AA. SS. Februar., t. Il, p
7. Les Bollandistes croient que l'on a mêlé un saint Procope lec- TF.un avec le grand martyr Procope chef de milices, et que les Actes do ce dernier ne sont pas entièrement sûrs (Cf. AA. SS. Jul., t. III, p. .">."> 1 -556). Sous quoi je mets ma responsabilité à couvert contre toute conséquence trop hâtée.
8. AA. SS. Jul., t. III, p. 575, sq. Cf. Menolag. gnpc.U III, p. 168.
9. Cf. Thom. Aquin. In IV, dist. 10. — Brantôme, Rodomontades: serments... espagnols (éd. Foucault, t. VI, p. 105). On y verra que le
FEU
les Goths de Totila essayèrent deux fois, mais en vain, de faire périr ce saint homme dans le feu '.
Saint Antoine de Padoue (Cf. Ane, p. 32; etc.) semble avoir dû à son homonymie avec le grand solitaire d'Egypte, quelques symboles qu'il lui emprunte. L'école de Sienne, par exemple, le peint quelquefois avec des flammes sur la main*. Il est facile de voir que c'est le feu Saint-Antoine, transporté de l'Abbé (ou ermite) au Franciscain. Les hospitaliers de Saint-Antoine le Grand étant une fondation française du moyen ùge, les Italiens pouvaient se tromper sur le véritable titulaire.
Saint Vincent Fermer, dominicain (Cf. Mies, p. 26; etc). Souvent on le peint avec une flamme au sommet du front; façon d'exprimer, peut-être, le feu de sa prédication et l'inspiration prophétique dont il fut doué fréquemment. Mais je ne recommanderais pas cette pratique, qui sent trop son Virgile (Mneid. Il, 682-686) et autres sources païennes.
Saint Pierre Gonzalez (san Telmo), dominicain; H ou 15 avril, 1246. Cest celui qu'on nous a accoutumé à nommer aujourd'hui saint Elme (bien que ce nom posthume ne paraisse pas remonter pour lui à plus de trois ou quatre siècles), et qui dans la péninsule espagnole a fait oublier aux marins l'ancien patronage de saint Érasme. Une flamme sur la main, ou parfois sur le front; et il marche sur les eaux.
On pourrait dire que la flamme fait allusion à deux miracles où le feu respecta son vêtement ' ; mais je crois que les artistes ont plutôt voulu exprimer ainsi le feu Sainl-Elme, c'est-à-dire la lumière électrique qui se montre souvent au sommet des mâts ou à l'extrémité des vergues, et que les matelots tiennent pour signe de bon augure. Ce saint est invoqué contre la tempête; et fré-
nom de feu Saint-Antoine avait fini par être donné a ce que l'on appelle la fièvre chaude.
Dans une pièce de Lope de Vega (D. Juan de Castro, sub fin.) le feu Saint-Antoine semble servir de transition entre la délivrance d'une Ame du purgatoire et le blason des Castro : < Por esta hazana, Don Juan,
Y los fuegos que hé pasado, El tao (T) de san Anton Traeran desde hoy mas los Castro»
En sus armas generosu. >
Ce qui semble montrer que la vraie notion se perdait arec le temps. Mais le Missel d'Amiens (1529) ne s'y trompait pas, lorsqu'on y disait dans la collecte : « Deus qui conccdis B. Antonil meritis... morbidum ignem extingui, etc. » Puis dans la prose (l'ia voce) : t O Antoni, cum beatis Ne nos rapiat tremenda?
Nunc in regno claritatis Mors géhennes, manum tende ;
Oloriaris ; hic gravatis. Nos a morbido défende
Mole carnis, pietatis Igné, nobis et impende
Tu» pande viscera. Gloriam post funera. i
i. Dialog.; ap. AA. SS. Mart., t. III, p. 4«2, sq.