AA. SS. Augutt., t. III, p. 237, sq
6. Nieremberg, D» miraculotit, t. I, cap. iv. L'auteur, d'origin»
Saint Henri , évêque d'Abo en Finlande. Cf. Doigt.
Saint Paul ermite; 15 janvier, 343. Le Bréviaire, d'après les anciennes relations, raconte qu'habituellement un corbeau lui apportait la moitié d'un pain; et lorsque saint Antoine vint le visiter, ce fut un pain entier que l'oiseau leur fournit comme pour doubler la ration, ainsi que le fit remarquer saint Paul lui même 7.
Saint Benoît, instituteur des Bénédictins (Cf. Buisson,
p. 151 , sv.; Calice, p. 17/r, etc.). Près de lui un corbeau. Cet oiseau, ou un merle, reparaît plus d'une fois dans
flamande, ne manque pas à signaler le Raveusburg (ville des corbeaux) qui perce sous l'historiette et qui lui aura donne lieu. Les nations du Nord auront trouvé que c'était une jolie façon d'expliquer le mot Ravenna.
7. Lcctio V: « Scxaginta Jam anni sunt quum accipio quotidie dimidii panis fragmentum, mine ad adventum tuum militibus suis Christns duplicavit annonam. »
CORBEAU, CORNEILLE
la vie du saint , lequel a d'ailleurs eu saint Grégoire pour biographe. Un corbeau, par exemple, venait demander à manger de sa main ; et l'homme de Dieu ayant reçu un jour du pain qu'il savait être empoisonné, l'oiseau fut chargé d'aller le jeter dans un endroit où il ne risquerait pas d'être mangé par quelqu'un1.
Saint Vincent, diacre et martyr; 22 janvier, 304. Un corbeau garde son cadavre après le supplice1. On peut consulter les monuments anciens de sa vie dans YEspana sagrada (t. VIII, p. 231-260); et les Espagnols, comme les Portugais, tiennent pour constant que la descendance de ce corbeau subsiste encore3. Le cap Saint-Vincent dans l'Algarve , où les reliques du saint ont reposé quelque temps, portait chez les Maures eux-mêmes le nom de montagne des Corbeaux; parce que, dit-on, ces oiseaux y avaient suivi le corps de leur client. La ville de Lisbonne, qui s'enrichit des reliques du saint au temps d'Alphonse Henriquez, reçut pour blason un vaisseau portant la figure du martyr sur son mât, et deux corbeaux, l'un sur laproue et l'autre sur la poupe4. C'est que deux des corbeaux accompagnèrent le corps de leur saint jusqu'à la cathédrale de Lisbonne où ils élurent domicile et reçurent une pension alimentaire5. Les prétentions de la France à posséder des reliques insignes du saint martyr sont trèsmal reçues au midi des Pyrénées, comme témoigne le P. Florez dans le dernier passage que j'indiquais.
Nous verrons ailleurs d'autres caractéristiques du même saint; mais plusieurs, lui étant communes avec divers