AA. SS.Jul., t. IV, p. 431 ; 437, sqq
9. VilcB PP., cap. xiv. Crosse et mitre peuvent avoir été imaginées pour lui par les siècles oi'i la dignité abbatiale reçut ces insignes.
ERMITES
autour de sa cellule, sur la montagne que les Allemands ont appelée de son nom Diesenberg'.
Saint Elphége archevêque de Gantorbéry après avoir été solitaire, puis abbé (Cf. Démon, p. 310).
Saint Magloihe évoque régionnaire anglais, venu en Bretagne (Cf. Anges, p. 36). Après avoir gouverné le monastère de Dol, où il exerça le pouvoir épiscopal, il se retira dans l'île de Jersey; et des disciples vinrent bientôt s'y mettre sous sa conduite'.
Saint Vulgan (ou Wilgain) évêque irlandais, dit-on (Cf. Anges, p. 38). Il mourut dans la solitude près d'Arras, après avoir évangélisé la Morinie et l'Artois.
Saint Valentin, évêque de Passau et patron du diocèse; 7 janvier, v. 47ft. Chassé de son siège par les ariens, il alla terminer ses jours dans les Alpes près de Méran 3.
Saint Hidulf (ou Hidulphe , Hilduf) évêque de Trêves, qui se retira dans les Vosges et devint abbé de Moyen- Moutier*. Cf. Possédés.
Saint Wolfgang, évêque de Ratisbonne (Cf. Démon, p. 307; etc.). Inquiété par les honneurs extraordinaires que lui attiraient sa vertu et la bonne administration de son diocèse, il s'enfuit près de Salzbourg afin d'y terminer sa vie dans la solitude !.
Saint Florent, évêque de Strasbourg. Cf. Église sur la main, p. 338.
Saint Dié (Deodatus) évêque de Nevers, puis moine; 19 juin, v. 680. Il abandonna son siège après s'être donné un successeur, et se retira en Alsace pour n'avoir plus à traiter qu'avec Dieu. Chassé de son ermitage, il se réfugia dans une vallée des Vosges où sa sainteté lui amena des disciples. Ainsi se forma l'abbaye autour de laquelle s'est élevée la ville de Saint-Dié, devenue plus tard siège épiscopal *. C'est probablement pour ce motif qu'on le trouve dans quelques gravures, portant une église sur sa main. La pieuse amitié de saint Dié avec saint Hidulf dans leur retraite, mériterait bien que l'on fît un groupe de ces deux saints évoques.
Saint Gudwal (ou Gurwal, Gudwalus); 6 juin, v. 620. On le donne pour né dans le pays de Galles en Angleterre. Évêque , dit-on , et venu en France pour se faire oublier, il y eut des disciples (soit en Picardie, soit en Bretagne) dans des ermitages construits ou creusés sur les falaises à peine accessibles'. C'est pourquoi on l'a représenté en une hutte presque entourée par les flots de l'Océan.
Saint Hélénus ou Hellen, évêque d'Héliopolis (Cf. Crocodile, p. 276). On le voit aussi tenant à la main une touffe d'herbes qu'un ange lui avait montrée après un long jeûne que le saint s'était imposé'.
Prftre» n simples fulllcs.
Saint Paul ermite (Cf. Corbeau, p. 254). 11 passe pour avoir donné le premier exemple de la vie solitaire dans le christianisme. Sa carrière se prolongea jusqu'à l'àgc de cent treize ans, et son vêtement n'était formé que do
Saint Antoine abbé, p. 379.
feuilles de palmier. Quant à son habitation, ce n'était qu'une caverne où il avait choisi son refuge pour éviter la persécution sous le règne de Dèce. Il y passa plus de soixante années dans un isolement absolu; si bien que saint Antoine eut grand'peino à se faire admettre, quand il vint visiter ce grand homme sur l'inspiration de Dieu '.