Hitt. bytant., libr. VIII, cap. v
5. Cf. AA. 88. Februar., t. H. p. 53-37. Les Vénitiens prétendent
convient assez bien au symbolisme de l'idolâtrie vaincue, c'est que la légende de saint Théodore nous le montre brisant dans une nuit quantité d'idoles en métal précieux, dont il distribue les fragments aux pauvres.
Saint Théodore Tiro (Cf. Armes, Armure, p. 79), passe aussi pour avoir tué un dragon6 ; ce qui pourrait bien avoir la même cause que pour le précédent, d'autant plus que l'homonymie de ces deux saints les a fait confondre malgré leurs surnoms divers.
Saint Cyriaque, diacre à Rome et martyr; 8 août, v. 303. On l'a représenté parfois foulant aux pieds un dragon que les gens de Provins appelaient la Lézarde de saint Quiriace. Mais bien d'autres fois on peint tout simplement près de lui une jeune fille (ou, par erreur, un jeune garçon), qu'il délivre du diable. Selon sa légende, il chassa le malin esprit du corps d'Arlémia fille de Dioctétien, ou de Jobia fille de Sapor \ si ce n'est l'une et l'autre. 11 fut martyrisé avec les SS. Large, Smaragde, etc., à Rome. Cf. Possédés, etc.
Saint Hilarion abbé, surnommé l'ancien; 21 octobre, v. 372. Forçant un dragon, ou un énorme serpent, à se jeter dans un bûcher 8. Si l'on y veut voir du symbolisme, on n'a qu'à choisir. Car nous savons qu'en Dalmatie il arrêta une effroyable inondation en traçant la croix sur le sable; et, soit dans sa vie d'ermite, soit dans les secours qu'il prêta aux malheureux qui le réclamaient, il remporta de nombreuses victoires sur le démon.
Saint Ciiescentien (Cf. Armes, Armure, p, 78). Les monnaies d'Urbin le représentent armé de toutes pièces, à pied ou à cheval ; et tuant de sa lance un dragon, ou portant un drapeau. D'autres foison le voit en costume de diacre, foulant un serpent sous ses pieds9. 11 passe pour avoir été soldat romain et l'introducteur de l'Évangile à Cittadi-Castello. Cf. Diaconat, p. 311, sv.
Saint Julien de Cilicie, martyr; 16 mars, époque incertaine. On lui attribue aussi une histoire de dragon qui s'était établi dans les ruines d'un temple de Jupiter el infestait le pays. Aura-t-on voulu peindre ainsi la généreuse résistance du jeune homme qui, encouragé par sa mère, refusa de sacrifier aux idoles ; ou même son supplice qui fut d'être enfermé dans un sac avec des serpents venimeux et jeté ainsi à la mer ,0?
d'ailleurs que, dès le temps do Justinicn, Narsès (durant la guerre contre les Goths) avait fait bâtir une église à saint Théodore sur une des lies où Venise se développa plus tard.
La statue du saint, apportée d'Orient dans la cité de saint Marc, tenait la lance de la main gauche, et le bouclier de la droite, ce qui a donné lieu à plusieurs plaisanteries dont il suffit d'indiquer la cause quelconque.