits caractères.
Nous savons aussi par S. Raphaël (Tob. xn, 15) qu'il est l'un des sept archanges quelconques qui se tiennent devant le trône de Dieu, sur quoi les cabbalistes se sont donné carrière pour avoir l'air de ue rien ignorer.
3. Quelques-uns y ajoutent même libéralement un Jérémiel (IV Esdr. iv, 30), et autres encore qui sont bien moins garantis. Cela ne me regarde évidemment pas, pour aujourd'hui.
4. Ezech. i, 4-27 ; x, 9-20. Divers artistes ont groupé ces quatre roues presque concentriquement , à la façon d'une sphère armillaire.
5. Aussi les livres liturgiques de la Grèce leur donnent à diverses reprises la qualification de polyommates.
0. Le tout sans aucune interprétation, qui vraiment ne gâterait rien si l'on voulait bien mettre le public dans la confidence des secrets que peuvent voiler ces allégories abstruses et impérieuses à la fois.
sa
ANGES
Cette curiosité une fois mise en lumière suffisante pour ce qu'elle vaut, les autres indications ne sont pas
nécessaires à l'objet de
NI
notre livre, et nous en laisserons le développement à ceux qui voudraient faire un travail spécial sur les anges. Cependant nos articles Ailes, Roues, Yeux, pourront servir de supplément utile à ce que l'on trouverait de trop bref dans celui-ci.
Saint Michel. On l'a vu dans la peinture russe, à l'angle inférieur de gauche, armé à la manière antique et enfonçant sa lance dans la bouche du démon; lance qui est fréquemment remplacée par une croix à longue hampe, comme les croix de procession (croix stationale, selon le style liturgique).
Cette représentation a, pour ainsi dire, prescrit dans l'art chrétien ; aussi , que le diable soit peint ou sculpté sous forme humaine , ou qu'on le montre comme un dragon et avec tout autre aspect de monstre bizarre, les anciens artistes dirigent la lance de l'archange de manière à percer la mâchoire inférieure du démon. On y reconnaît sans peine un emprunt fait par le
1. Job, xl, 10-24: «Ecce Bchcmoth... Numquid... armilla perforâtes maxillam ejus? »