Vitraux de Bourges (p. 137-141), n° 76, sv
3. Cf. Soldani, ap. Zaccaria, Raccolta di dissertation. (1795), t. XII, diss. vi.
4. Cf. Muralori, Antiquitt. ilal. m. œvi: Dissert, xxvu (t. II, 582). — S. Quintino, Dell' ilaliana architettura, p. 25, 28, 30. ■
5. Cf. Huillard-Bréholle», Monuments des Normands dans V Italie, p. 3ivhvv. Je ne prétends pas répondre néanmoins de toutes les assertions de l'auteur, qui, malgré de graves études, n'est pas suffisamment familiarisé avec les matières ecclésiustique».
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symbolisme au livre de Job* , lorsque Dieu parle de Béhémot (l'hippopotame?) qui se rit des forces de l'homme. C'est ce qui dirigeait l'auteur de la lettre ornée que voici, et je crois avoir suffisamment développé ailleurs l'origine de cette pensée avec ses applications', pour ne pas y revenir en ce moment au risque d'être jugé trop épisodique, comme on me l'a reproché avec plus ou moins de raison jadis.
Parfois, dans l'art moderne surtout, on s'est contenté de mettre un simple glaive à la main de l'archange et de montrer le diable terrassé sous son pied.
Saint Michel, comme chef de la milice céleste et vainqueur de Satan, a été pris pour patron par plusieurs nations belliqueuses. Les Grecs de Constantinople, tout en le représentant volontiers dès le temps de Constantin', honorèrent encore plusieurs autres saints guerriers qui repoussaient un peu saint Michel dans l'ombre. Mais avant la France, déjà les Lombards', les Normands d'Italie et de Neustrie 5, le tenaient en grande vénération comme triomphateur du diable. Il fut longtemps pris pour aide dans le dernier combat de la vie (l'agonie) , et l'Église rappelle encore cette coutume dans divers passages du Bréviaire et du Missel6. Aussi rencontrait-on fréquemment des chapelles dédiées au Prince des anges dans le voisinage des cimetières ; et en divers endroits du Vexin je me souviens d'avoir vu, durant mon enfance, que les confrères de la Passion (Société pour les funérailles) marchaient dans plusieurs paroisses sous la bannière de saint Michel. Du reste nous serons ramenés ailleurs à cette dévotion ancienne, par d'autres attributs du môme saint. Cf. Balance, Étendard, etc.
Saint Gabriel. Il porte assez fréquemment, dans les peintures de l'Annonciation, un costume ecclésiastique : une aube avec l'étole ; parfois il est revêtu de la dalmatique, ou même d'une chape; et porte souvent un lis. On a sans doute voulu exprimer par là qu'il était chargé de garantir à la très-sainte Vierge la conservation de sa virginité, tout en lui annonçant qu'elle était choisie pour devenir mère de Dieu. Bien des artistes du xve siècle, avant Bellini, ont rendu la même pensée en plaçant un bouquet de lis entre la sainte Vierge et l'archange qui la salue. Dans la peinture russe de Sébastopol, l'ange Gabriel (visà-vis saint Michel) présente en effet une espèce de lis qu'il tient dans sa main droite ; quoique ce ne soit pas le programme moscovite du grand ménologe slavon. Cf. Licorne ( Animaux emblématiques).
0. 29 septembre, Second Nocturne : « Michael archangeluB... cui tritdidit Deus animas aanctorum, ut perducat eas in paradisum exultation!». » — toudes : « Archangclc Michael, constitui te principcm super omne» animas suscipiendas. ■ — Measc des morts, Offertoire : « Signifcr sanctus Michael repnesentet cas in lucem sanctam, etc. »
Dana la romance espagnole de l'infante Dofia lîrraca (Duran, Romancero, t. I, n» 703), on aperçoit la traco de cette dévotion :
« Morir os quoredes, padre, San Miguel os naja el aima. >
ANGES
Saint Raphaël. A cause du secours qu'il prêta au jeune Tobie dans son voyage où il lui servait de guide , on lui donne souvent un bourdon de pèlerin. D'autres fois, par allusion au sens de son nom hébraïque {médecine de Dieu), on lui met en main un vase ou bocal de pharmacie. C'est probablement ce que le tableau de Sébastopol (sous le numéro 9) représente dans la main droite de l'archange. Là aussi, comme dans plusieurs autres peintures, saint Raphaël conduit par la main le jeune Tobie, qui a tout l'air d'un petit enfant, quoique ce ne soit pas précisément conforme à l'histoire.
Les Anges Gardiens sont peints ordinairement avec un enfant qui figure l'âme du fidèle confié à leur garde.
Tous les autres anges indéterminés avaient communément au moyen âge une baguette ou grand bâton (sorte de sceptre), comme nous l'avons dit précédemment, pour témoigner de leur ministère '. C'était une façon d'exprimer le sens de leur nom en grec, qui veut dire envoyé de Dieu. En voici un exemple d'après un manuscrit carlovingien où l'on représentait le couronnement d'un autel*.
Lorsque, dans une réunion d'anges, quelques-uns portent une sorte de Labarum ainsi qu'on l'a vu (p. 32), ce sont des archanges qu'indique ordinairement cette distinction.