APOTRES. — APPARITIONS
croix, rarement une hache, mais ordinairement rien de plus qu'un livre ;
Saint Marc : livre ou plume, lion ailé ;
Saint Luc : livre, plume, ou instruments de peinture. Cf. Évangèlitiet.
On voit qu'il n'y a pas précisément unanimité dans l'art sur ces attributs, mais qu'on en peut cependant relever bien des points de repère. Mieux que cela serait plus commode; je n'y puis rien, n'ayant qu'à instruire la cause d'après les données existantes.
■ APPARITIONS DE N.-S
1° De Jésus-Christ en âne d'homme.
Saint Pieiihe, prince des apôtres; 29 juin, v. 65. Notru- Seigneur vient au-devant de lui, portant sa croix, dans un faubourg de Rome. On rapporte que l'apôtre sortait de la ville par la voie Appienne pour se dérober à la persécution, mais qu'il rencontra le Fils de Dieu ; et comme il lui disait: « Seigneur, où allez-vous donc? » Jésus- Christ répondit : «A Rome, pour être de nouveau crucifié à ta place. » Pierre comprit que le moment était venu où il devait mourir pour son maître, et revint sur ses pas pour attendre l'arrêt de Néron. Le souvenir de ce fait est encore conservé à Rome par une église dont le nom (Domine, quo vadisf) rappelle la question de saint Pierre à Notre-Seigneur * sur le lieu même où elle lui fut adressée.
Saint Thomas (Didyme), apôtre. Il n'est si mince chrétien qui n'ait au moins quelque idée du récit évangelique * où cet apôtre, après avoir refusé d'accéder au témoignage d'autrui sur la résurrection de Notre-Seigneur, se déclare convaincu quand Jésus-Christ le somme de venir sonder les plaies que la lance et les clous avaient marquées dans ses membres sur le Calvaire. En France nous avons la prose 0 filii et filise qui le rappelle par les strophes Postquam audivit Didymus, etc. ; et pas un de nous n'aura oublié ce souvenir d'une enfance chrétienne consacré par la liturgie de la plus grande solennité annuelle. Cf. Calendriers (21 déc.), Lance, etc.
Saint Jean l'évangeusîe , 27 décembre. Avant le xiv« siècle on le représentait volontiers se faisant déposer dans son tombeau sur l'appel de Jésus-Christ qui vient l'inviter à la gloire éternelle 3. Mais cela n'a guère été reproduit dans la sultei
Saint Etienne, l'un des premiers diacres aux temps apostoliques; 26 décembre. On sait que, saisi par les Juifs et condamné tumultuairement à être lapidé, il s'écria : « Je vois le Ciel ouvert et Jésus siégeant à la droite de Dieu. » Puis, avant de mourir : « Seigneur
1. Platner, etc., Besohreibung d. Stadt Rom., t. 1IÎ, 622, 62:1. Cf. Amhrus. Sermon, conlra Auxent., de basilicis tradendis (t. II, 8«7).— rfegesipp., libr. III.