Proie Gaude Sion
i Hic Martinus cujus est obitus Séverine- per visum cognitus, Dum cœlostU canit eiercitus Uulce melos. *
quelque monument. Un ermite se croyait fort avancé en vertu, et fut très-su rpris quand un ange vint lui apprendre que l'évêque Séverin était tout aussi estimé dans le ciel malgré l'éclat et les richesses qui entouraient sa dignité épiscopale. C'est, lui dit l'ange, parce que tu tiens beaucoup plus au pauvre mobilier de ton petit ermitage, que l'évêque de Cologne à la splendeur de son palais et de son église 5.
Saint Nicolas, évêque de Myre (Cf. aumône, cuve, etc.). Une légende répandue dans l'Occident dit qu'assistant au concile de Nicée, il donna un soufflet à un évêque arien qui parlait contre la foi ; et que pour ce zèle un peu violent, ses collègues le privèrent du droit de porter les ornements épiscopaux. Mais l'on ajoute que, célébrant la messe, il vit des anges lui apporter la mitre et le pallium (ou Yorarium) pour lui apprendre que le Ciel n'avait point blâmé sa sainte colère.
Saint Narcisse, évêque de Jérusalem ; 29 octobre, vers 212. Son âme enlevée au ciel par les anges. Cf. Cruche, Lampes, etc.
Le moyen âge a coutume de représenter ainsi la mort des saints sans recourir à aucune vision racontée par l'histoire; et même par une pieuse supposition, ce sujet se voit fréquemment sur les tombeaux de gens morts dans la communion de l'Église. Mais cela n'entraîne aucune garantie de la sainteté du défunt. On ne prétendait sans doute que peindre la prière liturgique qui se récite à l'Office des morts : «Venez au-devant de lui, anges du Seigneur, etc.6. «Seulement l'âme des saints reconnus par l'Église est ordinairement représentée dans une auréole en forme d'amande (Cf. supra, p. 28); tandis que celle des simples chrétiens est portée sur un linceul. Cf. Linge.
Ailleurs, le mort (ou son âme) est encensé par des anges sur son tombeau ; allusion aux cérémonies des funérailles.
Saint Servais, évêque de Maestricht et de Tongres; 13 mai, 384. Un ange le conduit et lui donne le bâton pastoral ou la mitre, pour lui faire voir que Dieu le destinait à être évêque. Sa légende est difficile à tirer au clair dans tous ses détails, car les Flamands lui attribuaient une quantité de merveilles qui ne sont pas très-authentiques. Quant à l'apparition de l'ange, elle est racontée dans les