‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 402 sur 1339 · Ihjmnus (Bertharii?) ad sextam · texte numérisé non relu

Ihjmnus (Bertharii?) ad sextam

« Curvus ut panem nece delibutum Invidi munus tulerit, jubente Te, sub ignotas ubi nullus oras Vivere fertur. »

Cf. Pistolesi, Vatkano, t. !, p. 109, sg.

2. Une prose {Ecce dits peroptata), dans le Missel de Toulouse (1540, in-8°), expose ainsi le fait :

c Non comrauni sinit jure Corpus tradi sépulture, Legi simul et nature .

Vin facit malitia ; In defunctum judex saevit, Huic defuncto laus accrevit, Nam quo vesci consuevit Reformidat bestia.

En cadaver inhumatum Corvus sorvat illibatum, Sicque sua sceleratum (Ducianum) Frustravit intentio.

Ac profanus

Dacianus

Quod cousumi

Naquit humi,

Vult abscondi

Sub profundi

Gurgitis silentio Nec tenetur a molari, Nec celari potest mari.

Qnem nunc laude aingulari Venerari voto pari Satagit Ecclesia. Etc. »

Cf. Vitraux de Bourges, pi. XIV, B; et n° 181 (p. 270); it. Breviar, golh., Ilymn. ad vesper.

3. Nieremberg, De miraculosis, lib. I, cap. m. — Prudence (Peristephanon, bymn. V; éd. Arevalo, p. 1013, sq.) avait déjà célébré

martyrs, ne le désignent clairement que par l'adjonction de son corbeau. Cf. Meule, Vigne, etc.

Saint Auxentius, martyr; 13 décembre, sous Dioclétien. Un corbeau fait retrouver la tête du saint qui était restée dans un arbre *.

Saint Vénère, ermite dans le golfe de la Spezia ; 13 septembre, vne siècle. On lui prête aussi, entre autres merveilles, le service d'un corbeau qui le nourrissait, dit-on, dans le bois où le saint vivait de fruits sauvages'.

Saint Aimé solitaire , puis abbé de Remiremont ( Cf. Argent, p. 68). Un corbeau (le diable ,. dit-on, sous cette forme) renverse le pot d'eau et emporte le pain qu'on venait de lui remettre pour sa nourriture8. Le saint n'y vit qu'une occasion de remercier Dieu qui témoignait ainsi que son jeûne, lui était agréable.

Saint Keivin (ou Coemginus) , abbé de Glendalagh; 3 juin, vie siècle. On raconte dans sa vie, qui est sujette à caution, que les corbeaux se trouvèrent fort mal d'avoir empêché sa charité pour un enfant. Le petit malade avait désiré du lait, et l'homme de Dieu appela une biche qu'il fit traire pour contenter l'enfant. Mais il avait compté sans un corbeau qui se précipita sur le vase et jeta tout par terre. On prête au saint cette parole : « Tu as désobéi à Noé dans l'arche et tu viens de me traverser dans une bonne œuvre; pour le moment je te laisse en paix, mais tu t'en souviendras après ma mort. » En foi de quoi, dit l'auteur, les corbeaux des environs de Glendalachan se rassemblent tous les ans, pendant trois jours, quand ar-

cette merveille devenue populaire en Espagne depuis lors, et même dans la chrétienté presque entière :

« Sed nulla dirarum famés Aut bestiarum aut alitum Audet trophœum glorifie Fœdare tactu squalido.

Quin si qua claogens improbe Circutnvolaret emiaus, Trucis volucris impetu Depulsa vertebat fugam.

Nam corvus Elise datus Olim, ciborum portitor, Hoc munus iraplet sedulo, Et irremotus excubat. Etc. »

Après cela on peut bien nous pardonner de ne pas copier la liturgie mozarabe, qui n'est que l'écho de ces vieux chants.

4. Cf. Franc. Gonzaga, De origine seraphicœ reguloe franciscanœ, p. 1152, 1154.

5. Espafia sagrada, t. VIII, p. 186-194. On prétend aussi, au mont Cassin (et à Solesme), conserver la descendance du corbeau qui emporta le pain empoisonné servi à saint Benoit.

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